
Que voir autour de Biarritz : 17 excursions incontournables en 2026
© Shutterstock
À Biarritz, la question ne se pose jamais très longtemps : on vient pour la Grande Plage et le Rocher de la Vierge, et on repart souvent en ayant à peine effleuré ce que cache l'arrière-pays basque. Passé les premiers surfeurs et les façades Belle Époque, il suffit de vingt minutes de route pour changer complètement de décor, entre falaises, villages à colombages et sommets frontaliers. Se demander que voir autour de Biarritz, c'est justement accepter de sortir de la ville, quitte à revenir le soir pour arpenter le parcours audioguidé Ryo de Biarritz et remettre en perspective ce qu'on vient de traverser.
Dans un rayon d'une heure de route, on trouve un train à crémaillère centenaire qui grimpe à plus de 900 mètres d'altitude, un village où l'on fait sécher des piments rouges sur toutes les façades en septembre, une cathédrale gothique classée par l'UNESCO au titre des chemins de Compostelle, et une ville espagnole entière accessible en bus depuis le centre-ville. Ce guide détaille dix-sept excursions classées à peu près par ordre de proximité, de Bidart à San Sebastián, avec ce qu'il faut savoir avant de prendre la route.

Bidart et Guéthary, les stations chics de la Côte basque
À moins de dix minutes de route au sud de Biarritz, Bidart et Guéthary forment un duo qu'on visite souvent le même après-midi tant les deux communes se touchent. Bidart, perchée sur sa falaise, compte plusieurs plages en contrebas reliées par des escaliers abrupts : la plage du Centre, celle d'Erretegia, et surtout la plage d'Ilbarritz (Avenue de la Milady, 64210 Bidart, noté 4.7/5 sur Google pour 398 avis), bordée par l'ancienne villa Belza et un vaste espace naturel protégé. Le bourg lui-même, avec son fronton de pelote et son église Sainte-Madeleine au clocher-mur typiquement labourdin, mérite une pause en dehors des heures de plage.
Guéthary, juste au sud, est minuscule : à peine plus d'un millier d'habitants à l'année, un port de pêcheurs miniature et une réputation qui dépasse largement sa taille dans le monde du surf. La vague de Parlementia, qui casse au large du village, attire des surfeurs professionnels du monde entier lors des grosses houles d'hiver. Le reste de l'année, l'ambiance est plus tranquille : on flâne entre les criques, on s'arrête à la terrasse d'un des restaurants de la place du village, et on regarde les frontons rouge et blanc typiques du bâti basque.
Ce qui distingue ces deux communes de Biarritz, c'est le rythme. Ici, pas de front de mer surchargé ni de grands hôtels : des villas basques dispersées, des jardins fermés, et une clientèle qui revient chaque été dans la même maison depuis des décennies. Beaucoup de visiteurs découvrent d'ailleurs les plus belles plages du Pays basque, recensées par Ryo, avant de choisir entre Bidart et Guéthary pour leur après-midi baignade. Comptez une bonne heure sur place si vous ne faites que passer, une demi-journée si vous voulez marcher jusqu'aux criques les moins fréquentées.
Pour les amateurs de golf, Bidart abrite également un des parcours les plus réputés de la côte, avec vue directe sur l'océan depuis plusieurs greens. Et si vous voyagez avec des enfants, le parc public d'Ilbarritz-Mouriscot, aménagé sur d'anciennes dunes, offre un grand espace de jeu ombragé à quelques centaines de mètres de la plage.
La Corniche Basque, la plus belle route du littoral
Entre Guéthary et Saint-Jean-de-Luz, la route qui longe la côte porte le nom de Corniche Basque. C'est un des tronçons les plus photographiés de toute la région : la chaussée épouse le relief des falaises, avec des points de vue qui plongent directement dans l'Atlantique, notamment au niveau du parking de la Corniche, aménagé exprès pour l'arrêt photo.
Le sentier littoral longe la route sur presque tout le parcours, ce qui permet de faire l'aller en voiture et le retour à pied, ou l'inverse. À l'approche de Socoa, le fort de Socoa (Chemin de la Passe, 64500 Ciboure, noté 4.5/5 sur Google pour 5 752 avis), ouvrage du XVIIe siècle construit pour défendre l'entrée de la baie de Saint-Jean-de-Luz, marque la fin de la corniche et le début de la ria.
Venez plutôt en fin de journée : la lumière rasante sur les falaises ocre et le contraste avec le bleu profond de l'eau donnent des couleurs qu'on ne retrouve pas en milieu de journée. Comptez vingt minutes de route sans arrêt depuis Biarritz, le double si vous vous arrêtez à chaque point de vue, ce qui est fortement recommandé.
À vélo, la route se parcourt aussi très bien hors saison, avec un bas-côté suffisamment large sur la majorité du tracé. En été en revanche, mieux vaut privilégier tôt le matin : la circulation se densifie vite entre les campings-cars et les cyclotouristes, surtout autour du parking principal de la Corniche.


Saint-Jean-de-Luz, le port basque au charme intact
À une quinzaine de kilomètres au sud de Biarritz, Saint-Jean-de-Luz conserve une identité que le tourisme n'a pas complètement lissée. La ville doit sa notoriété historique au mariage de Louis XIV avec l'infante d'Espagne Marie-Thérèse, célébré en 1660 dans l'église Saint-Jean-Baptiste, un édifice au décor intérieur en bois doré unique dans la région, avec ses trois étages de galeries.
La Maison Louis XIV, sur la place principale, se visite et raconte cette union royale qui a scellé la paix des Pyrénées entre France et Espagne. Juste en face, la Grande Plage de Saint-Jean-de-Luz bénéficie d'une particularité rare sur la côte basque : sa baie, protégée par trois digues construites au XIXe siècle, forme une eau calme et peu profonde, idéale pour les familles, contrairement aux plages plus exposées de Biarritz ou d'Anglet.
La ville vit aussi de la pêche, avec un port encore actif où l'on débarque thon et anchois selon la saison. Les halles couvertes, ouvertes tous les matins, permettent de goûter aux produits locaux avant de repartir : jambon de Bayonne, fromage de brebis, gâteau basque. De l'autre côté de la baie, le petit port de Ciboure, ville natale du compositeur Maurice Ravel, se rejoint par une navette maritime ou par le sentier qui longe le quai.
En résumé, si vous ne devez choisir qu'une seule excursion côtière autour de Biarritz, Saint-Jean-de-Luz combine à elle seule patrimoine, gastronomie et plage familiale, ce qui explique pourquoi tant de visiteurs y reviennent d'une année sur l'autre.
Hendaye, la dernière étape avant l'Espagne
À environ trente kilomètres de Biarritz, Hendaye marque la frontière avec l'Espagne, matérialisée par le fleuve Bidassoa. Sa plage, longue de près de trois kilomètres de sable fin, est l'une des plus vastes de toute la côte basque, ce qui la rend nettement moins bondée que celles de Biarritz en plein été malgré une capacité d'accueil équivalente.
Le site le plus intéressant de la commune reste le château d'Abbadia (Route de la Corniche, 64700 Hendaye, noté 4.4/5 sur Google pour 6 878 avis), une demeure néo-gothique construite au XIXe siècle par l'astronome et explorateur Antoine d'Abbadie, avec le concours de l'architecte Viollet-le-Duc. L'intérieur mêle décors mauresques, observatoire astronomique et références aux voyages africains du propriétaire, un ensemble assez singulier pour mériter le détour même si vous n'êtes pas passionné d'architecture.
Depuis le port d'Hendaye, une petite embarcation appelée localement le passeur ou la « pinasse » traverse la Bidassoa en quelques minutes pour rejoindre Hondarribia, ville espagnole colorée avec ses maisons à balcons de bois peints. C'est l'occasion de dire qu'on a « vu l'Espagne » sans prendre la voiture, pour le prix d'un aller simple en bateau. Pour un séjour plus complet côté plages, la Ryocity de Biarritz consacrée à la reine des plages et la plage des rois donne un bon point de comparaison avant de pousser jusqu'à Hendaye.

Bayonne, les ruelles où l'on flâne sans but
Bayonne n'est qu'à huit kilomètres de Biarritz, et pourtant l'ambiance n'a rien à voir : c'est une ville fluviale, construite au confluent de la Nive et de l'Adour, avec un centre historique divisé en Grand Bayonne et Petit Bayonne. On y flâne d'une rive à l'autre par les cinq ponts, en zigzaguant entre les maisons à colombages rouge et vert typiques du Pays basque.
La cathédrale Sainte-Marie, de style gothique, domine Grand Bayonne avec ses deux flèches visibles depuis plusieurs kilomètres à la ronde. Elle fait partie des monuments inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, un statut qu'elle partage avec son cloître attenant, resté remarquablement intact depuis le XIIIe siècle.
Côté gastronomie, Bayonne a donné son nom au jambon éponyme, protégé par une IGP et séché selon des méthodes ancestrales dans les caves de la ville. Moins connue, l'histoire du chocolat bayonnais remonte au XVIe siècle, quand des artisans juifs chassés d'Espagne et du Portugal se sont installés dans le quartier Saint-Esprit et ont introduit dans la ville le savoir-faire de la torréfaction du cacao, faisant de Bayonne l'un des berceaux du chocolat en France.
Le Petit Bayonne, plus populaire et animé le soir, concentre bars à tapas basques et le Musée basque et de l'histoire de Bayonne, qui retrace les traditions locales : pelote, tauromachie, transhumance. Une matinée suffit pour l'essentiel, mais une journée entière permet de vraiment prendre le pouls de la ville, notamment un jour de marché.
Si vous passez fin juillet ou début août, vous tomberez peut-être en pleines Fêtes de Bayonne : cinq jours de liesse en tenue blanc et rouge qui rassemblent plus d'un million de participants et comptent parmi les plus grands rassemblements festifs de France. En dehors de cette parenthèse, la ville garde un rythme paisible, ponctué par les terrasses installées le long des quais de la Nive et le va-et-vient des marchés couverts.
Anglet, les vagues et la forêt du Pignada
Entre Biarritz et Bayonne, Anglet joue un rôle de trait d'union qu'on sous-estime souvent. La commune aligne près de quatre kilomètres et demi de plages consécutives, numérotées de la VVF à la plage des Cavaliers, prisées par les surfeurs pour la régularité de leurs vagues et moins fréquentées que celles du centre de Biarritz.
À l'intérieur des terres, la forêt du Pignada (Avenue du Rooseveldt, 64600 Anglet, noté 4.5/5 sur Google pour 416 avis), une centaine d'hectares de pins maritimes plantés au XIXe siècle pour fixer les dunes, propose des sentiers ombragés, une aire de jeux et même un mini-golf. C'est une bonne option pour couper la journée plage par une pause fraîcheur, en particulier avec des enfants.
Si votre séjour est orienté surf, autant se fier directement à ceux qui pratiquent : consultez les meilleurs spots de surf autour de Biarritz recensés par Ryo pour repérer les plages d'Anglet les mieux adaptées à votre niveau avant de louer une planche sur place.

Ainhoa, le plus beau village du Labourd
Ainhoa, à une vingtaine de minutes de Biarritz par l'intérieur des terres, fait partie des « Plus Beaux Villages de France », un label qu'elle mérite pleinement avec sa rue unique bordée de maisons labourdines aux volets rouge sang ou vert sombre.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, avec ses galeries de bois intérieures typiques des églises basques, marque le centre du village. Le reste se visite en une petite heure : quelques boutiques d'artisanat, des ateliers de linge basque, et un calme qui contraste franchement avec l'agitation estivale du littoral.
Mieux vaut y aller tôt le matin ou en fin de journée : le village, très étroit, sature vite en pleine saison, et une bonne partie de son charme tient justement à pouvoir déambuler sans se presser dans la rue principale. Autour du bourg, plusieurs sentiers balisés traversent des collines de prairies et de fougères jusqu'à la frontière espagnole, une bonne option pour une randonnée d'une à deux heures sans dénivelé excessif.
Espelette, la capitale du piment
À quelques kilomètres d'Ainhoa, Espelette doit toute sa renommée à un légume : le piment rouge qui orne les façades de ses maisons blanches chaque fin d'été, suspendu en guirlandes appelées « cordes ». Depuis 2000, le piment d'Espelette bénéficie d'une appellation d'origine contrôlée, la seule pour un piment en France.
La fête du piment, organisée le dernier week-end d'octobre, marque le point culminant de la saison, avec intronisations et dégustations dans tout le village. Le reste de l'année, les épiceries locales vendent la production séchée sous toutes ses formes, en poudre, en corde ou en confiture.
Le château des barons d'Ezpeleta (Place du Jeu de Paume, 64250 Espelette, noté 4.1/5 sur Google pour 18 avis), ancien siège seigneurial devenu mairie, abrite une exposition permanente sur le piment. Plusieurs restaurants du village déclinent la spécialité locale à toutes les sauces, du poulet basquaise à l'omelette au piment, ce qui en fait une étape gourmande autant que pittoresque. Une visite d'Espelette se conjugue bien avec Ainhoa dans la même demi-journée, les deux villages n'étant séparés que de dix minutes de route.
Au-delà du piment, le village mérite qu'on lève les yeux sur son église Saint-Étienne, coiffée d'un massif clocher-porche, et qu'on s'attarde dans son cimetière planté de stèles discoïdales, ces croix rondes gravées que l'on retrouve un peu partout dans le Labourd et qui racontent, à leur manière, l'histoire funéraire du Pays basque.

La Rhune, le petit train qui grimpe dans les nuages
Sommet frontière entre France et Espagne, La Rhune culmine à plus de 900 mètres et reste l'excursion la plus emblématique de l'arrière-pays basque, en grande partie grâce à son train à crémaillère. Mis en service en 1924, ce petit train rouge et blanc met environ trente-cinq minutes pour rallier le sommet depuis la gare du col de Saint-Ignace, à une vitesse volontairement lente qui permet d'admirer le paysage tout au long de la montée.
En haut, par temps clair, la vue s'étend du golfe de Gascogne jusqu'aux premiers contreforts pyrénéens, avec les villages de Sare et Ascain en contrebas et la côte basque espagnole à l'horizon. Des troupeaux de pottoks, ces petits chevaux basques semi-sauvages, paissent librement sur les pentes, autant dire qu'il faut garder l'appareil photo à portée de main pendant toute la montée.
Si vous préférez marcher, un sentier de randonnée grimpe également au sommet, comptez environ deux heures d'ascension pour les marcheurs entraînés. En haute saison, mieux vaut réserver son billet de train à l'avance ou arriver tôt : les files d'attente peuvent dépasser une heure les jours de grande affluence, surtout en juillet et août. Le village de Sare, au pied de la montagne, mérite lui aussi une halte, avec son fronton central et ses grottes préhistoriques ouvertes à la visite.
Bon à savoir avant de faire la route : le train circule surtout du printemps à l'automne, avec des départs plus espacés hors vacances scolaires, et il peut être suspendu par grand vent, fréquent sur ce sommet exposé. Un coup d'œil aux horaires du jour et à la météo du col avant de partir évite la déconvenue d'arriver devant une gare fermée après une heure de route.

Saint-Jean-Pied-de-Port, la porte historique de Compostelle
Plus loin dans les terres, à environ cinquante-cinq kilomètres de Biarritz, Saint-Jean-Pied-de-Port conserve un statut particulier : c'est le point de départ historique du Chemin du Puy, l'une des principales voies françaises vers Compostelle. Chaque année, des milliers de pèlerins s'y arrêtent avant de franchir les Pyrénées vers l'Espagne.
La citadelle, construite par Vauban au XVIIe siècle, domine la ville et offre un panorama complet sur les toits rouges et la vallée de la Nive. En contrebas, la rue de la Citadelle, entièrement pavée, descend jusqu'à la porte Notre-Dame et son pont sur la rivière, avec des façades du XVe et XVIe siècle presque intactes.
Le marché du lundi matin, l'un des plus réputés du Pays basque intérieur, rassemble producteurs de fromage de brebis, charcutiers et maraîchers sur la place du marché. Pour prolonger la visite, les amateurs de marche peuvent consulter les randonnées autour de Biarritz cataloguées par Ryo, qui recensent plusieurs itinéraires accessibles depuis cette partie de l'arrière-pays.
San Sebastián, l'excursion espagnole qui vaut le détour
À un peu moins d'une heure de route au sud de Biarritz, San Sebastián (Donostia en basque) constitue la sortie de journée la plus dépaysante de toute cette liste, sans même sortir de l'espace Schengen. La ville s'organise autour de la baie de la Concha, une plage en forme de coquillage bordée d'une promenade Belle Époque, souvent citée parmi les plus belles baies urbaines d'Europe.
La vieille ville, ou Parte Vieja, concentre l'essentiel de l'animation : ruelles étroites, bars à pintxos serrés les uns contre les autres, et une ambiance qui n'a rien à envier à Bayonne ou Saint-Jean-de-Luz, en plus bruyant et en plus festif. Le funiculaire du mont Igueldo, qui fonctionne depuis 1912, grimpe jusqu'à un parc d'attractions rétro offrant l'une des meilleures vues sur toute la baie.
De l'autre côté de la ville, la plage de Zurriola attire une clientèle plus jeune et plus orientée surf, avec des vagues nettement plus marquées que celles de la Concha, dans un quartier bordé de bars branchés. C'est un bon complément si la baie principale vous semble trop calme ou trop fréquentée en pleine saison.
Si vous êtes gourmet, sachez que la ville revendique l'une des plus fortes concentrations de tables étoilées au monde rapportée à sa population, mais l'expérience la plus accessible reste la tournée des pintxos : on picore un ou deux bouchons par bar, un verre de txakoli à la main, avant de passer au comptoir suivant. Fin septembre, San Sebastián accueille aussi son festival international du film, l'un des plus prestigieux d'Europe, qui anime le palais du Kursaal, ce double cube de verre posé au bord de la plage de Zurriola.
Côté pratique, San Sebastián se rejoint en voiture par l'autoroute, mais aussi en bus régulier depuis la gare routière de Bayonne ou de Biarritz, sans avoir à se soucier du stationnement, souvent compliqué en centre-ville espagnol l'été. Une journée suffit pour l'essentiel, deux si vous voulez enchaîner plage et gastronomie sans vous presser.


Les grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya, un voyage sous terre
Moins connues du grand public, les grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya (Route des Grottes, 64240 Saint-Martin-d'Arberoue, noté 4.6/5 sur Google pour 2 143 avis), situées près de Saint-Martin-d'Arberoue à environ quarante kilomètres de Biarritz, comptent parmi les sites préhistoriques majeurs du Pays basque. Les fouilles y ont mis au jour des gravures pariétales et des outils datant du Paléolithique, ainsi que des flûtes taillées dans des os d'oiseaux, parmi les plus anciennes connues en Europe.
La visite se fait uniquement en groupe accompagné d'un guide, sur réservation en haute saison, et dure environ une heure. Le village de Saint-Martin-d'Arberoue lui-même reste minuscule, sans commerce notable, ce qui en fait une excursion à combiner avec un pique-nique plutôt qu'avec un déjeuner sur place. C'est un site à part, plus confidentiel que La Rhune ou Saint-Jean-de-Luz, mais qui change complètement de registre par rapport au reste de la côte.
La forêt d'Iraty, l'autre visage du Pays basque
À environ soixante-cinq kilomètres de Biarritz, la forêt d'Iraty constitue l'une des plus grandes hêtraies d'Europe occidentale, partagée entre la France et l'Espagne sur un plateau d'altitude. C'est un vrai changement d'échelle par rapport à la côte : ici, plus d'océan, mais des chevaux pottoks en liberté, des sentiers de randonnée balisés et, en hiver, un domaine de ski de fond parmi les rares du massif pyrénéen occidental.
L'été, la forêt attire surtout les marcheurs et les vététistes, avec des boucles de plusieurs heures autour du col Bagargui, où le GR10 traverse également le massif. Une base de loisirs loue raquettes en hiver et VTT en été, ce qui évite de transporter son propre matériel depuis la côte. Comptez une bonne heure quinze de route depuis Biarritz, ce qui en fait la destination la plus lointaine de cette liste, à réserver à une journée entière plutôt qu'à un après-midi.
Le sentier du littoral, de Biarritz à la frontière
Pour qui préfère marcher plutôt que conduire, le sentier du littoral relie Biarritz à Hendaye sur près de trente kilomètres, en longeant la côte via Bidart, Guéthary, Saint-Jean-de-Luz et Socoa. Il n'est pas nécessaire de le parcourir en entier : la plupart des visiteurs choisissent un tronçon de deux à trois heures, souvent celui entre Guéthary et Saint-Jean-de-Luz, qui traverse la Corniche Basque.
Le sentier alterne portions goudronnées en ville et chemins plus sauvages sur les falaises, avec un balisage globalement clair. Prévoyez de bonnes chaussures pour les sections escarpées près de Socoa, et de l'eau en été, l'ombre se faisant rare sur la majeure partie du tracé.


Où manger pendant vos excursions autour de Biarritz
Chaque étape a sa spécialité. À Bayonne, le jambon accompagné d'une tranche de pain de campagne ; à Espelette, tout plat relevé d'une pointe de piment en poudre ; à Saint-Jean-de-Luz, le ttoro, une soupe de poissons typiquement basque, souvent servie en entrée dans les restaurants du port.
Côté sucré, le gâteau basque, fourré à la crème pâtissière ou à la confiture de cerises noires d'Itxassou, se trouve dans presque toutes les pâtisseries de la région, avec des variantes selon les villages. Pour un tour d'horizon plus complet avant de partir, le top 10 des spécialités culinaires de Biarritz selon Ryo reste une bonne base de départ.
Comment se déplacer : voiture, train ou bus
La voiture reste le moyen le plus flexible pour enchaîner plusieurs excursions dans la même journée, notamment vers l'intérieur des terres où les transports en commun sont plus rares. Comptez sur des routes de montagne étroites au-delà d'Espelette, avec des temps de trajet parfois plus longs que ce que suggère la distance affichée.
Pour la côte, le réseau TER relie Biarritz à Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye en une trentaine de minutes, avec des fréquences correctes en saison. Le réseau de bus Txik Txak complète l'offre vers Bidart, Guéthary et Anglet, tandis que plusieurs lignes régulières rejoignent San Sebastián sans passer par la case location de voiture.
Si vous optez malgré tout pour la voiture, prévoyez le stationnement payant sur la quasi-totalité du littoral en saison, avec des tarifs qui grimpent vite près des plages les plus courues. Les parkings relais en périphérie de Bayonne et de Saint-Jean-de-Luz, moins chers, permettent souvent de rejoindre le centre à pied en dix minutes.
Quand partir pour explorer les environs de Biarritz
Mai-juin et septembre offrent le meilleur compromis : météo encore clémente, files d'attente réduites au train de la Rhune (Col de Saint-Ignace, 64310 Sare, noté 4.4/5 sur Google pour 20 893 avis), et villages moins saturés qu'en plein cœur de l'été. Juillet-août restent incontournables pour la baignade, mais imposent de partir tôt le matin pour éviter la cohue sur les sites les plus courus.
L'hiver n'est pas à exclure pour autant : la forêt d'Iraty se prête au ski de fond dès les premières neiges, et les villes comme Bayonne ou San Sebastián se visitent très bien hors saison, sans les foules estivales, avec en prime des tarifs d'hébergement nettement plus doux qu'en juillet-août.
FAQ
Quelle est la plus belle excursion autour de Biarritz ?
La réponse dépend des goûts, mais La Rhune et Saint-Jean-de-Luz reviennent le plus souvent en tête : la première pour son panorama et son train historique, la seconde pour l'équilibre entre patrimoine, gastronomie et plage familiale.
Combien de temps prévoir pour visiter les environs de Biarritz ?
Une semaine permet de couvrir la majorité des excursions listées ici sans se presser, à raison d'une ou deux par jour. En trois ou quatre jours, privilégiez les destinations les plus proches : Bidart, Guéthary, Saint-Jean-de-Luz, Bayonne et Anglet.
Peut-on visiter le Pays basque espagnol sans voiture ?
Oui. Des bus réguliers relient Biarritz à San Sebastián, et une navette maritime traverse la Bidassoa entre Hendaye et Hondarribia en quelques minutes, sans passer par la route.
Quel est le plus beau village près de Biarritz ?
Ainhoa, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, remporte souvent la palme, même si Espelette et Sare se défendent bien pour leur ambiance et leurs spécialités locales respectives.
Quelle est la meilleure saison pour ces excursions ?
Mai, juin et septembre offrent le meilleur équilibre entre météo agréable et fréquentation modérée. L'été reste imbattable pour la baignade, à condition de partir tôt pour devancer la foule, tandis que l'automne et l'hiver conviennent parfaitement aux villes et à l'arrière-pays, avec des sites bien plus calmes.
Faut-il réserver le train de la Rhune à l'avance ?
En haute saison, oui, ou à défaut arriver dès l'ouverture : l'attente peut dépasser une heure les jours de forte affluence, notamment en juillet et août.
Au final, choisir les alentours de Biarritz revient à trancher entre littoral et arrière-pays, souvent les deux si le temps le permet. Entre les villages perchés du Labourd, les plages moins fréquentées que celles du centre-ville et l'excursion espagnole à moins d'une heure de route, l'arrière-pays basque complète largement ce que Biarritz seule ne montre pas. Avant de reprendre la route, un dernier passage par la Ryocity de Biarritz permet de relier tranquillement les plages et le patrimoine urbain à tout ce que vous venez de découvrir aux alentours.
À lire également
