

Eglise de la Candelaria
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Cette belle église aux couleurs orangées date du XVIIIe siècle et remplace une ancienne chapelle plus modeste. Elle se distingue par son portique à trois arches d’inspiration mauresque, assez rare dans la région, ainsi que par sa nef unique et son clocher à trois cloches encore sonnées à la corde. L’église est dédiée à la Virgen de la Candelaria, l’une des patronnes de Valladolid. Elle est représentée tenant l’Enfant Jésus dans un bras et une chandelle allumée dans l’autre, symbole de lumière et de pureté. Mais la dévotion à la Candelaria ne naît pas au Mexique. Elle remonte aux îles Canaries, à la fin du XIVe siècle, lorsqu’une statue aurait été trouvée sur une plage de Tenerife par des habitants guanches, bien avant la conquête espagnole. Vénérée d’abord comme une figure sacrée locale, elle fut ensuite identifiée comme la Vierge Marie par les Espagnols. Le culte traversa l’Atlantique avec les colons canariens et s’enracina en Amérique, notamment au Yucatán, où il prit une dimension particulière. À Valladolid, plusieurs récits populaires entourent la Vierge. La légende la plus connue est liée à une épidémie de variole qui frappa l’est du Yucatán vers 1907. À cette époque, la maladie ravageait les villages et semait la peur dans toute la région. Selon la tradition, un bûcheron revenant à pied vers son village aperçut sur la route une femme marchant avec un enfant dans les bras. À son passage, le soleil se serait assombri, un signe fort dans la symbolique maya, où les phénomènes célestes annoncent la présence du divin. Bouleversé par la vision de cette femme, il courut prévenir le curé de l'église San Servacio, qui constata que partout où la femme était apparue, l'épidémie de variole avait cessé. Depuis cet épisode, la Virgen de la Candelaria est vénérée comme la protectrice de Valladolid, et sa fête du 2 février reste l’un des moments les plus importants de la ville.







