
Les 10 plus beaux villages à découvrir autour de Saint-Malo (2026)
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Il y a quelque chose d'étrange avec Saint-Malo : on arrive pour la cité corsaire, ses remparts et ses grandes marées, et chaque village autour de Saint-Malo que l'on visite ensuite dévoile un univers différent, dans un rayon de 50 km. Les villages autour de Saint-Malo ne font pas que prolonger le séjour, ils le transforment. Un village de pêcheurs en granit labellisé « Plus Beau Village de France » sur les rives de la Rance, une station balnéaire aux 400 villas Belle Époque face aux remparts, un port ostréicole avec vue directe sur la baie du Mont-Saint-Michel, une cité épiscopale du XIIe siècle flanquée de l'un des plus grands menhirs encore debout de Bretagne : l'arrière-pays malouinais se révèle à chaque détour de route. Pour commencer par la cité elle-même avant de rayonner vers les environs, le parcours audioguidé Ryo de Saint-Malo À l'abordage propose 29 étapes dans les remparts et les ruelles de la ville close, 2h40 de balade pour comprendre pourquoi cette ville fascine depuis des siècles. Voici ensuite les dix villages et communes qui méritent vraiment le détour.

1. Saint-Suliac : le seul « Plus Beau Village de France » des environs
À 15 km au sud de Saint-Malo, en descendant vers la Rance par la D117 puis la D407, Saint-Suliac (Village de Saint-Suliac, 35430 Saint-Suliac) apparaît sans prévenir : une rue principale en schiste et granit gris, des maisons serrées les unes contre les autres, et la rivière qui s'étale en contrebas comme un lac selon les marées. Ce village de pêcheurs est le seul de l'Ille-et-Vilaine à porter le label « Plus Beaux Villages de France », une distinction méritée, attribuée pour l'ensemble de son architecture et de son caractère préservé.
L'histoire du lieu remonte au VIe siècle, quand le moine gallois Suliau s'installa sur ces rives pour évangéliser la région. Mais c'est au XVIIe et XVIIIe siècle que Saint-Suliac connut sa véritable prospérité, grâce aux Terre-Neuvas : ces pêcheurs bretons qui partaient chaque printemps jusqu'à Terre-Neuve chercher la morue, et qui revenaient à l'automne avec des cales pleines. Les maisons en granit de la rue de la Grève témoignent encore de cette aisance acquise loin de chez soi. Les greniers à sel, petits entrepôts trapus en pierre sèche disséminés dans le bourg, servaient à stocker le sel nécessaire à la conservation du poisson, aujourd'hui classés, ils restent visibles depuis la rue.
Deux points de vue structurent la visite. La butte Bénest, accessible à pied depuis le centre du village en une dizaine de minutes de montée douce, offre un panorama sur toute la Rance estuarienne et, par beau temps, sur les clochers de Saint-Malo au loin. L'église Saint-Suliau (XIe-XVe siècle), avec son clocher trapu et son appareil en moellons de granit, est ouverte en journée, l'intérieur est simple, l'atmosphère pesante et belle à la fois.
À 2 km du bourg en direction de La Ville-ès-Nonais, le menhir de la Roche aux Fées de la Tremblais se dresse dans un champ, l'un des nombreux mégalithes qui ponctuent cette partie de la Bretagne, souvent ignorés des guides mais accessibles librement. Pour les amateurs de plein air, des sorties en kayak s'organisent depuis le port de Saint-Suliac en été, permettant d'explorer les méandres de la Rance à marée haute et de voir le village depuis l'eau.
Concrètement, Saint-Suliac se visite à pied en 1h30, avec une montée jusqu'à la butte et une pause à la maison de la Grève (café-épicerie, ouvert en saison). Le village est en impasse côté sud, il faut repartir par le même chemin qu'à l'aller. Comptez une demi-journée pour profiter du lieu sans se presser, surtout si vous y êtes en fin d'après-midi quand la lumière rasante fait ressortir les textures du granit.
Distance : 15 km, environ 20 minutes en voiture.

2. Dinard : l'élégance Belle Époque à dix minutes en bateau
On l'atteint en bateau-navette depuis l'embarcadère de Saint-Malo en 10 minutes, ou en voiture par le barrage de la Rance en 20 minutes. Quelle que soit la façon dont on arrive, Dinard frappe d'emblée par le contraste avec sa voisine : là où Saint-Malo est militaire et austère, Dinard est extravagante et coquette.
La ville compte plus de 400 villas Belle Époque classées, reliques d'un âge d'or où l'aristocratie anglaise et la haute bourgeoisie française venaient se baigner en tenues de lin rayées. Cette mode anglophile explique tout : les pelouses soignées, les vérandas vitrées, les noms des villas en anglais sur des plaques de faïence. La promenade du Clair de Lune, qui longe la mer depuis la plage du Prieuré jusqu'à la plage de l'Écluse, reste une des balades côtières les plus photogéniques de Bretagne, en soirée en été, un son et lumière est projeté sur les façades des villas depuis la digue.
La plage de l'Écluse, sablonneuse et encadrée par le casino (1912) et le Grand Hôtel, est la plus fréquentée. Pour un peu plus de calme, la plage du Prieuré au sud ou la plage de Saint-Enogat à l'ouest conviennent mieux. Chaque octobre, Dinard accueille le festival du film britannique, rendant hommage à cet héritage anglophile avec des avant-premières et des rétrospectives. Le musée du Site Balnéaire, installé dans une villa 1900, retrace cette époque avec des collections de maillots de bain d'époque, de photographies anciennes et d'objets de villégiature, compter 1h de visite.
Distance : 10 minutes en navette maritime (quai Saint-Vincent), 12 km par la route.
3. Cancale : le port aux huîtres face à la baie du Mont-Saint-Michel
14 km à l'est de Saint-Malo, Cancale est l'endroit où les malouins viennent le dimanche matin se servir d'huîtres directement sur le quai. Ce n'est pas une image : le marché aux huîtres du port de la Houle (Port de la Houle, 35260 Cancale, noté 4.8/5 sur Google pour 10 avis) fonctionne tous les jours, hiver compris, avec des étals en plein air où l'on achète une douzaine à partir de 2 euros et où l'on jette les coquilles directement sur la plage.
Les parcs ostréicoles de Cancale couvrent plusieurs kilomètres dans la baie. La ville produit essentiellement des huîtres plates (Ostrea edulis, la vraie huître bretonne) et des creuses (Crassostrea gigas). La différence se sent au premier croquant : la plate est plus forte, iodée, avec une noisette finale que les connaisseurs considèrent comme le nec plus ultra. Pour comprendre l'ensemble de la filière, la Ferme Marine propose des visites guidées des parcs à huîtres avec dégustation incluse, une expérience à réserver absolument en haute saison, les groupes arrivent tôt.
Mais Cancale ne se résume pas aux fruits de mer. Depuis la pointe du Grouin, à 8 km au nord du port accessible à pied par le sentier des douaniers GR34, le panorama embrasse l'ensemble de la baie du Mont-Saint-Michel, les îles Chausey et, par grande clarté, les côtes normandes. C'est un des points de vue côtiers les plus saisissants de la région, surtout à marée haute quand l'eau envahit les prés-salés en contrebas. La végétation rase de la pointe, balayée par le vent, donne à l'endroit une ambiance de bout du monde malgré sa proximité avec les routes touristiques.
Le bourg de Cancale, sur les hauteurs, abrite l'église Saint-Méen et des ruelles commerçantes plus calmes que le port. Mais la vraie vie de Cancale est en bas, sur le quai Thomas : les criées, les bateaux de pêche et les restaurants de fruits de mer qui s'alignent le long du port. Réservez si vous venez en juillet-août, les meilleures tables affichent complet plusieurs jours à l'avance.
Distance : 14 km, environ 20 minutes en voiture.


4. Combourg : sur les traces de Chateaubriand
Combourg, à 45 km au sud de Saint-Malo, est une petite ville d'environ 6 000 habitants qui doit l'essentiel de sa renommée à un adolescent mélancolique du XVIIIe siècle : François-René de Chateaubriand. L'auteur des Mémoires d'outre-tombe a passé deux ans de son enfance dans le château familial et l'a immortalisé dans ses écrits, notamment dans le fameux chapitre sur « les bruyères » et ses promenades nocturnes autour du lac.
Le château de Combourg (Place Chateaubriand, 35270 Combourg, noté 4.2/5 sur Google pour 3 005 avis) (XIe-XVe siècle) se visite en été avec les appartements du comte de Chateaubriand, père de l'écrivain, et la tour du Chat, où le jeune François-René dormait seul et où il prétendait entendre rôder le fantôme d'un ancien seigneur. La visite dure environ 1h. Les jardins en terrasse offrent une vue sur le lac, dont les reflets dans la lumière d'automne méritent à eux seuls le déplacement.
Le lac de Combourg, accessible librement tout autour du château, permet une belle promenade de 3 km dans les bois. La ville dispose de quelques bonnes tables et d'un marché le lundi matin. Si vous y êtes de mi-juillet à mi-août, le festival « Les Contes du Château » propose des spectacles en plein air mêlant conte et musique autour de l'univers de Chateaubriand, atmosphère garantie, même par temps frais.
Distance : 45 km, environ 45 minutes en voiture.
5. Saint-Briac-sur-Mer : peintres, golf et criques secrètes
À 17 km à l'ouest de Saint-Malo, sur la côte d'Émeraude, Saint-Briac-sur-Mer (Place de l'Église, 35800 Saint-Briac-sur-Mer, noté 4.4/5 sur Google pour 74 avis) est le genre de village qu'on traverse sans s'arrêter, et qu'on regrette ensuite. Le peintre Paul Signac y séjourna en 1885 et en rapporta plusieurs toiles, dont Saint-Briac. Les Balises et Saint-Briac. D'une fenêtre, séjours bretons qui marquèrent le tournant de sa carrière vers le néo-impressionnisme. La lumière de la Côte d'Émeraude, ni méditerranéenne ni pleinement atlantique, a aussi attiré d'autres peintres au tournant du XXe siècle.
Le golf de Dinard, dont les fairways s'étendent entre le bourg et la mer depuis 1887, est l'un des plus anciens de France. Les non-membres peuvent y jouer en greenfee sans réservation hors haute saison. Côté nature, les plages de Saint-Briac se méritent : la plage de la Salinette, la plage du Béchet et la plage des Demoiselles sont petites, souvent nettement moins fréquentées que celles de Dinard, et entourées de rochers roussâtres qui s'échauffent au soleil de l'après-midi. Idéal pour une baignade sans foule, surtout en semaine hors juillet-août.
Distance : 17 km, environ 20 minutes en voiture.

6. Dol-de-Bretagne : cité épiscopale et géant de pierre
Dol-de-Bretagne, à 25 km au sud-est de Saint-Malo, est une des villes les plus sous-estimées des visiteurs qui s'arrêtent dans la région. Cette ancienne cité épiscopale, fondée au VIe siècle par le moine gallois Samson, abrite une cathédrale qui rivalise avec les plus belles de Bretagne, et un menhir qui écrase tous ses concurrents de la région.
La cathédrale Saint-Samson (XIIe-XIVe siècle) est construite dans un style gothique austère typique de l'architecture bretonne : pas d'ornement superflu, mais une hauteur de voûte impressionnante pour une ville de 5 000 habitants. L'abside romane, les vitraux du XIIIe siècle et le rare porche nord de style gothique flamboyant méritent qu'on s'y attarde. La rue des Stuarts, juste à côté, conserve des maisons médiévales à colombages dont certaines datent du XIIe siècle, une des rues médiévales les mieux préservées de Bretagne.
À 2 km du centre, le menhir de Champ-Dolent est l'un des plus grands menhirs encore debout de Bretagne : 9,5 mètres de hauteur, planté dans un champ depuis environ 6 000 ans. La légende dit qu'il s'enfonce d'un pouce tous les cent ans et qu'à sa disparition totale, le monde finira. L'accès est libre et gratuit. Depuis le mont Dol (65 m d'altitude, à 3 km), la vue sur le Marais de Dol et la baie du Mont-Saint-Michel par beau temps est remarquable.
Distance : 25 km, environ 25 minutes en voiture.

7. Léhon : l'abbaye médiévale dans la vallée de la Rance
Léhon, à 35 km au sud de Saint-Malo via Dinan, est un village médiéval posé au creux de la vallée de la Rance. Rattaché administrativement à Dinan, il mérite pourtant un arrêt pour lui-même, ou plutôt pour ses deux monuments, qui comptent parmi les plus discrets et les plus beaux de la région.
L'abbaye Saint-Magloire a été fondée au IXe siècle par des moines fuyant les raids vikings, un début peu serein pour un lieu qui dégage aujourd'hui une tranquillité absolue. Les bâtiments actuels datent principalement des XIe et XIIIe siècles. Le cloître, le jardin potager reconstitué et l'église abbatiale (avec les gisants en albâtre des Beaumanoir, grande famille bretonne du Moyen Âge) se visitent en visite guidée de 45 minutes en juillet-août. Les jardins sont en accès libre toute l'année.
À 200 mètres de l'abbaye, les ruines du château de Léhon (XIIe siècle) surplombent la Rance depuis un éperon rocheux. L'accès est libre, et le chemin de ronde partiellement restauré permet de voir la rivière en contrebas et les toits de Dinan sur la rive d'en face. Un sentier balisé relie les deux sites en une dizaine de minutes à pied. Comptez une demi-journée pour Léhon, éventuellement combinée avec Dinan pour une journée complète dans la vallée de la Rance.
Distance : 35 km, environ 35 minutes en voiture.
8. Pleudihen-sur-Rance : cidre, port secret et douceur de vivre
Pleudihen-sur-Rance est le village qu'on ne met jamais dans les guides touristiques, et c'est précisément pour ça qu'il vaut le détour. À 25 km au sud de Saint-Malo, en bord de Rance, ce bourg agricole a conservé une authenticité que les villages plus connus ont largement perdue.
Le port de Mordreuc (Port de Mordreuc, 22690 Pleudihen-sur-Rance, noté 4.5/5 sur Google pour 72 avis), accessible par une route étroite qui descend entre les champs, est un des ports de rivière les plus pittoresques de la région : quelques barques, des hérons qui pêchent sur les berges, et le silence du fleuve à marée haute. C'est l'un des meilleurs spots de pêche à la ligne de la Rance selon les habitués, mais personne ne partage volontiers cette information. La Maison de la Pomme et du Cidre (ouverte d'avril à septembre, 4 euros l'entrée) retrace l'histoire de la production cidricole bretonne avec des démonstrations de pressage et des dégustations, bien pensé pour les familles, accessible aux enfants dès 6 ans.
Distance : 25 km, environ 25 minutes en voiture.
9. Saint-Lunaire : la pointe oubliée de la Côte d'Émeraude
Entre Saint-Malo et Saint-Briac, Saint-Lunaire s'intercale discrètement à 11 km à l'ouest de Saint-Malo. La station balnéaire, plus modeste que Dinard, a gardé un charme authentique de villégiature du début du XXe siècle, avec ses villas en retrait de la mer et ses ruelles calmes.
Le point fort de Saint-Lunaire est la pointe du Décollé (Pointe du Décollé, 35800 Saint-Lunaire, noté 4.7/5 sur Google pour 1 340 avis) : un promontoire rocheux qui s'avance dans la mer, relié au rivage par une étroite passerelle naturelle (un isthme de sable que la marée couvre partiellement). Par gros temps d'automne ou d'hiver, les vagues s'y fracassent avec une violence impressionnante. Par beau temps, la vue de là-haut embrasse la côte depuis Saint-Malo jusqu'à Saint-Briac, et le coucher de soleil sur les rochers rouges est d'une qualité photographique indéniable.
L'église Saint-Lunaire (XIe siècle) abrite un gisant du saint breton éponyme, daté du XIe siècle, une des sculptures romanes les mieux préservées d'Ille-et-Vilaine. La grande plage de Saint-Lunaire, sablonneuse et bien exposée sud-ouest, est parfaite pour une baignade après la visite de la pointe.
Distance : 11 km, environ 15 minutes en voiture.

10. Le Minihic-sur-Rance : l'authenticité maritime préservée
Il faut vraiment vouloir y aller pour trouver Le Minihic-sur-Rance (Place de l'Église, 35430 Le Minihic-sur-Rance). Cette commune de moins de 2 000 habitants, à 12 km au sud de Saint-Malo en remontant la Rance vers l'intérieur, ne dispose d'aucune attraction classée, d'aucun monument répertorié. C'est justement ce qui en fait un des endroits les plus apaisants de la région.
Le port du Minihic se résume à quelques pontons sur la Rance, où des barques de plaisance cohabitent avec les derniers fileyeurs. La berge est accessible à pied depuis le centre du bourg en une dizaine de minutes, et les paysages de rivière à marée haute, quand l'eau monte jusqu'aux herbiers et noie les rochers, sont très différents de ceux à marée basse. Pour les cyclistes, Le Minihic se trouve sur la véloroute de la Rance (qui longe les deux rives entre Saint-Malo et Dinan), qui constitue une façon idéale de relier plusieurs villages de la Rance en une journée sans voiture.
Distance : 12 km, environ 15 minutes en voiture.

Comment organiser votre excursion depuis Saint-Malo
Dix villages en un seul séjour, c'est faisable sur deux à trois jours, à condition d'accepter de ne pas tout faire en même temps. Voici comment structurer les sorties selon le temps disponible.
En une journée, choisissez un axe. La côte d'Émeraude vers l'ouest (Dinard, Saint-Lunaire, Saint-Briac-sur-Mer) s'enchaîne en voiture sur 50 km de route côtière avec des arrêts naturels sur chaque plage. La rive de la Rance vers le sud (Saint-Suliac, Le Minihic, Pleudihen-sur-Rance) dessine un itinéraire plus intérieur, plus vert, sensiblement moins touristique.
En deux jours, ajoutez Cancale le matin du premier jour, le marché du port avant 11h, avant l'affluence, puis Dol-de-Bretagne l'après-midi (cathédrale + menhir de Champ-Dolent). Consacrez le deuxième jour à la vallée de la Rance avec Léhon, les ruines du château et Dinan.
Notre application Ryo propose aussi une façon de débuter le séjour par la cité intra-muros elle-même : le guide audio Ryo À l'abordage couvre 6,6 km dans les remparts et les fortifications en 2h40, une mise en contexte utile avant de rayonner vers les environs.
En voiture : indispensable pour la majorité de ces villages. Les transports en commun relient Saint-Malo à Cancale, Dinard et Dol-de-Bretagne via Keolis Emeraude, mais les liaisons sont rares hors heures de pointe. Le service Illico 35 couvre certains trajets.
Meilleure saison : le printemps (avril-mai) et le début de l'automne (septembre-octobre) offrent la meilleure combinaison de lumière, de fréquentation raisonnable et de services ouverts. En juillet-août, Cancale et Dinard sont particulièrement fréquentées le week-end, préférez les visites en semaine ou dès le matin.
FAQ
Quel est le plus beau village autour de Saint-Malo ?
Saint-Suliac remporte régulièrement ce titre, et pour cause : c'est le seul village d'Ille-et-Vilaine labellisé « Plus Beaux Villages de France ». Son architecture en granit, sa position sur la Rance et son atmosphère de bout du monde lui confèrent un charme que ses voisins plus touristiques n'ont pas. Léhon, dans la vallée de la Rance, est une alternative plus confidentielle qui plaît beaucoup aux amateurs d'histoire médiévale.
Peut-on visiter ces villages sans voiture ?
Partiellement. Cancale est accessible depuis Saint-Malo par bus (ligne 2, environ 30 minutes). Dinard est reliée par navette maritime depuis le quai Saint-Vincent (10 minutes, toutes les 30 minutes en saison, de mars à novembre). La véloroute de la Rance permet de relier à vélo Saint-Malo à plusieurs villages de la Rance (Saint-Suliac, Le Minihic, Pleudihen-sur-Rance, Léhon) en longeant les deux rives. Pour Combourg, Dol-de-Bretagne et Saint-Briac, la voiture reste nécessaire en l'absence de liaisons régulières.
À quelle distance se trouve Saint-Suliac de Saint-Malo ?
Saint-Suliac se trouve à 14-15 km au sud de Saint-Malo, soit environ 20 minutes en voiture via la D117 et la D407. La route longe d'abord la périphérie de Saint-Malo puis s'enfonce dans la campagne bretonne. À noter : le village est en impasse côté sud, sans passage vers le sud, il faut revenir par le même chemin qu'à l'aller. Il n'y a pas de transport en commun direct depuis Saint-Malo.
Quelle est la meilleure période pour visiter Cancale ?
Les huîtres de Cancale se dégustent toute l'année, elles n'ont pas de mauvaise saison, contrairement à l'idée reçue sur les mois en « r ». Cela dit, le marché du port de la Houle est particulièrement animé le dimanche matin. Évitez les samedis et dimanches de juillet-août entre 11h et 14h : les queues devant les étals durent jusqu'à 30 minutes. Pour la Ferme Marine, les visites guidées des parcs ostréicoles se déroulent d'avril à septembre avec réservation recommandée. La pointe du Grouin est spectaculaire en toute saison, mais particulièrement saisissante par gros temps d'automne.
Y a-t-il des villages médiévaux intéressants autour de Saint-Malo ?
Oui, c'est un des points forts de la région. Dol-de-Bretagne conserve une cathédrale romane du XIIe siècle et la rue des Stuarts avec ses maisons à colombages. Léhon possède une abbaye bénédictine fondée au IXe siècle et des ruines de château à flanc de falaise sur la Rance. Combourg et son château du Moyen Âge (XIe siècle) sont rendus célèbres par Chateaubriand. Pour les curiosités religieuses, l'église de Saint-Lunaire (XIe siècle) et ses sculptures romanes, ainsi que le centre historique de Saint-Suliac, constituent deux arrêts supplémentaires.
Conclusion
Les environs de Saint-Malo fonctionnent comme une caisse de résonance : chaque village amplifie une facette différente de la Bretagne côtière et intérieure. Saint-Suliac pour le granit et la Rance, Cancale pour les huîtres et la baie, Dol-de-Bretagne pour le Moyen Âge breton, Dinard pour l'extravagance Belle Époque, Léhon pour la tranquillité médiévale. Autant de raisons d'allonger le séjour malouinais de plusieurs jours.
Avant de partir explorer les environs, ou en rentrant, pensez à consacrer quelques heures à la cité intra-muros elle-même. Le parcours audioguidé Ryo de Saint-Malo propose 29 étapes dans les remparts, les fortifications et les ruelles de la ville close, pour comprendre comment cette cité de corsaires a façonné toute la région autour d'elle. Si vous prévoyez d'autres escapades en Bretagne, les plus beaux villages à visiter autour de Rennes et les plus beaux villages autour de Brest complètent naturellement ce tour de la région.
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