
Îles italiennes : 18 archipels et rivages à explorer en 2026
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Les îles italiennes ne se limitent pas à la Sicile et à la Sardaigne : l'Italie compte plus de 800 îles répertoriées, mais moins d'une vingtaine concentrent l'essentiel du tourisme et méritent vraiment le détour. Entre les volcans actifs des Éoliennes, les plages de sable rose de Budelli et les canaux de la lagune de Venise, les îles italiennes forment un archipel mental autant que géographique, un condensé de la Méditerranée où chaque rivage raconte une histoire différente. Avant de préparer ses valises, encore faut-il savoir laquelle choisir : la Sicile pour la démesure, Ponza pour le calme, Ischia pour les bains thermaux. Notre application Ryo propose déjà des parcours audioguidés dans plusieurs villes portuaires italiennes, de quoi prolonger l'exploration une fois débarqué sur le continent.
Ce tour d'horizon rassemble 18 destinations, des plus connues aux plus confidentielles : la Sicile et ses temples grecs mieux conservés qu'en Grèce continentale, Stromboli et ses éruptions visibles de nuit depuis un bateau, Procida qui a servi de décor discret au Talentueux Mr Ripley avant de devenir Capitale italienne de la culture en 2022, ou encore Asinara et ses ânes blancs uniques au monde. On y croise aussi des îles de lac, moins connues que leurs cousines maritimes, et des archipels entiers accessibles en une seule journée de bateau depuis la côte. De quoi construire un itinéraire sur mesure, que l'on parte quinze jours ou pour un simple week-end prolongé, la carte des îles italiennes offrant largement de quoi varier les plaisirs d'une année sur l'autre.

1. La Sicile, la grande île aux mille visages
La Sicile ferme la Méditerranée occidentale au sud de la botte italienne, avec un peu plus de 25 000 km², soit la plus grande île du pays et de toute la Méditerranée. On y débarque en avion à Palerme ou Catane, ou en ferry depuis Naples et Villa San Giovanni pour ceux qui préfèrent garder leur voiture. La traversée du détroit de Messine ne dure qu'une vingtaine de minutes, mais elle change complètement de décor : ici, l'Afrique du Nord n'est jamais très loin dans les influences culinaires et architecturales.
L'île concentre un patrimoine antique parmi les mieux conservés d'Europe. La Valle dei Templi, à Agrigente, aligne sept temples doriques du Ve siècle avant J.-C. dans un état de conservation qui surprend même les visiteurs habitués à la Grèce continentale.
Plus au sud-est, les villes baroques du Val di Noto (Noto, Modica, Raguse), reconstruites après le séisme de 1693, forment un ensemble classé à l'Unesco, avec des façades en pierre calcaire dorée qui changent de teinte selon l'heure de la journée.
Impossible d'évoquer la Sicile sans son volcan. L'Etna culmine à plus de 3 300 mètres (l'altitude varie selon les éruptions) et reste l'un des volcans les plus actifs d'Europe. Des excursions accompagnées permettent de monter jusqu'aux cratères sommitaux en téléphérique puis en 4x4, une demi-journée suffit pour l'aller-retour depuis Catane. Prévoyez des chaussures fermées : le sol volcanique est coupant et instable par endroits.
Palerme mérite au moins deux jours à elle seule. Le marché de Ballarò, le Palais des Normands avec sa chapelle Palatine byzantine, et les cannoli dégustés dans une pasticceria de quartier donnent une idée de ce mélange de cultures qui a traversé l'île : Grecs, Romains, Arabes, Normands et Espagnols y ont tous laissé une empreinte. La cuisine sicilienne, souvent citée comme la plus métissée d'Italie, doit d'ailleurs beaucoup à cet héritage arabo-normand : couscous de poisson à Trapani, arancini, pâtes con le sarde à la fenouil sauvage.
Ortigia, le cœur historique de Syracuse, occupe une presqu'île reliée au reste de la ville par deux ponts à peine. Ses ruelles baroques, sa fontaine Aretusa alimentée par une source d'eau douce à quelques mètres de la mer, et le temple d'Apollon du VIe siècle avant J.-C. en font une étape à part, plus intime que Palerme ou Catane. Vous pouvez la visiter à pied en une matinée, puis profiter de l'après-midi pour rejoindre les plages du sud comme San Lorenzo.
Le littoral sud, entre Sciacca et Marina di Ragusa, reste nettement moins fréquenté que la côte ionienne autour de Taormine, avec des plages de sable fin qui s'étirent parfois sur plusieurs kilomètres sans aucune construction. Les Sicanes, montagnes intérieures entre Agrigente et Palerme, offrent par ailleurs un contrepoint rural à l'agitation côtière, avec des villages perchés où l'on cultive encore l'amande et le pistache selon des méthodes largement artisanales.
Comptez au minimum une semaine pour circuler entre la côte nord, l'Etna et le sud baroque : les distances sont plus longues qu'il n'y paraît sur la carte, et les routes de montagne autour des Madonies ou des Nebrodi ralentissent la conduite. Louer une voiture reste la option la plus flexible, les liaisons en train desservant surtout la côte.

2. La Sardaigne, entre plages et vestiges nuragiques
Deuxième plus grande île de Méditerranée après la Sicile, la Sardaigne s'étend sur près de 24 000 km² au large de la Toscane et de la Corse, dont elle n'est séparée que par les 12 kilomètres des bouches de Bonifacio. On y accède en avion (Cagliari, Olbia, Alghero) ou en ferry depuis Civitavecchia, Livourne ou Gênes, une traversée de nuit pratique pour emporter sa voiture sans perdre une journée de vacances.
La côte nord-est, autour de la Costa Smeralda, a bâti la réputation glamour de l'île depuis les années 1960 : yachts amarrés à Porto Cervo, eaux turquoise et prix alignés sur ceux de Saint-Tropez. Mais la Sardaigne dépasse largement cette image de carte postale. Vous trouverez au sud-ouest des plages tout aussi spectaculaires et bien moins fréquentées, comme celles de la péninsule du Sinis, sans les tarifs de la côte nord-est.
L'intérieur des terres cache un patrimoine préhistorique unique en Europe : plus de 7 000 nuraghes, ces tours de pierre construites dès l'âge du bronze, parsèment l'île. Le site de Su Nuraxi, à Barumini, classé à l'Unesco, permet de comprendre l'ampleur de cette civilisation nuragique disparue sans écriture connue.
La région montagneuse de l'Ogliastra, à l'est, fait partie des cinq zones bleues répertoriées dans le monde où l'espérance de vie centenaire est statistiquement la plus élevée. Les chercheurs pointent un régime alimentaire pauvre en viande, une activité physique quotidienne liée au relief, et des liens sociaux intergénérationnels forts.
Côté plages, la Spiaggia della Pelosa (07040 Stintino SS, Italie, noté 4.5/5 sur Google pour 16 923 avis), près de Stintino, rivalise avec les Caraïbes par la transparence de son eau peu profonde, un cadre idéal pour les familles avec enfants.
Alghero, sur la côte ouest, garde des traces de la domination catalane du XIVe siècle, visibles jusque dans la langue locale encore parlée par une partie des habitants. Les Grotte di Nettuno, accessibles par bateau ou par un escalier taillé dans la falaise (654 marches), complètent la visite.
La cuisine sarde s'est développée en vase clos pendant des siècles, ce qui explique des spécialités qu'on ne retrouve nulle part ailleurs en Italie : les culurgiones (raviolis fourrés à la pomme de terre et à la menthe), le porceddu (cochon de lait rôti à la broche) ou le pane carasau, ce pain plat et croustillant traditionnellement conservé plusieurs mois par les bergers en transhumance. Sur la côte, la plongée autour de l'archipel de La Maddalena ou des grottes de Capo Caccia complète une offre balnéaire déjà riche.
Cagliari, la capitale, mérite une étape à part : son quartier fortifié du Castello domine le golfe des Anges, avec une vue qui porte jusqu'aux salines roses de Molentargius, occupées par des flamants roses une bonne partie de l'année. Pour un premier séjour, une dizaine de jours permet de combiner la côte nord, l'intérieur nuragique et le sud autour de Cagliari sans repasser deux fois par les mêmes routes.

3. Les îles Éoliennes, l'archipel des volcans
Au nord de la Sicile, à moins d'une heure de hors-bord depuis Milazzo, les îles Éoliennes forment un archipel de sept îles habitées, classé au patrimoine mondial de l'Unesco pour son intérêt volcanologique. Chacune a son caractère : Lipari (Lipari, 98055 Isole Eolie ME, Italie, noté 4.5/5 sur Google pour 13 avis) la plus grande et la plus animée, Vulcano et ses bains de boue soufrée, Stromboli et son volcan en activité quasi permanente, Salina plus verte, Panarea la plus mondaine, Filicudi et Alicudi les plus sauvages avec à peine quelques centaines d'habitants permanents.
Stromboli mérite une soirée à part entière : le volcan produit des explosions régulières, parfois toutes les vingt minutes, visibles depuis un bateau après la tombée de la nuit sans avoir besoin de gravir le cratère. L'ascension jusqu'au sommet (924 mètres) n'est autorisée qu'avec un guide agréé, pour des raisons de sécurité liées à l'activité volcanique.
À Lipari, les carrières de pierre ponce abandonnées côtoient un musée archéologique éolien qui retrace 6 000 ans d'occupation humaine, depuis l'âge du bronze jusqu'aux Grecs. Le port de Marina Corta, avec ses bars ouverts jusque tard, donne le ton plus festif de l'île principale.
Vulcano, la plus proche de la Sicile, doit son nom au dieu romain du feu : les Anciens y voyaient l'entrée des forges de Vulcain. Les bains de boue sulfureuse près du port, réputés pour leurs vertus sur la peau, dégagent une odeur d'œuf pourri qui prend un peu de temps à s'oublier. Une ascension d'une heure environ mène au bord du Gran Cratere, encore fumant par endroits, avec une vue qui embrasse tout l'archipel par temps clair.
Salina a servi de décor au film Il Postino en 1994, et cultive toujours ses câpres réputées et son vin de Malvasia, un moscato doré qui se déguste traditionnellement avec des biscuits secs. Panarea, la plus petite île habitée de l'archipel, attire une clientèle plus huppée l'été, avec des villas troglodytes blanchies à la chaux accrochées à la falaise.
Filicudi et Alicudi, les deux îles les plus isolées de l'archipel, ne comptent à elles deux qu'environ 250 habitants permanents hors saison. Alicudi, la plus extrême, ne possède aucune route carrossable : les déplacements se font à pied ou à dos de mulet le long d'escaliers de pierre qui grimpent directement depuis le petit port jusqu'aux maisons accrochées à flanc de colline.
Pour organiser un séjour multi-îles, notre guide Ryo pour visiter les îles Éoliennes en plusieurs étapes détaille les liaisons en hydroglisseur entre chaque île et les temps de trajet à prévoir, utile pour ne pas perdre une journée entière en logistique.
Les hydroglisseurs (aliscafi) relient Lipari aux autres îles plusieurs fois par jour en haute saison, mais les rotations se réduisent fortement d'octobre à avril, avec parfois une seule liaison quotidienne vers Alicudi. Vérifiez les horaires avant de réserver un hébergement sur les îles les plus isolées.

4. Capri, la falaise mondaine du golfe de Naples
Sans doute la plus célèbre des îles italiennes auprès des voyageurs internationaux, Capri ressemble, vue depuis le continent, à un rocher posé sur la mer à l'entrée du golfe de Naples. Vue de plus près, l'île révèle des jardins suspendus, des villas Belle Époque et des ruelles si étroites que les voitures y sont interdites depuis des décennies, remplacées par des taxis décapotables et un funiculaire reliant le port à la ville haute.
Les Faraglioni, trois pitons rocheux émergeant de la mer au sud de l'île, restent l'image la plus reproduite de Capri. On les contemple depuis les jardins d'Auguste ou, pour les plus téméraires, en les longeant en barque au ras de l'eau.
La Grotta Azzurra (Via Grotta Azzurra, 80071 Anacapri NA, Italie, noté 4.5/5 sur Google pour 30K avis), sur la côte nord, doit sa couleur bleu électrique à un phénomène de réfraction lumineuse assez rare : la lumière du soleil pénètre par une ouverture sous-marine avant de remonter à travers une eau d'une transparence exceptionnelle. L'entrée en petite barque à rames se fait allongé, l'ouverture ne dépassant pas un mètre de hauteur à marée haute, ce qui rend la visite impossible par mer agitée.
Anacapri, sur les hauteurs, offre un autre visage de l'île, plus tranquille que Capri-ville. Le télésiège du Monte Solaro (589 mètres) grimpe en douceur au sommet en une douzaine de minutes, avec une vue qui porte jusqu'à Naples et au Vésuve par temps dégagé. Réservez votre traversée en avance en juillet-août : les bateaux au départ de Naples et Sorrente affichent complet dès le matin.
L'île doit une partie de sa légende à l'empereur Tibère, qui y installa sa résidence impériale, la Villa Jovis, au Ier siècle après J.-C., préférant gouverner Rome à distance depuis ce promontoire. Aujourd'hui encore, la Piazzetta, minuscule place centrale de Capri-ville, concentre l'essentiel de la vie mondaine de l'île en soirée, entre boutiques de luxe et limoncello servi en terrasse.
La grande majorité des visiteurs découvre Capri en excursion à la journée depuis Naples ou Sorrente, ce qui concentre l'affluence entre 10h et 16h autour du port et de la Piazzetta. Dormir une nuit sur place, même modestement, permet de profiter des ruelles vidées de leurs touristes après le départ du dernier bateau, une expérience nettement plus proche de ce que devait être l'île avant son essor touristique des années 1950.
5. Ischia, l'île thermale voisine de Capri
Moins photographiée que sa voisine Capri mais plus grande et plus verte, Ischia ferme le golfe de Naples à l'ouest. L'île volcanique doit sa réputation à ses eaux thermales, exploitées depuis l'époque romaine et aujourd'hui organisées en vastes parcs comme les Giardini Poseidon, avec une vingtaine de piscines à températures différentes réparties dans un jardin méditerranéen.
Le Castello Aragonese (Rione Castello, 80077 Ischia NA, Italie, noté 4.7/5 sur Google pour 12 345 avis), relié à l'île principale par un pont de pierre du XVe siècle, domine le port d'Ischia depuis un îlot volcanique séparé. On y accède à pied ou en ascenseur creusé dans la roche, pour découvrir un couvent, une cathédrale et un panorama à 360 degrés sur le golfe.
Sant'Angelo, au sud de l'île, forme un village de pêcheurs sans circulation automobile, bâti autour d'un isthme minuscule. Ses maisons colorées et ses plages voisines (Maronti, la plus longue de l'île) attirent une clientèle plus discrète que le nord, plus touristique.
Ischia produit également un vin blanc DOC depuis les vignobles en terrasses qui couvrent les pentes du Monte Epomeo, point culminant de l'île à 789 mètres. La randonnée jusqu'au sommet, environ deux heures aller, traverse des paysages qui rappellent davantage la Sicile que le reste du golfe de Naples.
La cuisine locale mise sur le lapin à l'ischitana, mijoté au vin blanc et aux herbes sauvages, une recette qui daterait de l'installation des premiers colons grecs sur l'île. Les vignobles en terrasses du Monte Epomeo produisent un blanc sec assez minéral, hérité d'une tradition viticole antérieure à celle de Naples elle-même selon plusieurs historiens locaux.
Comptez trois à quatre jours pour profiter des thermes sans se presser : les bains successifs à températures croissantes demandent du temps de récupération entre chaque étape, et la plupart des parcs recommandent de ne pas enchaîner plus de trois bassins par demi-journée. Les ferries et hydroglisseurs partent de Naples, Pozzuoli et Procida plusieurs fois par jour, avec une traversée d'environ une heure depuis Naples.

6. L'île d'Elbe, exil napoléonien et sentiers côtiers
Plus grande île de l'archipel toscan, l'île d'Elbe se visite aussi bien pour son histoire que pour ses sentiers de randonnée et ses plages de granit rose. Napoléon Bonaparte y passa dix mois d'exil en 1814-1815 avant de s'évader pour les Cent-Jours, une parenthèse qui a marqué durablement l'identité de l'île.
La Villa dei Mulini (Piazzale Napoleone, 57037 Portoferraio LI, Italie, noté 4/5 sur Google pour 2 176 avis), sa résidence officielle à Portoferraio, surplombe le port avec sa bibliothèque personnelle et son jardin en terrasses aménagé pour lui rappeler les jardins des Tuileries. Une seconde résidence, la Villa San Martino, plus champêtre, se visite à quelques kilomètres du centre-ville.
Côté plages, Sansone et Fetovaia comptent parmi les plus photographiées de l'archipel toscan, avec une eau turquoise qui contraste avec le sable de granit blanc. Elles se rejoignent à pied depuis les parkings les plus proches, une marche de quinze à vingt minutes qui filtre naturellement l'affluence.
L'intérieur de l'île, plus montagneux qu'il n'y paraît, culmine au Monte Capanne (1 019 mètres), accessible en télécabine ouverte depuis Marciana. Les amateurs de vélo y trouvent un réseau de pistes assez dense pour occuper plusieurs jours sans répéter un itinéraire.
Les fonds marins autour de l'île, classés en partie réserve du Parc national de l'Archipel toscan, abritent des herbiers de posidonie et quelques épaves accessibles en plongée encadrée. Les amateurs de snorkeling apprécient particulièrement la zone de Punta Calamita, au sud, moins fréquentée que les plages du nord de l'île.
Les ferries pour l'île d'Elbe partent de Piombino toute l'année, avec une traversée d'environ une heure. En été, mieux vaut réserver votre place de véhicule plusieurs semaines à l'avance : les liaisons saturent vite dès le mois de juillet.
7. Les îles Égades, le sanctuaire marin sicilien
Au large de Trapani, à l'ouest de la Sicile, les îles Égades forment la plus grande aire marine protégée de Méditerranée et comptent parmi les îles italiennes les mieux préservées. L'eau y atteint une transparence rare, favorisée par l'absence quasi totale de pollution industrielle et une profondeur qui reste modérée sur de larges zones côtières.
Favignana, en forme de papillon vu du ciel, fut longtemps le siège d'une des plus importantes tonnare (pêcheries au thon) de Méditerranée. L'ancienne usine Florio, aujourd'hui musée, retrace la mattanza, cette technique de pêche traditionnelle progressivement abandonnée. Les anciennes carrières de tuf, envahies par la végétation, se sont transformées en jardins creusés à même la roche, accessibles gratuitement.
Levanzo, la plus petite île habitée, cache dans la Grotta del Genovese (Levanzo, 91010 Favignana TP, Italie, noté 4.4/5 sur Google pour 52 avis) des peintures rupestres et des gravures datées d'environ 10 000 ans, parmi les plus anciennes traces d'occupation humaine découvertes en Sicile. La visite se fait uniquement sur réservation, en bateau puis à pied sur un sentier escarpé.
Marettimo, la plus éloignée et la plus sauvage des trois, ne compte qu'un seul village et une poignée de kilomètres de routes carrossables. Les randonneurs y trouvent un réseau de sentiers côtiers offrant des vues vertigineuses sur la mer, sans la moindre construction récente pour perturber le paysage.
La cuisine locale mise beaucoup sur le thon, longtemps pêché lors de la mattanza : tartare, ventresca conservée à l'huile, ou pâtes au thon fumé se retrouvent sur la plupart des menus de Favignana. Les vins blancs de Sicile occidentale, produits sur le continent voisin, accompagnent naturellement ces spécialités marines.
Les hydroglisseurs partent de Trapani plusieurs fois par jour en été, avec une traversée de vingt à quarante minutes selon l'île. L'archipel se prête bien à une excursion à la journée depuis la Sicile, vous n'aurez pas besoin de dormir sur place.

8. Procida, la plus discrète du golfe de Naples
Petite dernière du golfe de Naples par la taille, Procida a longtemps vécu dans l'ombre de Capri et Ischia, avant de devenir Capitale italienne de la Culture en 2022, un titre qui lui a valu une hausse notable de fréquentation depuis.
La Marina Corricella (Corricella, 80079 Procida NA, Italie, noté 4.7/5 sur Google pour 4 254 avis), quartier de pêcheurs aux façades roses, jaunes et ocre empilées face à la mer, a servi de décor à plusieurs films, dont Le Talentueux Mr Ripley et Il Postino. On y descend par des escaliers étroits depuis le centre historique, sans voiture possible dans les ruelles les plus basses.
Contrairement à Capri, l'île reste habitée par une population locale active, avec une économie encore tournée vers la pêche et une agriculture de citronniers qui parfume certaines ruelles au printemps. Vous pouvez la parcourir entièrement à vélo en une demi-journée, la superficie ne dépassant pas quatre kilomètres carrés.
L'abbaye San Michele Arcangelo, fortifiée face aux incursions barbaresques historiques, domine l'île depuis Terra Murata, le point le plus haut. La crypte conserve des fresques du XVIIe siècle rarement visitées par les touristes de passage.
Le tournage récent de plusieurs productions internationales a accéléré la construction de nouveaux hébergements, sans toutefois transformer le rythme de vie de l'île, encore rythmé par les arrivées de pêche du matin sur le port de Marina Grande, plus grand et moins photogénique que la Corricella voisine.
Les liaisons en hydroglisseur depuis Naples ou Pozzuoli durent moins d'une heure, ce qui permet une excursion à la journée facile à combiner avec Ischia, située à vingt minutes de traversée supplémentaire.
9. Les îles Pontines, l'archipel oublié entre Rome et Naples
Moins connues que les îles du golfe de Naples, les îles Pontines (Ponza, Ventotene, Palmarola, Zannone, Santo Stefano) s'égrènent au large du Latium, à mi-chemin entre Rome et Naples. Ponza, la plus grande, concentre l'essentiel de l'offre touristique avec ses maisons pastel empilées autour du port et ses falaises de tuf sculptées par l'érosion.
La Chiaia di Luna (Chiaia di Luna, 04027 Ponza LT, Italie, noté 4.3/5 sur Google pour 777 avis), plage en forme de croissant encadrée par une falaise de 100 mètres, reste fermée par intermittence pour des raisons de sécurité liées aux chutes de pierres. Mieux vaut vérifier son accessibilité avant de vous y rendre.
Ventotene, plus petite et plus austère, a une histoire politique singulière : c'est dans cette île de bannissement, sous le fascisme, qu'Altiero Spinelli et ses compagnons de détention ont rédigé en 1941 le manifeste fédéraliste qui inspirera l'idée d'Union européenne. Le port romain antique, encore visible en partie, complète cette étape hors des sentiers battus.
L'offre d'hébergement reste limitée sur les trois îles principales, avec surtout des chambres chez l'habitant et quelques hôtels familiaux à Ponza. Réservez plusieurs mois à l'avance pour un séjour en juillet-août, la capacité d'accueil de l'archipel n'ayant pas suivi la hausse de fréquentation de ces dernières années.
Si l'ambiance de petits ports pastel et de criques sans voiture vous séduit, le guide Ryo des Iles de Lérins au large de Cannes propose une escapade similaire côté français, accessible en vingt minutes de bateau depuis la Croisette.
Palmarola, la plus sauvage des Pontines, ne se visite qu'en excursion à la journée en bateau, sans hébergement sur place : les criques désertes qui l'entourent comptent parmi les plus belles de la côte tyrrhénienne.


10. Lampedusa, la pointe la plus méridionale d'Italie
Plus proche de la Tunisie que de la Sicile continentale, Lampedusa occupe une position géographique singulière : ses eaux abritent une des plus belles plages d'Europe tout en étant, depuis les années 2010, un point de passage migratoire majeur régulièrement commenté dans l'actualité internationale.
La Spiaggia dei Conigli (Isola dei Conigli, 92010 Lampedusa AG, Italie, noté 4.9/5 sur Google pour 799 avis) (plage des Lapins), accessible uniquement à pied depuis un petit parking, s'est classée à plusieurs reprises parmi les plus belles plages du monde dans des palmarès internationaux. Le site sert aussi de zone de ponte protégée pour les tortues Caretta caretta, avec un accès parfois restreint en période de nidification (juin à août).
L'île se prête bien à la plongée et au snorkeling, grâce à une eau parmi les plus limpides de Méditerranée et une réserve marine qui protège une partie du littoral. Linosa, l'île voisine plus petite et volcanique, contraste par ses plages de sable noir et ses maisons colorées, moins fréquentée encore que Lampedusa elle-même.
Le Museo della Fiducia e del Dialogo, installé sur l'île, retrace l'histoire des traversées migratoires et les initiatives d'accueil locales, un aspect que les autorités touristiques insulaires cherchent aujourd'hui à intégrer sans l'occulter dans le récit qu'elles proposent aux visiteurs.
L'archipel se rejoint uniquement en avion depuis Palerme ou Catane, ou en ferry de nuit depuis Porto Empedocle. Prévoyez environ neuf heures de traversée si vous choisissez cette dernière option, réservée aux voyageurs les moins pressés.
11. Giglio, Capraia et Giannutri, les autres îles de l'archipel toscan
Moins fréquentées que l'île d'Elbe, les autres îles de l'archipel toscan gardent un caractère plus confidentiel. Giglio, la deuxième par la taille, reste associée dans la mémoire collective au naufrage du Costa Concordia en janvier 2012, au large de son port principal. L'épave a depuis été entièrement retirée, et l'île a retrouvé ses eaux limpides et ses criques granitiques.
Capraia, plus au nord, a longtemps servi de colonie pénitentiaire jusqu'en 1986, ce qui a paradoxalement préservé son littoral de toute urbanisation touristique massive. Ses falaises volcaniques noires plongent directement dans une mer d'un bleu profond, appréciée des plongeurs pour sa faune encore préservée.
Giannutri, la plus petite et la plus au sud, fait partie du Parc national de l'Archipel toscan et se visite en excursion à la journée depuis Porto Santo Stefano. Les ruines d'une villa romaine du IIe siècle, encore partiellement enfouies, occupent une partie de la côte est de l'île.
Le Parc national de l'Archipel toscan, qui englobe Giglio, Capraia et Giannutri avec l'île d'Elbe et trois autres îles mineures, protège l'une des plus grandes aires marines d'Europe occidentale. La plongée y est réglementée par zones, certaines réservées aux sorties encadrées par des clubs agréés.
Ces trois îles se rejoignent depuis les ports de Piombino, Livourne ou Porto Santo Stefano, avec des fréquences de liaison bien plus réduites que vers l'île d'Elbe. Vérifiez les horaires de saison avant votre départ.


12. Pantelleria, la perle noire entre Sicile et Tunisie
Plus proche de la Tunisie (à peine 70 km) que de la Sicile, Pantelleria cultive une identité à part, marquée par un héritage arabo-berbère encore visible dans l'architecture. Les dammusi, maisons de pierre volcanique aux murs épais et aux toits en coupole, conçues pour résister à la chaleur et au vent, restent le symbole architectural de l'île.
Le Specchio di Venere (Bagno Asciutto, 91017 Pantelleria TP, Italie, noté 4.6/5 sur Google pour 694 avis) (miroir de Vénus), lac volcanique aux eaux chaudes et sulfureuses, permet de se couvrir de boue thermale avant de se rincer dans l'eau turquoise, un rituel gratuit pratiqué par les habitants depuis des générations.
L'île produit un vin passito réputé, issu du raisin zibibbo cultivé en terrasses protégées du vent par des murets de pierre sèche, une technique agricole classée à l'Unesco depuis 2014. Les câpres de Pantelleria, cueillies à la main, comptent parmi les plus recherchées d'Italie.
La randonnée reste un bon moyen de découvrir l'intérieur volcanique de l'île, notamment l'ascension de la Montagna Grande (836 mètres), point culminant d'où vous apercevrez la côte tunisienne par temps clair. Les fumerolles naturelles de Sabbie Nere, sur la côte est, permettent des bains de vapeur gratuits à même la roche chaude.
Sans aéroport commercial desservi toute l'année depuis la France, Pantelleria se rejoint via Palerme ou Trapani, avec un vol court d'une trentaine de minutes. La plongée y révèle des fonds volcaniques encore peu photographiés, une bonne alternative aux Égades pour les amateurs de faune marine.
13. La Maddalena, l'archipel sarde face à la Corse
À la pointe nord de la Sardaigne, séparé de la Corse par les bouches de Bonifacio, l'archipel de La Maddalena compte sept îles principales protégées en parc national depuis 1994. La ville de La Maddalena, seule agglomération notable de l'archipel, garde des traces de la présence militaire américaine qui y a maintenu une base navale jusqu'en 2008.
Caprera, reliée à La Maddalena par une digue routière, fut la dernière demeure de Giuseppe Garibaldi, héros de l'unification italienne, qui y est enterré. La maison-musée du Compendio Garibaldino conserve ses effets personnels dans un état proche de celui de son vivant.
Budelli, la plus célèbre de l'archipel, doit sa réputation à la Spiaggia Rosa (Budelli, 07024 La Maddalena SS, Italie, noté 4.4/5 sur Google pour 391 avis), plage de sable teinté de rose par des fragments de coquillages et de coraux broyés. L'accès direct est interdit depuis 1994 pour préserver l'écosystème fragile ; on l'observe désormais depuis un ponton flottant à quelques mètres du rivage.
La navigation reste le meilleur moyen de découvrir l'ensemble de l'archipel : vous pourrez mouiller successivement devant plusieurs îlots inhabités aux eaux turquoise, comme Santa Maria ou Spargi, moins connus que Budelli mais tout aussi spectaculaires.
Si l'archipel vous plaît, sachez que juste en face, le guide Ryo sur les Iles Lavezzi près de Bonifacio présente une eau tout aussi translucide côté corse, à moins d'une heure de bateau depuis La Maddalena en haute saison.


14. Les îles Tremiti, le secret de l'Adriatique
Loin des circuits classiques, au large du Gargano dans les Pouilles, les îles Tremiti restent l'un des archipels les moins fréquentés parmi les îles italiennes, vous y croiserez d'ailleurs assez peu de visiteurs non italiens. San Domino (San Domino, 71040 Isole Tremiti FG, Italie, noté 4.4/5 sur Google pour 265 avis), la plus grande, couverte de pins d'Alep, concentre l'essentiel des plages et de l'hébergement.
San Nicola, plus petite, abrite l'abbaye fortifiée Santa Maria a Mare, fondée au VIe siècle et remaniée plusieurs fois face aux incursions historiques. L'ensemble religieux domine un port minuscule, sans plage à proximité immédiate. Le Cretaccio, îlot rocheux inhabité relié à San Domino à marée basse, complète la visite pour les marcheurs curieux d'explorer un bout de terre presque vierge de toute végétation.
L'archipel entier est classé réserve marine, un statut qui protège des herbiers de posidonie parmi les mieux préservés de l'Adriatique et attire plongeurs et snorkeleurs en nombre croissant chaque été. Les liaisons en ferry ou hydroglisseur partent de Termoli, Vieste ou Manfredonia, avec des trajets de quarante minutes à deux heures selon le port de départ et la saison.
15. Murano, Burano et Torcello, les îles de la lagune de Venise
La lagune de Venise abrite ses propres îles, distinctes de la ville historique mais indissociables d'une visite complète. Murano concentre depuis 1291 l'ensemble des verreries vénitiennes, déplacées hors de Venise même par crainte des incendies dans les fourneaux. Les ateliers ouverts au public permettent d'assister au soufflage du verre en direct, un savoir-faire transmis de génération en génération depuis plus de sept siècles.
Burano, plus loin dans la lagune, se distingue par ses maisons peintes de couleurs vives, une tradition qui remonterait à l'usage des pêcheurs de repérer leur logement depuis la mer par temps de brume. L'île vit aussi de la dentelle, un artisanat féminin qui a connu son âge d'or entre le XVIe et le XVIIIe siècle et se perpétue aujourd'hui dans un petit musée dédié.
Torcello, la plus discrète des trois, fut pourtant la première île de la lagune peuplée de manière significative, avant même Venise, dès le VIe siècle. La cathédrale Santa Maria Assunta conserve des mosaïques byzantines du XIe siècle parmi les plus anciennes de la région, dans une église aujourd'hui presque déserte comparée à la basilique Saint-Marc.
Depuis la gare de Venise Santa Lucia ou la Piazzale Roma, comptez environ 45 minutes de vaporetto pour Murano et une bonne heure pour Burano, avec des correspondances possibles selon les lignes. Un billet journalier pour les transports lagunaires reste plus économique qu'une multiplication de billets simples si vous prévoyez de visiter les trois îles dans la même journée.
Pour organiser cette excursion, le guide Ryo des îles de la lagune de Venise détaille les vaporetti à emprunter et l'ordre de visite le plus efficace pour éviter les correspondances inutiles.
Comptez une journée complète pour les trois îles, en partant tôt le matin : les vaporetti vers Burano et Torcello se raréfient après 17h, et les derniers ateliers de verre à Murano ferment généralement vers 18h.


16. Les îles lacustres, quand l'Italie s'évade dans ses lacs
Moins connues que leurs cousines maritimes, ces îles italiennes de lac complètent le tableau : l'Italie possède aussi de véritables îles lacustres, nichées dans les grands lacs du nord. Les îles Borromées, sur le lac Majeur, forment l'ensemble le plus célèbre : Isola Bella, avec son palais baroque et ses jardins en terrasses aménagés au XVIIe siècle par la famille Borromeo, Isola dei Pescatori, minuscule village de pêcheurs encore habité à l'année, et Isola Madre, la plus grande, connue pour son jardin botanique où se croisent paons blancs et camélias centenaires.
Sur le lac de Garde, l'Isola del Garda (Isola del Garda, 25084 San Felice del Benaco BS, Italie, noté 4.7/5 sur Google pour 328 avis), la plus grande île lacustre d'Italie, appartient toujours à une famille privée qui organise des visites guidées de sa villa néo-gothique vénitienne construite au début du XXe siècle sur les ruines d'un ancien couvent franciscain. La réservation se fait uniquement en ligne, les visites libres n'étant pas autorisées.
Plus au sud, sur le lac Trasimène en Ombrie, l'Isola Maggiore garde un charme plus rustique : un village médiéval d'une centaine d'habitants, une tradition de dentelle au fuseau introduite au début du XXe siècle par une princesse belge, et l'absence quasi totale de voitures.
Le lac de Côme possède lui aussi sa propre île, Isola Comacina, la seule du lac, occupée depuis l'époque romaine puis détruite au XIIe siècle lors de rivalités avec Côme. Aujourd'hui inhabitée en dehors d'un restaurant et d'une église restaurée, elle se visite en bateau depuis Sala Comacina en quelques minutes.
Ces îles se rejoignent facilement en bateau régulier depuis les villes riveraines (Stresa pour les Borromées, Garde ou Salò pour le lac homonyme, Passignano pour le Trasimène), sans nécessiter de réservation à l'avance en dehors de l'Isola del Garda.
17. San Pietro et Sant'Antioco, l'héritage ligure du sud sarde
Au sud-ouest de la Sardaigne, l'île de San Pietro cultive un dialecte et des traditions culinaires d'origine ligure, héritage de pêcheurs de corail installés au XVIIIe siècle depuis la Tabarka tunisienne. Carloforte (Carloforte, 09014 San Pietro Island SU, Italie, noté 4.6/5 sur Google pour 4K avis), seule ville de l'île, a conservé cette identité linguistique unique en Italie, reconnaissable dans son architecture aux couleurs pastel proches de celles de Gênes.
Sant'Antioco, île voisine reliée au continent sarde par une chaussée artificielle, conserve un tophet phénicien-punique parmi les mieux documentés de Méditerranée, ainsi que des catacombes paléochrétiennes creusées dans la roche. La pêche au thon (mattanza), autrefois pratiquée sur les deux îles, ne subsiste plus qu'à titre commémoratif. La cuisine de Carloforte, teintée d'influences liguriennes et tunisiennes, propose un couscous de poisson local, rare exemple de fusion culinaire directement hérité de l'histoire tabarkine de l'île.


18. Ustica et Asinara, deux réserves marines confidentielles
Au large de Palerme, Ustica doit son sol noir à une origine volcanique et son statut à la première réserve marine protégée créée en Italie, en 1986. Les plongeurs y trouvent des grottes sous-marines et une visibilité qui dépasse souvent les 30 mètres, un cadre qui accueille chaque année des championnats internationaux de plongée. Le sentier côtier qui fait le tour de l'île, praticable en une demi-journée de marche, traverse d'anciens vignobles abandonnés et offre des points de vue sur les criques volcaniques les plus reculées du littoral.
Au nord de la Sardaigne, Asinara (Parco Nazionale dell'Asinara, 07046 Porto Torres SS, Italie, noté 4.7/5 sur Google pour 374 avis), ancienne colonie pénitentiaire fermée en 1997, est aujourd'hui un parc national quasiment vierge de constructions. L'île doit sa notoriété récente à ses ânes blancs, une variété albinos extrêmement rare présente nulle part ailleurs au monde, que vous croiserez en liberté le long des rares routes carrossables réservées aux vélos et navettes du parc.
FAQ
Quelles sont les 5 îles principales d'Italie ?
Par superficie, les cinq plus grandes îles italiennes sont la Sicile, la Sardaigne, l'île d'Elbe, Sant'Antioco et San Pietro. En termes de notoriété touristique, on cite plutôt Capri, Ischia, Procida, l'île d'Elbe et les îles Éoliennes, souvent regroupées en fonction de leur proximité avec Naples et la Sicile. La liste change donc selon que l'on raisonne par taille ou par fréquentation.
Combien y a-t-il d'îles en Italie ?
L'Italie compte plus de 800 îles et îlots recensés, dont une trentaine seulement sont habitées à l'année. La majorité se répartit entre la Sicile, la Sardaigne, l'archipel toscan et les îles du golfe de Naples, le reste formant des îlots inhabités ou des réserves naturelles protégées.
Quelle est la plus belle île d'Italie à visiter pour un premier séjour ?
Aucune île ne fait consensus absolu, mais la Sicile et la Sardaigne offrent la plus grande diversité de paysages sur une seule destination, entre plages, montagnes et patrimoine antique. Pour un séjour plus court, Capri ou les îles Éoliennes concentrent des expériences fortes en peu de jours, sans nécessiter de longs déplacements internes.
Comment se rendre sur les îles italiennes depuis la France ?
La plupart des grandes îles se rejoignent en vol direct vers Palerme, Catane, Cagliari ou Olbia depuis plusieurs villes françaises. Les îles mineures nécessitent ensuite un ferry ou un hydroglisseur au départ des ports siciliens, sardes ou napolitains, avec des fréquences qui varient fortement selon la saison.
Quelle île italienne privilégier avec des enfants ?
Ischia, avec ses parcs thermaux et ses plages en pente douce, convient bien aux familles avec de jeunes enfants. La Sardaigne, notamment la Spiaggia della Pelosa, offre également une eau peu profonde adaptée aux plus jeunes nageurs, avec un cadre familial déjà bien organisé côté hébergement.
Quelle période choisir pour visiter les îles italiennes ?
Le printemps (avril-juin) et l'arrière-saison (septembre-octobre) permettent d'éviter la chaleur et l'affluence de juillet-août, tout en gardant des liaisons maritimes régulières. Certaines îles mineures réduisent fortement leurs rotations de ferry en hiver, voire les suspendent complètement jusqu'au printemps suivant.
Quelle île italienne se cache derrière un indice de mots fléchés en 4 lettres ?
Les grilles de mots fléchés citent souvent Elbe ou Ischia parmi les îles italiennes courtes en lettres. D'autres réponses fréquentes incluent Capri (5 lettres) ou Ponza, selon le nombre exact de cases à remplir dans la définition proposée par la grille.
Conclusion
Des temples d'Agrigente aux ânes blancs d'Asinara, ces 18 destinations donnent une idée de la diversité que recouvre une expression aussi simple que « îles italiennes ». Certaines se visitent en une journée depuis le continent, d'autres demandent une organisation logistique plus poussée entre ferries et hydroglisseurs aux horaires changeants selon la saison. Dans tous les cas, mieux vaut choisir deux ou trois îles complémentaires plutôt que de vouloir tout enchaîner en une seule semaine, au risque de ne garder qu'un souvenir flou de chaque étape. Aucune liste des îles italiennes ne sera jamais tout à fait complète : entre archipels maritimes et îles lacustres, l'inventaire se renouvelle au gré des envies de chaque voyageur.
Si vous faites escale dans une ville portuaire italienne avant d'embarquer, l'application Ryo propose des parcours audioguidés dans plusieurs villes du pays pour occuper les heures d'attente entre deux bateaux. Et si l'envie d'îles méditerranéennes ne s'arrête pas aux frontières italiennes, notre sélection Ryo des plus belles îles grecques prolonge naturellement ce tour d'horizon vers la mer Égée.
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