Top 10 des spécialités culinaires de Budapest à goûter en 2026
Emilie

Créé par Emilie, le 15 août 2026

Votre guide Ryo

Top 10 des spécialités culinaires de Budapest à goûter en 2026

© Shutterstock

Budapest ne ressemble à aucune autre capitale européenne, et sa cuisine non plus. Les spécialités Budapest se goûtent autant qu'elles se racontent : ici, le paprika n'est pas un condiment, c'est une philosophie. Un bol de goulash servi dans un bistrot de Pest au soleil couchant, l'odeur caramélisée d'un kürtőskalács chaud dans la rue Váci, la graisse dorée du lángos qui dégoutte sur les doigts au marché central : ces images s'impriment durablement. Pour préparer votre voyage ou simplement voyager par les papilles, le parcours audioguidé Ryo de Budapest couvre 8,5 km et 23 points d'arrêt dans une ville où chaque quartier a ses adresses à lui.

Ce guide des spécialités de Budapest vous emmène des soupes-repas mijotées depuis le Moyen Âge jusqu'aux gâteaux d'apparat nés dans les grandes pâtisseries du XIXe siècle. Vous découvrirez pourquoi la palacsinta est à la fois entrée et dessert, comment reconnaître un halászlé authentique du Danube, et quels alcools hongrois méritent de trouver une place dans vos bagages. Comptez 2 à 5 € pour la street food, jusqu'à 15-20 € pour un plat principal dans un étterem de quartier : Budapest reste l'une des tables les plus accessibles d'Europe centrale.

Le goulash : bien plus qu'une soupe, un symbole national

Le mot « goulash » vient du hongrois gulyás, qui désignait à l'origine le berger (gulya = troupeau de bovins). Cette soupe-ragout a été pendant des siècles la nourriture des bouviers de la Grande Plaine hongroise, mijotée en plein air dans de grandes marmites en fonte appelées bogrács. Elle n'a rejoint les tables bourgeoises de Budapest qu'au XVIIIe siècle, portée par une montée de nationalisme culinaire qui voulait contrer l'influence viennoise.

La recette fondamentale est plus simple qu'on ne l'imagine : bœuf coupé en cubes, oignons revenus à la graisse de porc, paprika doux en quantité généreuse, carvi, tomates et pommes de terre. La cuisson longue, deux heures minimum, transforme cette base en quelque chose d'infiniment complexe. La qualité du paprika fait toute la différence : à Budapest, les chefs sérieux utilisent encore du paprika de Kalocsa ou de Szeged, deux villes dont la production est protégée.

Ce que vous trouverez dans les restaurants touristiques s'appelle souvent gulyás leves (soupe de goulash), plus liquide, servi en entrée. La version pörkölt est plus épaisse, presque un ragoût, accompagnée de nokedli (petites pâtes à la cuillère). Demandez la version bográcsgulyás si vous voulez la déclinaison la plus authentique, généralement préparée en extérieur.

Où manger un bon goulash à Budapest ? Le Borkonyha Wine Kitchen dans le Ve arrondissement en propose une version gastronomique à base de joue de veau confite. Pour rester dans le registre populaire, le marché central (Vásárcsarnok) au premier étage abrite plusieurs stands qui servent des bols généreux pour moins de 6 €.

lángos Budapest
© Shutterstock

Le lángos : la street food qui règne sur les marchés

Le lángos est ce que vous mangerez presque obligatoirement dès votre première matinée à Budapest, et vous comprendrez très vite pourquoi les Hongrois en sont fous. Il s'agit d'une galette de pâte à base de pomme de terre, frite dans de l'huile bouillante jusqu'à obtenir une surface dorée et bullée, souple à l'intérieur. On la mange chaude, immédiatement après la friture, garnie selon les goûts.

La garniture classique, celle qui rend toute autre version optionnelle, est d'une redoutable efficacité : crème fraîche (tejföl) et fromage râpé (sajt). Certains vendeurs ajoutent de l'ail haché ou des champignons. Les versions sucrées, Nutella, confiture, existent mais restent minoritaires dans les marchés traditionnels.

Le lángos se mange debout, dans la rue ou au comptoir d'un stand de marché. Les prix sont transparents : comptez 1,50 à 3 € selon la taille et les garnitures. Le marché central de Budapest en est l'épicentre, mais vous en trouverez aussi aux abords du lac Balaton (une institution estivale) et dans les marchés de plein air des arrondissements.

Il faut savoir que le lángos est, étymologiquement, lié au mot láng (flamme), dans les cuisines paysannes, on le faisait cuire sur les braises restantes après avoir chauffé le four à pain. La version actuelle, frite à l'huile, date de l'ère industrielle. Quelques boulangers artisanaux de Budapest proposent encore la version « de four », plus sèche mais plus proche de l'original.

Le kürtőskalács : le gâteau de cheminée qui parfume les rues

Aucune spécialité de Budapest ne s'annonce aussi loin à la ronde que le kürtőskalács (prononcer « kür-teüsh-ka-lâtch »). Cette brioche spiralée, enroulée autour d'une broche cylindrique en bois et cuite au-dessus de braises ou de résistances chauffantes, caramélise en surface et répand une odeur de beurre et de sucre qui attire les passants à vingt mètres.

L'origine du kürtőskalács est disputée entre la Hongrie et la Transylvanie (aujourd'hui Roumanie), mais Budapest en a fait sa vitrine touristique depuis les années 2000. La recette de base est une pâte levée enrichie en beurre, enroulée en spirale, saupoudrée de sucre, lequel caramélise en croûte dorée pendant la cuisson. Les variantes modernes incluent la cannelle, les amandes concassées, le cacao, voire des garnitures salées (fromage, bacon) pour les versions créatives.

La version la plus pure se reconnaît à sa pâte filante et légèrement élastique, à sa croûte fine qui craque sous la dent et à l'intérieur moelleux qui reste chaud plusieurs minutes. Pour trouver un kürtőskalács de qualité, privilégiez les stands qui cuisent à la commande plutôt que ceux qui exposent des exemplaires refroidis sous verre.

Prix indicatif : 2 à 4 € selon la taille et les garnitures. Comptez le double pour les versions premium (pistache, chocolat belge) dans les boutiques du centre.

La palacsinta : la crêpe hongroise, de l'entrée au dessert

La palacsinta ressemble à une crêpe française fine, mais elle occupe une place dans la cuisine hongroise que la crêpe bretonne n'a jamais vraiment revendiquée : celle d'un plat complet, aussi bien sucré que salé, aussi bien servi en début de repas qu'en guise de dessert spectaculaire.

Dans sa version dessert la plus célèbre, la Gundel palacsinta, elle est fourrée aux noix et aux raisins secs, flambée au rhum et nappée d'une sauce au chocolat chaud. Cette recette porte le nom du restaurant Gundel, fondé en 1894 sur les bords du parc de la Ville (Városliget), qui est depuis lors l'un des établissements gastronomiques les plus emblématiques de Budapest.

En version salée, la palacsinta se décline en rouleau fourré de fromage blanc (túrós palacsinta), de viande hachée ou de champignons à la crème. C'est un plat de bistrot que l'on retrouve sur pratiquement toutes les cartes des étkezde (petits restaurants populaires hongrois). La version túrós, caillé sucré à la vanille, parsemé de raisins secs, est la préférée des enfants hongrois et reste très présente dans les buffets.

Budapest
© Shutterstock
Hortobágyi palacsinta
© Shutterstock

La Hortobágyi palacsinta : la crêpe salée qui trompe son monde

La Hortobágyi palacsinta n'est pas sucrée, et c'est exactement là que réside la surprise pour qui l'aborde sans préparation. Elle porte le nom de la Puszta (la grande steppe hongroise), région d'élevage pastoral dont elle incarne l'héritage culinaire.

Il s'agit d'une crêpe épaisse fourrée de ragoût de veau ou de porc (parfois d'agneau), fortement paprikaté, repliée en aumônière et nappée généreusement de crème fraîche. Elle est servie chaude, parfois gratinée. Le contraste entre la crème blanche, le rouge du paprika et le brun doré de la crêpe en fait un plat visuellement saisissant.

On la trouve dans presque tous les restaurants traditionnels hongrois (vendéglő). Dans les menus touristiques, elle figure souvent en entrée, mais les portions hongroises sont rarement légères : une palacsinta Hortobágyi accompagnée d'une soupe peut constituer un repas complet. Prix habituel en restaurant de quartier : 6 à 10 €.

Le paprikás csirke : le poulet au paprika, recette de référence

Si le goulash est la soupe nationale, le paprikás csirke (poulet au paprika) est le plat familial par excellence. On le trouve dans chaque foyer hongrois, dans chaque étkezde de quartier, dans les cantines scolaires. Et pourtant, sa simplicité apparente cache une précision technique que les cuisiniers hongrois transmettent de génération en génération.

La recette canonique part d'oignons revenus dans de la graisse de porc ou du saindoux (le beurre est une option, jamais la référence), sur lesquels on verse hors du feu deux cuillères à soupe généreuses de paprika doux de Kalocsa. L'étape hors du feu est cruciale : le paprika brûle à haute température et perd ses arômes. On ajoute ensuite les morceaux de poulet, un peu de bouillon, parfois une pointe de piment (erős paprika) pour les amateurs.

La finition est la signature de la recette hongroise : la sauce est liée avec de la tejföl (crème fraîche épaisse hongroise, plus acide que la française), ce qui lui donne une couleur orangée veloutée et une texture crémeuse. Le plat est systématiquement accompagné de nokedli, ces petites pâtes à la cuillère qui absorbent la sauce.

Il faut noter que la qualité du paprika fait littéralement toute la différence entre un paprikás csirke mémorable et un plat quelconque. La Hongrie produit environ 50 000 tonnes de paprika par an, dont les deux appellations phares, Kalocsa et Szeged, bénéficient d'une reconnaissance européenne. Si vous êtes en cuisine, acheter du paprika hongrois en épicerie (1,50 à 3 € les 100 g) est l'un des meilleurs souvenirs à ramener.

Pour manger un paprikás csirke dans les meilleures conditions, visez les kifőzde (cantines populaires ouvertes le midi) plutôt que les restaurants touristiques du Ve arrondissement. Le prix tourne autour de 4 à 7 € pour un plat complet avec nokedli.

Le halászlé : la soupe de pêcheurs du Danube

Le halászlé (soupe de poisson de pêcheur) est l'une des spécialités les plus disputées de la cuisine hongroise. Deux villes s'affrontent depuis des décennies pour revendiquer l'origine de la recette : Baja, sur le Danube, et Szeged, sur la Tisza. Les deux versions diffèrent légèrement dans la cuisson et le nombre d'espèces de poissons utilisées, mais elles partagent un fond commun : un bouillon intense, rouge sang, saturé de paprika fort.

La base de tout halászlé authentique est une soupe préparée avec les têtes, arêtes et queues de poissons de rivière (carpe, sandre, silure), passée au moulin à légumes pour obtenir une texture épaisse. On y ajoute ensuite des morceaux de poisson entier, traditionnellement de la carpe (ponty), et une dose généreuse de paprika fort. Le résultat est une soupe d'une intensité et d'une chaleur considérables : n'est pas pour les palais sensibles.

À Budapest, le halászlé figure sur les cartes des restaurants de poisson du quartier de Buda, notamment ceux qui longent le Danube. Il est souvent accompagné de pain blanc et de poivrons marinés. Comptez 8 à 14 € en restaurant.

halászlé soupe hongroise
© Shutterstock

Le töltött káposzta : feuilles de chou farcies, comfort food hivernal

Le töltött káposzta (feuilles de chou farcies) est le plat des grands rassemblements familiaux, celui que les grand-mères hongroises préparent en quantités industrielles pour Noël et le Nouvel An. C'est aussi l'un des plats les plus représentatifs de la cuisine paysanne d'Europe centrale, que l'on retrouve sous des variations proches dans toute la région.

La version hongroise se distingue par sa sauce : les rouleaux de chou, farcis d'un mélange de porc haché, riz et paprika, cuisent longuement dans une sauce à la choucroute (chou fermenté) et au paprika, puis sont nappés de tejföl au moment du service. L'acidité de la choucroute contre-balance la richesse de la farce et crée un équilibre complexe.

Il n'est pas rare qu'un töltött káposzta mijote 4 à 5 heures à feu très doux. Les cuisiniers hongrois considèrent qu'il est encore meilleur réchauffé le lendemain. Dans les restaurants, il est présenté en portion généreuse, souvent deux ou trois rouleaux par assiette, avec pain et crème fraîche.

dobos torte
© Shutterstock

Le dobos torte : le gâteau-roi de la pâtisserie budapestoise

Le dobos torte (gâteau Dobos) est l'une des grandes inventions culinaires de la fin du XIXe siècle. József C. Dobos, confiseur budapestois, le présente pour la première fois à l'Exposition nationale de Budapest en 1885, devant le roi François-Joseph Ier et l'impératrice Élisabeth, qui en serait restée enthousiasmée. Le gâteau conquiert immédiatement les cours européennes et fait de son créateur une célébrité.

La recette originale, toujours en vigueur dans les pâtisseries sérieuses, est d'une précision rigoureuse : cinq à sept couches de génoise fine alternées de crème au beurre au chocolat, le tout couronné d'une couche de caramel durci qui se découpe en triangles caractéristiques. Ce caramel est la signature visuelle du gâteau : sa surface dorée et cassante contraste avec les couches moelleuses en dessous.

La particularité technique qui a rendu le dobos torte révolutionnaire à son époque : Dobos utilisait un beurre de qualité et une crème qui se conservait plusieurs jours sans réfrigération, ce qui permettait d'expédier ses gâteaux par chemin de fer à travers toute l'Autriche-Hongrie. La recette exacte fut protégée jusqu'en 1906, puis rendue publique.

Où trouver un dobos torte irréprochable à Budapest ? La Gerbeaud, fondée en 1858 sur la place Vörösmarty, en propose une version classique dans un cadre fin de siècle qui justifie à lui seul le détour. La Ruszwurm dans le quartier du Château, pâtisserie ouverte depuis 1827, est encore plus confidentielle et, selon beaucoup, encore plus authentique.

Comptez 3,50 à 6 € la part selon l'établissement. À la Gerbeaud, la vue sur la place Vörösmarty est comprise.

Le somlói galuska : le dessert qui fait le tour d'Europe centrale

Le somlói galuska (gâteau de Somló) est moins célèbre que le dobos torte à l'international, mais il est omniprésent dans les restaurants et pâtisseries hongrois, et c'est peut-être le dessert qui surprend le plus agréablement les visiteurs étrangers.

Il s'agit d'une création relativement récente, imaginée par Károly Gollerits, maître d'hôtel du restaurant Gundel, et mise au point par le chef pâtissier József Béla Szőcs, dont la version remporta un prix à l'Exposition universelle de Bruxelles en 1958. La structure du dessert associe trois types de génoise (nature, noix, chocolat), imbibées de rhum et de sirop à l'orange, avec des raisins secs et une crème pâtissière à la vanille, le tout nappé de chocolat fondu et de chantilly.

Le résultat est généreux, parfumé et légèrement alcoolisé, un dessert de fête que l'on termine toujours en se demandant comment on a pu finir le plat principal avant. Le somlói galuska se sert dans presque tous les étterems et vendéglős de Budapest, généralement à prix très accessible (2,50 à 4,50 €).

Les spécialités à ramener : souvenirs gourmands et alcools hongrois

Budapest est une ville généreuse avec les gourmands qui veulent prolonger l'expérience au-delà du voyage. Bon nombre de ces spécialités hongroises se glissent facilement dans une valise. Les épiceries fines, les marchés couverts et les boutiques spécialisées proposent un large éventail de produits qui s'exportent bien et font des souvenirs savoureux.

Le paprika, incontournable n°1

C'est le souvenir gastronomique de Budapest par excellence. Le paprika hongrois se décline en plusieurs grades : édesnemes (doux, le plus courant), csípős (fort) et különleges (extra-fin, rouge vif). Les marques Kotányi et Pick existent aussi dans les supermarchés européens, mais les versions vendues à Budapest en épicerie fine, notamment au marché central, sont souvent de qualité supérieure et deux fois moins chères. Budget : 1,50 à 5 € les 100 g selon la qualité.

marché couvert Budapest
© Shutterstock

Le foie gras hongrois (libamáj)

La Hongrie est le deuxième producteur mondial de foie gras après la France, et le produit vendu à Budapest (foie d'oie plutôt que de canard, majoritairement) est d'excellente qualité à des prix très inférieurs aux prix français. On en trouve en conserve ou en bocal au marché central et dans les épiceries fines du Ve arrondissement. Comptez 8 à 18 € pour un bocal de 180-200 g, une fraction du prix parisien.

Le Pálinka, l'eau-de-vie nationale

L'Unicum est souvent le premier alcool auquel on pense à Budapest (liqueur à base de plus de 40 herbes, bouteille sphérique reconnaissable), mais c'est le pálinka qui représente le vrai alcool hongrois de tradition. Ce sont des eaux-de-vie de fruits, prune (szilva), abricot (barack), poire, cerise, distillées artisanalement dans des alambics familiaux. La production légale à domicile est autorisée en Hongrie depuis 2010 (jusqu'à 50 litres par an), ce qui a relancé les distilleries artisanales.

Les meilleures pálinka sont celles des petits producteurs des régions de Szabolcs (prune) et de Kecskemét (abricot). À Budapest, la boutique Pálinka Háza (Rákóczi út 17, 1088 Budapest, noté 4.6/5 sur Google pour 170 avis) dans le Ve arrondissement propose plus de 200 références avec dégustation. Comptez 15 à 35 € pour une bonne bouteille artisanale de 50 cl. L'Unicum, lui, se trouve en grande surface : 8 à 12 € la bouteille standard.

Le Tokaj, le vin des rois

Le Tokaj (Tokaji en hongrois) est l'un des grands vins doux naturels du monde, produit depuis le XVIe siècle dans les collines du nord-est de la Hongrie. Le roi Louis XIV de France l'avait qualifié de « vin des rois, roi des vins ». L'appellation Tokaji Aszú est protégée et se décline selon le nombre de puttonyos (mesure de la concentration en raisins botrytisés) : de 3 à 6 puttonyos, plus c'est concentré et sucré. On trouve d'excellentes bouteilles à Budapest pour 12 à 50 €, selon le domaine et le millésime.

La charcuterie et les pâtes hongroises

Le salami Pick (produit à Szeged depuis 1869) est une charcuterie sèche au paprika et aux épices, légèrement fumée, qui voyage bien sous vide. La marque Herz propose une version budapestoise tout aussi réputée. En matière de pâtes, les tarhonya (petites pâtes rondes grillées, à cuisiner comme du riz) sont quasi introuvables en France et constituent un souvenir pratique et léger.

Le marché central (Vásárcsarnok) reste le meilleur endroit pour acheter ces produits : les stands du rez-de-chaussée et du premier étage combinent qualité, prix raisonnables et présentation touristique. Prévoyez 30 à 50 € pour un panier-souvenir complet (paprika, salami, pálinka miniature, Tokaj).

restaurant Budapest
© Shutterstock

Où manger à Budapest : prix, quartiers et types d'adresses

Budapest est l'une des capitales européennes où le rapport qualité-prix de la restauration reste parmi les meilleurs. Comprendre la hiérarchie des établissements locaux vous permettra de manger excellemment sans vous ruiner.

Le vocabulaire des restaurants hongrois

  • Étterem : restaurant classique, du quartier au gastronomique
  • Vendéglő : auberge traditionnelle, cuisine familiale, ambiance plus rustique
  • Kifőzde / Étkezde : cantine populaire, cuisine du jour, service rapide, prix très bas (plat à 3-6 €)
  • Csárda : auberge de style villageois, souvent folklorique, spécialités paysannes
  • Cukrászda : pâtisserie-salon de thé

Budget et fourchettes de prix

Pour un déjeuner dans une kifőzde ou un étkezde (soupe + plat du jour) : 5 à 9 €. Pour un dîner dans un vendéglő de quartier (entrée + plat + dessert + boisson) : 15 à 25 € par personne. Dans un étterem gastronomique du Ve ou VIIe arrondissement, comptez 35 à 70 € par personne hors vins. Les vins hongrois locaux (Eger, Villány, Tokaj) en carafe sont souvent moins chers que l'eau minérale importée, demandez házi bor (vin maison).

Les quartiers où manger

Le VIIe arrondissement (le « Quartier juif ») concentre les adresses les plus vivantes, des ruin bars qui servent de la nourriture jusqu'à 2h du matin aux restaurants hongrois-modernes qui revisitent les classiques. La rue Kazinczy et ses environs regroupent plusieurs cukrászdas artisanales et des vendéglős qui font le plein chaque soir.

Le Ve arrondissement (Belváros) est touristique mais incontournable pour les grandes adresses historiques : Gerbeaud, Central Kávéház, et quelques étterems qui maintiennent des standards élevés malgré l'affluence. Évitez les cartes en photos plastifiées exposées en vitrine, elles indiquent généralement une cuisine médiocre à prix gonflé.

Pour l'expérience la plus locale, les IIe et IIIe arrondissements sur la rive de Buda abritent des vendéglős et kifőzdék fréquentés quasi exclusivement par des Budapestois. Le quartier de Víziváros (la Ville des Eaux) entre le Château et le Danube est particulièrement bien pourvu.

Si vous souhaitez associer découverte gastronomique et visite de la ville, le guide audio Ryo de Budapest vous accompagne à travers les quartiers historiques avec 23 arrêts commentés, une façon de relier le patrimoine architectural et l'histoire culinaire de la ville en 3h45 de parcours.

Quelques adresses de référence par catégorie

Le Borkonyha Wine Kitchen (Sas u. 3, 1051 Budapest, noté 4.6/5 sur Google pour 2 546 avis) (Ve arr.) est un étoilé Michelin qui pratique des prix raisonnables au déjeuner. Le Kéhli Vendéglő à Óbuda est l'archétype du restaurant familial hongrois sans concession. La Frici Papa Kifőzdéje dans le VIIe est l'adresse populaire par excellence : soupe + plat pour moins de 7 €, clientèle 100 % locale le midi. Pour une pause sucrée historique, la Ruszwurm dans le quartier du Château est la plus vieille pâtisserie de Budapest encore en activité.

FAQ

Quelle est la spécialité la plus emblématique de Budapest ?

Le goulash (gulyás) reste la spécialité la plus symbolique de la cuisine hongroise, reconnaissable dans le monde entier. Mais à Budapest, les habitants considèrent souvent que la palacsinta et le paprikás csirke sont les plats qui représentent le mieux la cuisine quotidienne de la ville. Pour une expérience de street food, c'est le lángos qui s'impose comme le souvenir le plus immédiat.

Combien coûte un repas à Budapest en 2026 ?

Budapest reste très accessible. Un repas complet (soupe + plat) dans une cantine populaire (kifőzde) coûte 5 à 9 €. Dans un restaurant de quartier (vendéglő), comptez 15 à 25 € par personne pour une entrée, un plat et un dessert. Les adresses gastronomiques se situent entre 35 et 70 € par personne. La street food (lángos, kürtőskalács) tourne autour de 2 à 4 €.

Quelles spécialités hongroises peut-on ramener dans ses bagages ?

Les produits qui voyagent le mieux : le paprika hongrois en boîte métallique, le salami Pick ou Herz sous vide, une bouteille de pálinka (eau-de-vie artisanale de fruits) ou d'Unicum, un Tokaji Aszú et les tarhonya (pâtes sèches introuvables en France). Le foie gras hongrois en conserve est un excellent rapport qualité-prix mais vérifiez les restrictions douanières si vous voyagez hors UE.

Le goulash hongrois est-il une soupe ou un plat ?

C'est les deux, selon la version. Le gulyás leves (soupe de goulash) est une soupe claire à base de bœuf, pommes de terre et paprika, servie en entrée. Le pörkölt est sa version-ragoût, plus épaisse, sans pommes de terre, généralement accompagnée de nokedli. Le bográcsgulyás est la déclinaison traditionnelle cuite en marmite sur feu de bois, plus proche du ragout campagnard d'origine.

Où trouver les meilleures pâtisseries de Budapest ?

Les trois adresses incontournables : la Gerbeaud (place Vörösmarty, fondée 1858) pour le décor et les classiques comme le dobos torte ; la Ruszwurm (quartier du Château, fondée 1827) pour l'authenticité et la taille humaine ; le New York Café (VIIe arr.) pour l'expérience architecturale aussi bien que les gâteaux. Pour un format plus quotidien, les cukrászdas du VIIe arrondissement autour de Kazinczy utca proposent d'excellents somlói galuska et rétes.

Le végétarisme est-il difficile à Budapest ?

La cuisine hongroise traditionnelle est très carnée, mais Budapest offre des alternatives sérieuses aux végétariens. Le lángos nature, les túrós palacsinta (crêpes au fromage blanc), les gombapörkölt (ragoût de champignons au paprika), le rétes (strudel aux épinards ou au fromage) et les nombreuses soupes de légumes sont végétariens. Le VIIe arrondissement compte plusieurs restaurants végétariens et véganes bien notés. L'offre a considérablement évolué ces dix dernières années.

Budapest, une cuisine à explorer à pied

La gastronomie budapestoise ne se comprend vraiment qu'en se promenant, en passant d'une kifőzde de quartier à une grande cukrászda fin de siècle, du stand de lángos du marché central aux caves à vin du VIIe arrondissement. Chaque plat a son quartier, chaque spécialité son adresse de référence.

Si vous préparez votre visite, la Ryocity Budapest de Ryo propose un parcours audioguidé de 3h45 qui couvre les deux rives du Danube et les quartiers historiques en 23 étapes commentées. Une façon de lier l'architecture, l'histoire et les saveurs de la ville avant même d'avoir commandé votre premier goulash.