
Les plus belles plages de Rhodes : notre guide plage par plage
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Le sable a une texture fine et presque blonde sur la côte est, tandis qu'à l'ouest le meltemi sculpte des vagues creuses très prisées des véliplanchistes. Entre ces deux visages, l'île aligne un littoral d'une variété rare en mer Égée, du bleu presque irréel d'Anthony Quinn Bay aux criques confidentielles du sud. On y trouve un ancien complexe thermal Art déco devenu décor de carte postale, un isthme de sable qui change de forme au fil des saisons à Prasonisi, un plongeoir planté face aux remparts médiévaux et une eau si transparente à Lindos qu'on distingue le fond à plusieurs mètres de profondeur. Que vous cherchiez une station balnéaire avec parc aquatique ou une crique isolée accessible uniquement en voiture, ce guide passe le littoral en revue site par site, avec les repères qui manquent souvent ailleurs : nature du sol, accès, équipements, affluence réelle en été. Si votre itinéraire grec fait escale dans la capitale avant l'embarquement, le Ryo's parcours audioguidé d'Athènes prolonge naturellement le voyage. Direction d'abord la baie la plus photographiée de l'île.

Anthony Quinn Bay, la baie la plus emblématique de l'île
À une vingtaine de kilomètres au sud de Rhodes-ville, juste après Faliráki, la baie d'Anthony Quinn (Faliraki, 851 00 Rhodes, Grèce, noté 4.7/5 sur Google pour 1 718 avis) occupe une place à part dans l'imaginaire des visiteurs. Son nom n'a rien d'une invention marketing : l'acteur américain, tombé sous le charme du site pendant le tournage des Canons de Navarone au tout début des années 1960, a obtenu des autorités grecques des droits sur ces terrains. L'accord a ensuite été contesté, puis annulé, et sa famille a bataillé des années devant les tribunaux. Le nom, lui, est resté, accolé à une eau turquoise presque irréelle, encaissée entre des falaises de calcaire blanc et des pins qui plongent directement dans la mer.
Le fond est majoritairement composé de galets fins et de rochers immergés, ce qui explique la clarté de l'eau mais impose des chaussures aquatiques, surtout avec des enfants. La baie se prête particulièrement bien au snorkeling : bancs de poissons argentés, oursins nichés entre les rochers, et une profondeur qui augmente vite dès qu'on s'éloigne du bord. Quelques plateformes rocheuses aménagées permettent de sauter directement dans l'eau, une pratique populaire en fin de journée auprès des groupes de jeunes voyageurs.
Contrairement à Faliráki, à deux kilomètres de là, la crique reste relativement épargnée par le tourisme de masse malgré sa notoriété. Un bar de plage sert boissons et snacks, sans transats à perte de vue ni musique amplifiée. Le stationnement, en revanche, tient de la loterie : l'espace au-dessus de la baie est étroit et se remplit dès le milieu de matinée en haute saison. Arrivez tôt, ou visez le milieu d'après-midi, quand les groupes d'excursion repartent vers Lindos.
Un sentier grimpe depuis le parking vers un promontoire rocheux qui offre une vue plongeante sur toute la baie, particulièrement spectaculaire une heure avant le coucher du soleil, quand la lumière rasante fait virer le turquoise au vert émeraude. C'est aussi le poste d'observation préféré des photographes : attendez-vous à partager l'espace avec quelques trépieds en soirée. Sans voiture, le site reste accessible en bus depuis Rhodes-ville sur la ligne de Lindos, ou via les excursions en bateau qui y font escale depuis Faliráki en haute saison.
Si cette crique donne envie d'explorer d'autres rivages du pays, notre guide Ryo des plages de Grèce recense des sites comparables ailleurs dans les Cyclades et le Dodécanèse.
Tsambika Beach, entre sable doré et panorama sur la mer Égée
À mi-chemin entre Rhodes-ville et Lindos, Tsambika Beach déroule près d'un kilomètre de sable doré, l'un des plus longs rubans de la côte est. L'eau y reste peu profonde sur plusieurs dizaines de mètres, ce qui en fait une valeur sûre pour les familles avec de jeunes enfants, à l'opposé des criques rocheuses du sud.
Ce qui distingue vraiment Tsambika, c'est le monastère perché à flanc de colline qui la surplombe, à plus de 300 mètres au-dessus du niveau de la mer. La montée par l'escalier de pierre demande une bonne vingtaine de minutes sans une once d'ombre, mais la récompense tient dans un panorama qui embrasse toute la baie et, par temps clair, les reliefs de l'intérieur des terres. La tradition locale veut que les femmes en quête de fertilité gravissent les marches pieds nus jusqu'à la chapelle, un usage encore bien vivant en saison, et qui explique le nombre de petites Tsambika et de petits Tsambikos dans les registres de l'île.
En contrebas, transats, parasols et tavernas en bord de sable se succèdent, avec un large choix de sports nautiques : jet-ski, bouée tractée, paddle. Le parking payant est vaste, ce qui n'empêche pas le sable de se remplir dès juillet, surtout côté sud, près de l'accès principal. Pour un peu de tranquillité, marchez vers l'extrémité nord, nettement moins équipée et souvent presque vide en début de journée.


Lindos et la baie de Saint-Paul, deux plages au pied de l'Acropole
Lindos figure sans discussion parmi les plus beaux villages de l'île : maisons blanches en cascade sur la colline, ruelles pavées interdites à la circulation, et une acropole antique qui domine la baie depuis un promontoire d'environ 116 mètres. Le village concentre à lui seul une bonne part de l'identité touristique de Rhodes, avec ses boutiques d'artisanat, ses terrasses ombragées, ses cours à galets noirs et blancs typiques et ses ânes qui montent encore les visiteurs les plus fatigués jusqu'aux ruines.
À ses pieds s'étend la plage de Lindos, une large baie de sable protégée par les rochers de part et d'autre, avec une eau étonnamment calme, presque sans vague, idéale pour les familles et les nageurs peu à l'aise.
À deux pas, en contournant le promontoire vers le sud, la baie de Saint-Paul offre un décor encore plus photogénique : une lagune quasi fermée, cernée de falaises, dont l'entrée étroite laisse à peine passer les petits bateaux. La tradition veut que l'apôtre Paul y ait débarqué au premier siècle, d'où la petite chapelle blanche qui veille sur le sable et qui accueille aujourd'hui l'un des cadres de mariage les plus demandés du Dodécanèse.
Les deux sites sont accessibles à pied depuis le village en une quinzaine de minutes, par un chemin en descente qui se remonte moins joyeusement sous 35 degrés. Depuis Rhodes-ville, le bus direct met environ une heure et quart. En juillet et en août, l'affluence est réelle : cars d'excursion, bateaux qui accostent depuis Faliráki, terrasses complètes dès midi. Pour profiter du site dans de meilleures conditions, privilégiez une arrivée avant 9h ou une visite en fin d'après-midi, quand la lumière dorée sur les façades blanches vaut à elle seule le déplacement. Un détail qui compte : le village n'est pas accessible en voiture, les parkings se situent à l'entrée et se saturent très vite.
Plage d'Elli, la plus proche du centre de Rhodes-ville
Si vous logez dans la vieille ville et n'avez pas de voiture, la plage d'Elli est votre option la plus simple : elle commence là où s'arrêtent les remparts médiévaux, sur la façade nord-est de la péninsule.
C'est une plage urbaine, aménagée sur plusieurs centaines de mètres, avec des sections de sable et d'autres de galets fins selon l'endroit où vous posez votre serviette. L'ambiance y est nettement plus citadine que sur les rivages du sud : bars design, terrains de beach-volley, hôtels en front de mer et une promenade animée jusque tard le soir.
Son emblème, c'est le grand plongeoir sur pilotis installé face au rivage, hérité de l'époque italienne, qui sert depuis des décennies de terrain de jeu aux adolescents rhodiens et de repère visuel à tout le monde. À l'extrémité nord de la plage, la pointe de l'île se termine par l'Aquarium, une station hydrobiologique construite dans les années 1930 dans le même style Art déco que les grands édifices publics de la période. Pratique, urbaine et sans dépaysement particulier, Elli reste avant tout la plage du quotidien pour qui séjourne en ville, avec l'avantage rare de pouvoir enchaîner baignade et visite des remparts dans la même demi-journée.
Prasonisi, le spot mythique des amateurs de glisse
À la pointe sud de l'île, Prasonisi (851 09 Rhodes, Grèce, noté 4.6/5 sur Google pour 441 avis) n'est pas une plage comme les autres : c'est le point de rencontre entre la mer Égée et la Méditerranée, matérialisé par un isthme de sable étroit qui relie l'île principale à un îlot rocheux coiffé d'un phare.
Cette configuration crée deux ambiances radicalement différentes de part et d'autre du même banc de sable. Côté ouest, le vent et les vagues dominent presque toute la belle saison : c'est un terrain de jeu pour le windsurf et le kitesurf reconnu dans toute l'Europe. Côté est, à quelques dizaines de mètres à peine, l'eau reste souvent plate et abritée, presque une piscine naturelle où les débutants font leurs premières bordées. Plusieurs écoles installées sur place louent le matériel et proposent des cours, du niveau débutant au perfectionnement, avec un vent particulièrement fiable entre juin et septembre.
En hiver, la mer grignote l'isthme au point de le submerger complètement lors des grosses houles : l'îlot redevient alors une île, et la langue de sable réapparaît au printemps. Le site reste sauvage, avec presque aucune ombre, deux ou trois tavernas simples et une route d'accès qui traverse un paysage de dunes et de tamaris quasi désertique. Comptez un peu plus d'une heure de route depuis Lindos et près de deux heures depuis Rhodes-ville, pour environ 90 kilomètres : la distance filtre naturellement les foules, et c'est précisément ce qui préserve l'endroit.


Kallithea Springs, la plage la plus photogénique dans un décor historique
Kallithea Springs (Kallithea, 851 00 Rhodes, Grèce, noté 4.5/5 sur Google pour 17 594 avis) ne ressemble à aucun autre site balnéaire de l'île. On y trouve un ancien complexe thermal inauguré en 1929 par l'administration italienne du Dodécanèse, œuvre de l'architecte Pietro Lombardi, avec sa rotonde à coupole, ses colonnades et ses mosaïques de galets, restauré puis rouvert au public dans les années 2000.
La baignade se pratique dans plusieurs petites criques rocheuses qui s'enchaînent au pied des bâtiments, avec une eau très claire, calme et peu profonde près du bord, ce qui convient bien aux familles malgré l'absence de sable. Certaines de ces anses forment de véritables piscines naturelles, protégées de la houle par des barres rocheuses, parfaites pour les enfants qui débutent la nage. Des échelles métalliques facilitent l'entrée dans l'eau depuis les plateformes bétonnées.
Le cadre attire logiquement les photographes et les jeunes mariés en séance photo, surtout au lever du jour quand la lumière traverse les arches de la rotonde. L'accès au site est payant, pour quelques euros, ce qui régule la fréquentation par rapport aux plages libres voisines et finance l'entretien du monument. Une cafétéria installée dans les anciens bâtiments sert boissons et snacks face à la mer, et un sentier côtier permet de rejoindre à pied la station de Faliráki en une petite heure de marche.
Plage d'Afandou, entre golf et eaux limpides
Moins connue que ses voisines, la plage d'Afandou s'étire sur plusieurs kilomètres de galets fins et de sable compact, sur la côte est entre Faliráki et Tsambika.
Son principal atout, c'est justement sa longueur : même en pleine saison, quelques centaines de mètres de marche suffisent pour trouver un espace tranquille, loin des zones les plus densément équipées. L'eau descend en pente douce, sans les blocs rocheux qui compliquent parfois l'entrée dans l'eau ailleurs sur l'île.
La plage doit une partie de sa fréquentation au golf tout proche, l'un des rares parcours 18 trous du pays, qui attire une clientèle plutôt tranquille en dehors de juillet et août. Vous trouverez quelques tavernas familiales en léger retrait, mais peu d'animations organisées. Une adresse à retenir si vous cherchez de l'espace sans la densité touristique de Faliráki ou d'Anthony Quinn Bay.


Plage de Glystra, un écrin sauvage sur la côte sud-est
Sur la route qui descend vers le sud, à une quinzaine de minutes de Lindos, une petite crique en forme de fer à cheval mérite le détour : la plage de Glystra.
Encaissée entre deux promontoires rocheux bas, elle offre un sable fin et clair, une eau turquoise peu profonde sur une bonne distance et un cadre nettement plus sauvage que le nord de l'île. Peu de visiteurs s'y arrêtent, en grande partie parce qu'elle échappe aux excursions organisées autour de Lindos. On y trouve un bar, quelques transats à louer et un parking en terre battue juste au-dessus. Halte idéale à mi-parcours si vous poussez jusqu'à Prasonisi en voiture.
Agathi, Vlycha et Fournoi, les plages sauvages loin des circuits d'excursion
Moins médiatisées que Lindos ou Tsambika, trois plages méritent pourtant leur place dans tout inventaire sérieux du littoral rhodien : Agia Agathi, Vlycha et Fournoi.
La plage d'Agia Agathi, en contrebas du village de Haraki sur la côte est, déroule quelques centaines de mètres de sable fin et doré en arc de cercle, avec une eau peu profonde sur une longue distance. C'est l'une des meilleures options de cette partie de l'île pour se baigner avec de jeunes enfants, d'autant que la baie est protégée du vent par les falaises qui l'encadrent. Une petite grotte creusée dans la roche, à l'extrémité nord, intrigue toujours les curieux.
La plage de Vlycha se niche à quelques kilomètres de Lindos seulement, dans une baie étroite encadrée de collines couvertes de pins. Son eau profonde et abritée du vent en fait un mouillage apprécié des voiliers de passage, tandis que le rivage, plus étroit et pierreux, reste bien plus calme que celui de sa célèbre voisine, malgré la présence de quelques grands hôtels sur les hauteurs.
Fournoi, elle, joue dans une autre catégorie : il faut traverser l'île jusqu'à la côte ouest, en contrebas de Monolithos et de son château perché, puis emprunter une piste non goudronnée pour atteindre cette anse sans aucune infrastructure permanente. Juste du sable, des rochers, des pins et une eau translucide, à plus d'une heure de route de Rhodes-ville. Peu de visiteurs poussent jusque-là, ce qui en fait un choix évident pour qui cherche à échapper au littoral aménagé.
Ce trio, à l'écart des grands axes d'excursion, illustre bien ce que l'île a de plus authentique en dehors des cartes postales habituelles. Pour les rejoindre, mieux vaut disposer d'un véhicule : les liaisons en bus sont rares, voire inexistantes pour Fournoi. Notre sélection Ryo des plages grecques propose d'autres criques du même acabit si ce genre d'endroit préservé vous attire particulièrement.


Faliráki et Ialyssos, les plages animées pour familles et sportifs
À l'opposé de Fournoi ou de Glystra, Faliráki est la station balnéaire la plus développée de Rhodes, à un quart d'heure au sud de Rhodes-ville. Le sable fin s'étend sur plusieurs kilomètres, bordé d'une longue promenade, de dizaines d'hôtels et de l'un des plus grands parcs aquatiques du pays.
Surveillance par des maîtres-nageurs en saison, pente douce sans danger particulier, location de tout le matériel nautique imaginable : Faliráki coche les cases d'une plage familiale bien équipée, la référence sur l'île pour du sable facile d'accès. C'est aussi, le soir venu, l'un des principaux pôles de vie nocturne du Dodécanèse, avec bars et clubs concentrés sur quelques rues derrière le front de mer, une ambiance qui contraste fortement avec le calme des criques du sud. Bon à savoir si vous voyagez en famille : le secteur des clubs se situe à l'écart de la partie la plus familiale du rivage, au nord.
À l'ouest de Rhodes-ville, la plage d'Ialyssos propose un tout autre profil. Le vent y souffle avec une régularité qui en a fait un spot de planche à voile réputé dans toute la région égéenne, au point d'accueillir des compétitions internationales, avec plusieurs écoles installées le long du rivage.
Le rivage, plutôt étroit et composé de galets mêlés de sable, se prête moins bien à la baignade tranquille qu'à la pratique sportive, sauf tôt le matin quand le meltemi n'a pas encore forci. Entre ces deux extrêmes, familles en quête de confort et sportifs en quête de vent trouvent chacun leur bord de mer, à quelques kilomètres d'écart seulement.
Carte des plages de Rhodes : côte est ou côte ouest ?
Pour s'y retrouver sur une carte, il faut d'abord comprendre le contraste fondamental entre les deux façades de l'île. La côte est, qui court de Rhodes-ville à la pointe sud en passant par Faliráki, Afandou, Tsambika et Lindos, est protégée du vent dominant par le relief montagneux central. Résultat : une mer généralement calme, une eau qui se réchauffe plus tôt en saison, et un littoral qui convient bien aux familles comme aux nageurs occasionnels. C'est là que se concentrent la quasi-totalité des sites les plus photographiés.
La côte ouest, de Rhodes-ville vers Ialyssos, Kamiros, Kritinia et Monolithos, encaisse de plein fouet le meltemi, ce vent du nord qui souffle avec régularité l'été. La mer y est plus agitée, le rivage souvent composé de galets plutôt que de sable, mais c'est exactement ce qui en fait le territoire des véliplanchistes et des kitesurfeurs. C'est aussi de ce côté que se trouvent les sites archéologiques d'Ialyssos et de Kamiros, faciles à combiner avec une baignade en fin de journée.
En pratique, la majorité des visiteurs concentrent leur séjour sur la côte est et le sud. Repérer sur une carte routière les distances entre Rhodes-ville, Lindos et Prasonisi aide à construire un itinéraire cohérent plutôt que de multiplier les allers-retours : l'île mesure tout de même près de 80 kilomètres de long pour 38 de large, et les routes secondaires du sud sont plus lentes qu'elles n'en ont l'air.
Quand partir, sable ou galet et conseils pratiques pour profiter des plages de Rhodes
La meilleure période court de mai à octobre. L'eau atteint des températures franchement agréables dès la mi-juin, tourne autour de 26 degrés au cœur de l'été et reste baignable jusqu'en octobre certaines années. Juillet et août offrent le climat le plus fiable mais aussi la plus forte affluence, notamment à Lindos et Faliráki. Mai, juin et septembre restent le meilleur compromis, avec un littoral bien plus respirable et des tarifs d'hébergement nettement plus doux.
Côté texture, retenez la règle générale : sable fin plutôt à l'est et au sud, à Tsambika, Faliráki, Agia Agathi ou Afandou, galets et rochers plutôt à l'ouest et dans les baies encaissées comme Anthony Quinn Bay ou Kallithea. Aucune des deux formules n'est meilleure dans l'absolu, mais avec de jeunes enfants, privilégiez les étendues de sable à pente douce, et glissez une paire de chaussures aquatiques dans le sac pour les criques. De nombreux sites de l'île décrochent chaque année le Pavillon Bleu, gage d'une qualité d'eau contrôlée et d'équipements aux normes.
Pour rejoindre les endroits les plus isolés comme Fournoi, Glystra ou Prasonisi, la location de voiture reste la solution la plus efficace : les bus publics desservent bien l'axe Rhodes-ville vers Lindos, ainsi que les stations du nord, mais deviennent rares au-delà. Comptez une trentaine d'euros par jour pour un véhicule compact hors saison, sensiblement plus en juillet et août, où il vaut mieux réserver à l'avance. Sur les plages organisées, prévoyez aussi une dizaine à une vingtaine d'euros pour un duo de transats avec parasol, selon le standing du bar de plage.
Enfin, gardez l'œil ouvert pour les piscines naturelles disséminées le long du littoral, à Kallithea notamment, mais aussi dans certaines anses rocheuses proches d'Anthony Quinn Bay : ces bassins protégés par la roche offrent une eau plus chaude et plus calme que la mer ouverte, un vrai plus pour la baignade des plus petits. Et si la météo se gâte, l'intérieur des terres réserve de belles alternatives, de la vallée des Papillons au village médiéval de Rhodes, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

FAQ
Quelle est la plus belle plage de Rhodes ?
Anthony Quinn Bay remporte le plus souvent les suffrages pour son eau turquoise et son décor de falaises et de pins. Lindos, la baie de Saint-Paul, Tsambika et Kallithea Springs suivent de près, chacune dans un registre différent : village blanc, lagune fermée, grande étendue de sable ou décor Art déco.
Où se trouvent les plus beaux spots de baignade de l'île ?
Ils se concentrent sur la façade est et le sud, entre Rhodes-ville et la pointe de Prasonisi. Anthony Quinn Bay, Tsambika, Lindos, Kallithea Springs et Prasonisi en forment le noyau incontournable, tous accessibles depuis l'axe routier principal.
Quelle côte de Rhodes est la meilleure pour la baignade ?
La côte est, abritée du vent par le relief, convient mieux à la nage tranquille et aux familles. La côte ouest, plus venteuse, séduit surtout les amateurs de planche à voile et de kitesurf, notamment autour d'Ialyssos et de Prasonisi.
Les plages de l'île sont-elles de sable ou de galets ?
Les deux coexistent selon les zones : sable fin à l'est et au sud, à Tsambika, Faliráki ou Agia Agathi, galets et rochers plus fréquents à l'ouest et dans les baies encaissées comme Anthony Quinn Bay ou Glystra. Beaucoup de sites mêlent d'ailleurs les deux sur une même étendue.
Quelle plage choisir avec des enfants ?
Tsambika, Agia Agathi et le rivage de Lindos offrent tous trois une pente douce et une eau peu profonde sur une longue distance, ce qui en fait des choix sûrs. Les criques de Kallithea, calmes et bien abritées, conviennent aussi aux enfants qui débutent la nage.
Quand partir à Rhodes pour profiter des plages ?
Entre mai et octobre, avec un pic de fréquentation en juillet et août. Juin et septembre offrent le meilleur compromis entre météo fiable, eau chaude et affluence raisonnable.
De la baie mythique d'Anthony Quinn aux anses confidentielles de Fournoi, Rhodes réserve suffisamment de littoral pour occuper plusieurs séjours sans jamais revoir deux fois le même rivage. La clé reste de croiser vos envies avec la géographie : sable et calme à l'est, vent et sensations à l'ouest, décor historique du côté de Kallithea. Et quand vous quitterez le sable pour les vieilles pierres, le parcours audioguidé Ryo d'Athènes vous attend pour la suite du voyage, tandis que notre guide Ryo des plages de Grèce offre un point de départ pour comparer d'autres rivages du pays.
