
Les 12 plus beaux villages du Cantal qui méritent le détour (2026)
© Shutterstock
Le Cantal est l'un des secrets les mieux gardés d'Auvergne. Ce département volcanique, le plus grand stratovolcan d'Europe avec un diamètre de 70 kilomètres, abrite une concentration de villages médiévaux, de bourgs en basalte noir et de cités thermales que la plupart des guides touristiques conventionnels traitent trop vite, ou oublient complètement. Salers, perchée à 950 mètres sur son éperon basaltique avec ses hôtels particuliers du XVe siècle. Chaudes-Aigues, dont les sources jaillissent à 82 °C depuis le sous-sol volcanique. Montsalvy et son prieuré augustinien du XIe siècle, qui reçoit encore moins de visiteurs qu'il ne le mérite. Les plus beaux villages du Cantal ne se révèlent pas sur les grands axes : ils demandent des routes étroites, du temps et un peu de curiosité. Ryo a sélectionné ici 12 étapes cantaliennes qui valent le déplacement, avec ce qui rend chacune véritablement unique. Notre guide des plus beaux villages de France complète cette sélection avec les meilleures pépites de tout le territoire.

1. Salers, la cité médiévale noire
À 950 mètres d'altitude, perché sur un éperon basaltique qui domine la vallée de la Maronne, Salers est l'argument massue du Cantal. Labellisé « Plus Beaux Villages de France », ce bourg de moins de 400 habitants déploie des rues pavées bordées d'hôtels particuliers des XVe et XVIe siècles entièrement construits en pierre volcanique sombre. La lumière du matin sur ces façades noires et grises est l'une des scènes les plus singulières de toute l'Auvergne. Ici, pas un mur de calcaire blanc ni une tuile romaine : les bâtiments sont entièrement minéraux, sévères comme la lave qui les compose.
La Grande Place (officiellement place Tyssandier d'Escous) est le cœur du village. Elle est entourée de maisons à tourelles et à lucarnes sculptées qui témoignent de la prospérité des familles de juristes et de marchands qui ont bâti la fortune de Salers aux XVe et XVIe siècles. La Maison des Templiers, à l'angle nord-ouest de la place, est l'un des bâtiments les mieux conservés : elle abrite aujourd'hui un musée consacré à l'histoire de la cité et à la tradition fromagère locale.
Car Salers, c'est aussi une appellation fromagère connue bien au-delà du Cantal. La race bovine Salers, une vache rousse au caractère affirmé présente dans les prairies alentour depuis le XIIe siècle, donne son nom à deux fromages AOP distincts. Le Cantal est le plus répandu ; le Salers est réservé à la production d'estive, fabriqué exclusivement entre le 15 avril et le 15 novembre, à partir du lait de vaches nourries à l'herbe fraîche. Vous en trouverez chez les producteurs du marché du jeudi matin, mais aussi dans les fromageries des ruelles autour de la place.
La Porte du Beffroi du XVe siècle marque l'entrée principale du bourg médiéval. Depuis le chemin de ronde au-dessus de la porte, la vue sur la vallée de la Maronne et les monts du Cantal est particulièrement saisissante par temps clair. À une demi-heure de marche du village, un sentier balisé monte vers le belvédère du Puy Violent (2h30 aller-retour, dénivelé positif de 650 m), avec une vue circulaire sur l'ensemble du massif.
Salers se visite à pied, en une demi-journée pour les sites principaux ou une journée entière si vous combinez avec une randonnée dans les environs. Prévoyez de vous y trouver en début de matinée : les cars touristiques arrivent en masse en milieu de journée pendant les mois de juillet et août. Le village compte plusieurs restaurants où vous pourrez déguster une truffade (pommes de terre fondues au tome fraîche) ou un aligot tiré en fils élastiques devant vous.
2. Tournemire et le château d'Anjony
Tournemire est un village de moins de 200 habitants, mais il cache l'une des plus belles forteresses médiévales du Massif central. Le Château d'Anjony (Tournemire, 15310 Tournemire, noté 4.5/5 sur Google pour 1 043 avis) se distingue de loin par ses quatre tours rondes coiffées de toits en poivrière dominant les collines verdoyantes de la Maronne. Construit entre 1439 et 1467 par Louis II d'Anjony, compagnon de Jeanne d'Arc, il est resté dans la même famille depuis six siècles, une longévité exceptionnelle qui explique l'état de conservation des intérieurs.
La visite guidée (obligatoire, environ 45 minutes) révèle des fresques des XVIe et XVIIe siècles dans la tour des Dames, représentant des scènes de chevalerie et des portraits des seigneurs d'Anjony. L'ensemble est remarquablement intact : tapisseries d'Aubusson, mobilier d'époque, cheminées monumentales. Le château ouvre d'avril à fin octobre, avec des horaires réduits hors saison.
Le village de Tournemire lui-même mérite un court détour à pied. Quelques maisons en basalte, une église romane et une vue dégagée sur les contreforts du Cantal composent un tableau tranquille, très éloigné de l'agitation des sites touristiques de première catégorie. Combiné avec Salers (situé à une vingtaine de kilomètres par la D35), il forme une bonne demi-journée de découverte de la vallée de la Maronne.

3. Chaudes-Aigues, la source la plus chaude d'Europe
Le nom dit tout. À Chaudes-Aigues, l'eau sort du sol à 82 °C, soit la température naturelle la plus élevée observée en Europe continentale pour une source thermale. Ce petit bourg du sud du Cantal est réputé pour cette particularité géologique depuis l'Antiquité, mais c'est au Moyen Âge qu'elle a trouvé son usage le plus durable : dès le XIVe siècle, les habitants canalisaient les eaux chaudes pour chauffer leurs maisons, faisant de Chaudes-Aigues l'un des premiers exemples connus de géothermie urbaine dans le monde occidental.
La source principale, appelée « Par », alimente encore aujourd'hui un réseau de chauffage collectif et le centre thermal Caldaguès, rénové au cours des années 2000. Il propose des soins et des bains à des températures adaptées (entre 34 °C et 42 °C selon les bassins). Pour ceux qui ne souhaitent pas s'offrir un soin complet, il est possible d'observer la source dans son bassin public en plein centre du bourg : la vapeur qui s'en dégage même en été donne une ambiance légèrement surréaliste à la place principale.
Le bourg comprend aussi un musée de la Géothermie qui explique le phénomène volcanique à l'origine des sources et retrace l'histoire des usages thermaux depuis l'époque gallo-romaine. Chaudes-Aigues est également le point de départ de plusieurs sentiers dans la vallée de la Truyère, et se trouve à 40 km au sud de Saint-Flour.
Ce qui rend ce village particulièrement utile dans un circuit cantalien : il tranche avec les bourgs de basalte noir du nord. Les vallées s'élargissent ici, le paysage prend une coloration plus douce, presque méridionale. Un bon pivot pour qui explore le sud du département et veut alterner les atmosphères.

4. Allanche, porte des Monts du Cantal
Allanche est un bourg de marché installé sur la Planèze de Saint-Flour, ce plateau volcanique à plus de 1 000 mètres d'altitude. Ce n'est pas le village le plus spectaculaire de cette liste, mais c'est l'un des plus authentiques : pas de label touristique, pas de boutiques de souvenirs, un marché hebdomadaire le mardi qui réunit surtout des éleveurs et des producteurs locaux.
L'intérêt d'Allanche est d'abord géographique : le bourg est le point d'accès le plus direct au Puy Mary depuis le nord du département, et un carrefour naturel pour les randonneurs qui parcourent le massif. L'église Saint-Blaise (XIIe-XIVe siècles) vaut un coup d'œil pour son clocher-porche en basalte. Le plateau qui entoure Allanche est parcouru de chemins balisés, souvent peu fréquentés même en haute saison.
Pour ceux qui veulent dormir au cœur du massif sans payer les tarifs des hébergements de Salers ou de Murat, Allanche propose quelques chambres d'hôtes et gîtes à des prix raisonnables, une base de repli pratique pour deux ou trois jours de randonnée intensive dans les monts environnants.
5. Marcolès, village d'artistes en Châtaigneraie
Vers le sud du Cantal, là où les châtaigniers remplacent progressivement les prairies à vaches, Marcolès surgit au détour d'une route étroite comme un décor de film médiéval. Ce village, labellisé « Plus Beaux Villages de France », a conservé ses remparts partiels, ses ruelles dallées et ses maisons à colombages et à encorbellements, une architecture qui rappelle davantage le Quercy ou le Périgord que les bourgs de basalte noir du nord cantalien.
La porte de la Boissière marque l'entrée principale de la cité fortifiée. À l'intérieur, un réseau de ruelles conduit vers la place centrale et l'église gothique. Depuis les années 1980, Marcolès a attiré une communauté d'artisans d'art qui ont investi les vieilles maisons : céramistes et potiers en constituent le groupe le plus visible, avec une dizaine d'ateliers ouverts en été, notamment lors de la fête médiévale organisée entre juillet et août (dates à confirmer chaque année sur le site de la mairie de Marcolès).
La Châtaigneraie cantalienne est aussi un pays de saveurs distinctes. Les châtaignes et le miel de forêt y ont leurs producteurs, comme la charcuterie artisanale de quelques éleveurs locaux. Marcolès est un excellent point d'ancrage pour explorer cette partie souvent oubliée du Cantal, laissée de côté au profit du triangle touristique Salers-Murat-Puy Mary.
6. Laroquebrou et les gorges de la Truyère
Laroquebrou surplombe la Truyère depuis un éperon rocheux d'une quarantaine de mètres. Ce bourg médiéval du sud-ouest du Cantal est le point de départ idéal pour explorer les gorges de la Truyère, l'un des ensembles paysagers les plus spectaculaires du Massif central. Les gorges sont en grande partie noyées par les retenues des barrages de Sarrans et de Brommat, mais les paysages de lacs encaissés entre parois de granit et de basalte valent à eux seuls le déplacement.
Le village conserve les ruines de son château médiéval et une halle couverte en bois du XVIIe siècle qui accueille encore le marché du jeudi. Les quais au bord de la rivière offrent un accès direct à la Truyère pour la pêche ou simplement pour la balade. En kayak, plusieurs sections des gorges sont navigables depuis Laroquebrou vers l'aval, avec des loueurs de matériel présents en saison estivale.

7. Montsalvy, l'abbaye médiévale oubliée
Montsalvy est l'un de ces villages que l'on découvre presque par accident et que l'on regrette ensuite d'avoir failli rater. Classé « Petite Cité de Caractère », il abrite les vestiges d'un prieuré augustinien du XIe siècle, dont l'église conventuelle (aujourd'hui église paroissiale) est l'un des beaux exemples d'art roman auvergnat dans le département. Le clocher octogonal, visible depuis la route d'accès, date du XIIe siècle.
Le bourg médiéval s'organise autour d'une place ombragée de platanes où quelques terrasses de café permettent de souffler en été. Les maisons en pierre grise, coiffées d'ardoises ou de lauzes, forment un ensemble cohérent et peu remanié. Ce qui frappe à Montsalvy, c'est l'absence habituelle de foule : contrairement à Salers ou à Murat, les parkings n'y sont jamais saturés, même en juillet.
Le territoire autour de Montsalvy est celui de la haute vallée du Lot, dont les sources se trouvent à une trentaine de kilomètres vers l'est, en Lozère. Plusieurs sentiers de randonnée parcourent les collines boisées aux alentours, et le village propose quelques gîtes pour qui souhaite y passer la nuit. Pour les amateurs de ruralité calme et de patrimoine sans mise en scène touristique excessive, Montsalvy est l'un des meilleurs secrets du Cantal.
8. Murat, la ville au pied du volcan
À 908 mètres d'altitude, Murat est moins un village qu'une petite ville de 2 000 habitants, mais son caractère volcanique la distingue de toutes les autres cités de cette liste. Elle est installée au pied d'un neck basaltique, une ancienne cheminée volcanique, couronné par une statue blanche de la Vierge visible à des kilomètres à la ronde. La falaise de Bonnevie, face orientale du neck, forme un mur de colonnes basaltiques verticales de cinquante mètres de hauteur : un spectacle géologique saisissant, accessible à pied depuis le centre-ville en moins de dix minutes.
Le centre historique s'articule autour de la collégiale Notre-Dame (XIIIe-XVe siècles), dont la tour-lanterne romane contraste avec la façade gothique. Les ruelles qui descendent vers la rivière Alagnon conservent des maisons médiévales et des caves voûtées témoignant de l'ancienne prospérité marchande de la ville. Murat était au Moyen Âge un carrefour commercial important sur la route reliant Clermont-Ferrand au Languedoc.
La ville est aussi un point de départ efficace pour les activités de montagne. Le Super Lioran, station de ski la plus importante du Massif central (1 160 à 1 850 m), est à 12 kilomètres par le col de Font de Cère. En été, ce même col offre un itinéraire à vélo avec des panoramas sur les pentes du Plomb du Cantal (1 855 m, point culminant du département). Les pratiquants de ski de fond bénéficient d'un réseau de pistes nordiques accessibles dès novembre en cas d'enneigement suffisant.
En juillet, Murat organise un marché aux fromages qui rassemble une trentaine de producteurs locaux. C'est l'occasion de goûter le Cantal AOP sous ses trois formes officielles : jeune (doux, souple), entre-deux (affiné 2 à 6 mois, légèrement relevé), vieux (plus de 6 mois d'affinage, corsé et friable). Le marché hebdomadaire du vendredi matin est l'un des plus animés du département tout au long de l'année.
9. Saint-Urcize, l'Aubrac à l'état pur
Peu de villages cantaliens donnent autant l'impression d'être au bout du monde. Saint-Urcize est installé sur le rebord du plateau de l'Aubrac, à 1 054 mètres d'altitude, à la limite entre Cantal, Aveyron et Lozère. Les prairies s'étendent à perte de vue, parsemées de burons en pierre sèche, et des troupeaux de vaches Aubrac dont les cornes en lyre se découpent sur le ciel. C'est ici que le paysage cantalien atteint son expression la plus épurée.
L'église romane de Saint-Gilles (XIIe siècle) est l'un des édifices romans les mieux conservés de la haute Auvergne. Son portail sculpté et son abside semi-circulaire méritent l'arrêt, même si vous n'êtes pas spécialement passionné d'architecture médiévale. Le village compte à peine 300 habitants permanents, un café-épicerie et quelques gîtes. Saint-Urcize est une étape sur le GR 65 (Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle) et sur plusieurs variantes du GR de Pays du Tour des Monts d'Aubrac, une destination pour les marcheurs en priorité, mais aussi pour ceux qui cherchent une nuit au silence quasi absolu, loin de tout flux touristique.

10. Raulhac et le château de Messilhac
Le nom de Raulhac est peu connu, mais le château de Messilhac (Raulhac, 15800 Raulhac, noté 4/5 sur Google pour 82 avis), qui domine la vallée depuis une colline boisée à quelques centaines de mètres du village, mérite le déplacement. Ce château Renaissance du XVIe siècle, avec ses tours d'angle, ses douves et ses jardins à la française restaurés au cours du XXe siècle, est l'un des châteaux les plus photogéniques de l'Auvergne.
Le village de Raulhac lui-même est un bourg tranquille de quelques centaines d'habitants, avec une tour carrée médiévale (seul vestige de l'ancien château villageois) et une église en basalte du XVe siècle. La route qui relie Raulhac à Murat en longeant la vallée du Rhue est l'une des plus belles du département : rivière encaissée, forêts de chênes et de hêtres, quelques cascades visibles depuis la chaussée. Le château de Messilhac est ouvert à la visite de juin à septembre ; la visite guidée dure environ une heure et couvre les appartements meublés d'époque, la chapelle privée et les communs.
11. Menet, la plage secrète du Cantal
Le Cantal n'est pas une destination balnéaire, mais Menet fait presque oublier ce détail. Le village est installé en surplomb du lac de Saint-Étienne-Cantalès, une retenue artificielle de la Truyère qui offre plusieurs kilomètres de rives accessibles. Une plage surveillée, des pédalos, des espaces de pique-nique en herbe sous les chênes, une ambiance inattendue dans un département volcanique de haute altitude.
Le village en lui-même est discret : une place, une église romane, quelques maisons en pierre grise. Mais Menet a su tirer parti de la proximité du lac pour proposer une offre de loisirs qui le distingue des autres villages de cette sélection. Kayak, baignade en famille, pêche à la carpe (le lac est réputé auprès des spécialistes du Massif central) et VTT sur les sentiers de la rive est, les activités sont plus variées qu'on ne l'imaginerait à première vue. Pour les familles avec jeunes enfants, Menet est l'une des meilleures bases du Cantal : pas de foule, lac accessible, hébergements en gîtes à des tarifs raisonnables. La base de loisirs est ouverte de mi-juin à fin août.


12. Pleaux, gardien des gorges
Pleaux est le dernier nom de cette liste, mais pas le moins intéressant. Ce bourg médiéval du nord-ouest du Cantal est l'un des points de vue les plus accessibles sur les gorges de la Truyère et le lac de Sarrans, dont les eaux turquoise contrastent saisissamment avec les parois de basalte sombre qui les encadrent.
La tour de l'Horloge du XIVe siècle, seul vestige de l'ancienne enceinte de Pleaux, domine la place centrale. Les maisons en pierre, les ruelles en pente et les lavoirs témoignent d'une histoire médiévale préservée sans excès de restauration. Pleaux n'est pas labellisé « Plus Beaux Villages de France », mais son caractère intact et sa situation au-dessus des gorges lui valent une mention dans la plupart des guides sérieux consacrés au Cantal.
La route de Pleaux vers Laroquebrou longe les gorges sur plusieurs kilomètres avec des belvédères exceptionnels sur la Truyère. Une balade en voiture qui réserve de belles surprises, notamment au crépuscule quand la lumière rasante fait briller les eaux du lac de Sarrans comme du métal fondu.
FAQ
Quel est le plus beau village du Cantal ?
Salers est régulièrement cité comme le plus beau village du Cantal, et le label « Plus Beaux Villages de France » lui a été attribué dès les premières années du classement national. Son architecture en basalte noir, ses hôtels particuliers des XVe et XVIe siècles et sa situation à 950 mètres d'altitude en font un site réellement exceptionnel. Si vous cherchez quelque chose de moins fréquenté, Montsalvy ou Marcolès offrent une expérience plus authentique, avec beaucoup moins de monde même en plein été.
Quelle est la meilleure période pour visiter les villages du Cantal ?
Le printemps (mai-juin) et l'automne (septembre-octobre) sont les meilleures fenêtres. En mai et juin, les prairies sont en fleurs, les troupeaux sont montés en estive et les routes de montagne sont dégagées. L'automne donne au bocage cantalien des couleurs spectaculaires, et les villages sont quasiment vides de touristes après la mi-septembre. L'été (juillet-août) reste possible, mais Salers et le secteur du Puy Mary peuvent être très chargés. En hiver, plusieurs villages restent accessibles, mais l'offre de restauration et d'hébergement est réduite en semaine.
Comment visiter les villages du Cantal sans voiture ?
C'est compliqué mais pas impossible. Le train dessert Aurillac, Saint-Flour et Murat sur la ligne Clermont-Ferrand/Aurillac. Des lignes de car départementales relient certains villages, mais les horaires sont peu pratiques pour les touristes. La solution la plus réaliste sans véhicule personnel est de se concentrer sur les villages proches d'Aurillac et de partir à vélo à assistance électrique, plusieurs loueurs proposent des sorties balisées depuis la ville. En randonnée, le GR 65 passe par Saint-Urcize et relie plusieurs villages du sud du département.
Combien de villages du Cantal sont labellisés « Plus Beaux Villages de France » ?
Le Cantal compte 3 villages labellisés « Plus Beaux Villages de France » : Salers, Tournemire et Marcolès, ce dernier ayant rejoint le réseau en 2024. Montsalvy, souvent citée dans les guides, relève en réalité du label « Petite Cité de Caractère ». L'association nationale recense 184 villages labellisés à travers la France en 2026, et l'Auvergne-Rhône-Alpes figure parmi les régions les mieux représentées. Le label est attribué selon une grille de critères qui inclut la qualité architecturale, la politique de mise en valeur du patrimoine et l'implication de la commune dans son entretien.
Peut-on visiter plusieurs de ces villages en un seul week-end ?
Un week-end permet raisonnablement de voir 4 à 5 villages en voiture selon votre rythme. Un itinéraire efficace depuis Aurillac : le samedi, Salers puis Tournemire puis Murat (environ 120 km en boucle) ; le dimanche, Montsalvy puis Marcolès ou Chaudes-Aigues (environ 80 km). Pour couvrir l'ensemble des 12 villages de cette sélection, comptez au minimum 4 jours. Les guides audio Ryo sont disponibles pour plusieurs destinations du Massif central et peuvent enrichir vos étapes culturelles tout au long du circuit.
Pour aller plus loin
Le Cantal est une belle porte d'entrée vers la France rurale et volcanique, mais c'est un chapitre parmi d'autres d'un territoire bien plus vaste. Les amateurs de villages médiévaux trouveront des équivalents remarquables dans les plus beaux villages de Dordogne ou dans les plus beaux villages du Calvados, deux régions que Ryo documente avec le même soin pour vous aider à préparer chaque escapade.
Pour une vue d'ensemble à l'échelle nationale, notre sélection des plus beaux villages de France rassemble les meilleures pépites de tout le territoire. Que vous partiez en voiture ou à pied sur les chemins balisés, les parcours audioguidés Ryo complètent idéalement ce type de circuit buissonnier, une façon d'aller plus loin que les panneaux d'interprétation et les brochures locales.