
Que faire autour de Tours en 2026 : 15 idées à moins d'une heure de route
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Tours n'est qu'un point de départ : la vraie question, c'est que faire autour de Tours une fois qu'on a arpenté la rue Colbert et longé la Loire. À moins d'une heure de route, la Touraine aligne des châteaux Renaissance, des villages classés parmi les plus beaux de France et un vignoble qui creuse ses caves à même la roche. Le parcours audioguidé Ryo de Tours met déjà dans l'ambiance avant de reprendre le volant vers la campagne environnante.
Ici, on ne se contente pas des trois châteaux qu'on voit sur toutes les cartes postales. Les jardins suspendus de Villandry comptent parmi les rares potagers ornementaux encore cultivés selon un tracé du XVIe siècle, le donjon de Loches culmine à 36 mètres au-dessus d'un village médiéval intact, et les caves troglodytiques de Vouvray abritent des chais où le vin vieillit à température constante depuis des générations. Entre pandas géants à Beauval, villages de tuffeau et confluences de rivières, quinze étapes suffisent à remplir plusieurs week-ends sans reprendre deux fois la même route. Grâce à notre application Ryo, vous pouvez aussi suivre un guide audio dans le centre historique avant de filer vers la campagne.

1. Château de Villandry et ses jardins à la française
À quinze kilomètres à l'ouest de Tours, le Château de Villandry doit sa renommée à ses jardins plus qu'à ses pierres. Le corps de logis Renaissance, achevé en 1536 pour Jean Le Breton, secrétaire d'État de François Ier, sert surtout d'écrin à un ensemble paysager redessiné à partir de 1906 par le docteur Joachim Carvallo et son épouse Ann Coleman. Leur ambition : retrouver le tracé géométrique des jardins du XVIe siècle, perdu depuis la Révolution.
Le résultat s'étend sur environ six hectares répartis en trois niveaux. Le jardin d'ornement, composé de buis taillés en forme de cœurs et d'éventails, représente les figures de l'amour tendre, passionné, volage et tragique. En contrebas, le potager décoratif alterne légumes et fleurs sur un dessin en damier, changé deux fois par an selon les récoltes. Vous pouvez aussi grimper jusqu'au belvédère du jardin d'eau pour saisir l'ensemble d'un coup d'œil, un point de vue que peu de visiteurs prennent le temps de chercher.
L'intérieur du château, meublé sur trois niveaux, retrace l'histoire de la famille Carvallo à travers une collection de tableaux espagnols du XVIIe siècle rapportée par le docteur lui-même. Mais l'essentiel du temps de visite se passe dehors : comptez deux bonnes heures pour parcourir l'ensemble des jardins sans se presser, une demi-journée si vous ajoutez un pique-nique sur les pelouses ouvertes au public. Le domaine reste fleuri de mars à octobre, avec un pic entre fin juin et début juillet pour les massifs de dahlias, et le petit village qui borde le domaine garde quelques tables en terrasse pour prolonger la visite autour d'un verre de vouvray local.
Réservez votre créneau tôt le matin en haute saison : les bus de groupe arrivent en général après 10h30, et la lumière rasante du petit matin flatte davantage les découpes du buis. Notre article Ryo dédié à ce château détaille chaque section du jardin si vous voulez préparer votre parcours à l'avance.
2. Château de Chenonceau, le château qui enjambe le Cher
Surnommé le château des Dames, Chenonceau est sans doute le plus photographié de la Loire, et le seul à traverser entièrement une rivière. Construit à partir de 1513 sur les fondations d'un ancien moulin fortifié, il doit son architecture actuelle à une succession de femmes qui l'ont façonné bien plus que les rois qui l'ont possédé. Diane de Poitiers, favorite d'Henri II, fait construire le pont qui relie le château à la rive opposée. À la mort du roi, Catherine de Médicis la contraint à l'échanger contre le château de Chaumont et fait ajouter, entre 1576 et 1578, la galerie à deux étages de 60 mètres de long qui enjambe le Cher.
Cette galerie, pavée de dalles noires et blanches, a servi de bal sous l'Ancien Régime et d'hôpital militaire durant la Première Guerre mondiale : plus de 2 000 blessés y ont été soignés entre 1914 et 1918, une plaque commémorative en fait toujours mention près de l'entrée. Pendant l'Occupation, la ligne de démarcation passait exactement au milieu de la rivière, sous les arches du château : la galerie servait alors de passage clandestin entre zone occupée et zone libre.
À l'intérieur, seize salles se visitent, dont la chambre de Louise de Lorraine, veuve d'Henri III, tendue de tentures noires ornées de larmes d'argent et de plumes de deuil, qu'elle ne quitta plus jusqu'à sa mort. Les jardins, dessinés en deux terrasses distinctes au nom de Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis, s'étendent sur plus de trois hectares chacun et se visitent en toute saison, même si les massifs de printemps restent les plus spectaculaires entre avril et juin. La ferme du XVIe siècle, installée dans les anciennes dépendances, cultive encore le potager qui fournissait autrefois les cuisines du château, et vend ses légumes et fleurs coupées à la sortie.
Comptez une demi-journée complète pour le château et ses jardins, davantage si vous ajoutez la visite de la ferme ou du labyrinthe planté en 1720. Chenonceau se trouve à environ 34 kilomètres de Tours par la route ; certains trains régionaux desservent directement la gare du village, une option pratique si vous préférez laisser la voiture au garage.


3. Château royal d'Amboise, la forteresse qui domine la Loire
Perché sur son éperon rocheux, le Château d'Amboise (Montée de l'Emir Abd El Kader, 37400 Amboise, noté 4.5/5 sur Google pour 30 577 avis) a logé trois rois de France consécutifs : Charles VIII, qui y naît et y meurt en 1498 après s'être cogné la tête contre un linteau de porte, puis Louis XII et François Ier, qui y grandit et y installe une cour flamboyante inspirée de la Renaissance italienne. De l'édifice originel, remanié à plusieurs reprises et partiellement démoli au XIXe siècle, il ne subsiste qu'environ un cinquième des bâtiments d'origine, mais la silhouette reste l'une des plus reconnaissables du Val de Loire.
La chapelle Saint-Hubert, greffée sur les remparts, abrite depuis 1863 une dalle présentée comme le lieu de sépulture de Léonard de Vinci, mort à Amboise en 1519. Les jardins en terrasse, redessinés au XIXe siècle dans un style à l'anglaise, offrent une vue dégagée sur la Loire et sur les toits d'ardoise de la ville basse, un point de vue que beaucoup de visiteurs pressés ratent en filant directement vers la sortie.
Montez par la tour Heurtault, une rampe hélicoïdale que les cavaliers gravissaient jadis à cheval, assez large pour cela : la pente est douce, sans marches, une alternative bienvenue si vous voyagez avec une poussette. La visite complète du château et des jardins demande environ une heure trente. En redescendant, le marché couvert d'Amboise, ouvert tous les matins, reste un bon endroit pour acheter fromages de chèvre et rillettes avant de reprendre la route. Le billet couplé avec le Clos Lucé, situé à dix minutes à pied, reste l'option la plus logique pour qui veut boucler la boucle Léonard de Vinci en une seule journée.
4. Château du Clos Lucé, la dernière demeure de Léonard de Vinci
Invité par François Ier en 1516, Léonard de Vinci s'installe au Clos Lucé (2 Rue du Clos Lucé, 37400 Amboise, noté 4.5/5 sur Google pour 24 258 avis) avec, dit-on, la Joconde roulée dans ses bagages, et y passe ses trois dernières années jusqu'à sa mort en 1519. La demeure en brique rose se visite aujourd'hui comme un musée vivant : quarante maquettes reconstituent ses inventions, du char d'assaut au pont tournant, à partir de ses carnets de croquis.
Le parc de sept hectares, planté d'essences évoquant ses tableaux, cache des reproductions grandeur nature de certaines machines, accessibles aux enfants pour actionner manivelles et poulies. Un souterrain relierait, dit la légende locale, le Clos Lucé au château d'Amboise, emprunté par François Ier pour rendre visite à l'artiste sans protocole.


5. Château d'Azay-le-Rideau, posé sur son île
Bâti entre 1518 et 1527 pour Gilles Berthelot, trésorier de François Ier, le château d'Azay-le-Rideau (19 Rue Balzac, 37190 Azay-le-Rideau, noté 4.6/5 sur Google pour 17 917 avis) se reflète dans les eaux calmes de l'Indre, détournée pour former un miroir naturel autour de l'édifice. Berthelot, accusé de malversations financières, fuit avant l'achèvement des travaux et ne verra jamais son château terminé : le roi le confisque en 1528.
L'intérieur, restauré au XIXe siècle dans un esprit néo-Renaissance, conserve un escalier à volées droites orné de médaillons représentant les souverains français de Louis XI à François Ier, une rareté pour l'époque où les escaliers en vis dominaient encore. Le parc paysager, dessiné au XIXe siècle, mélange cèdres centenaires et essences locales le long de l'Indre, et un spectacle nocturne de sons et lumières anime la façade certains soirs d'été.
Le meilleur moment pour photographier les reflets se situe en fin d'après-midi, quand le soleil rasant éclaire la façade sud sans faire face à l'objectif. Comptez une heure de visite, un peu plus si vous restez flâner dans le parc. Pour enchaîner plusieurs châteaux sans multiplier les allers-retours, le Ryotrip Châteaux de la Loire signé Ryo propose un ordre d'étapes pensé pour limiter les kilomètres.
6. Montrésor, un des plus beaux villages de France
À une heure de route au sud-est de Tours, Montrésor s'accroche à un éperon rocheux au-dessus de l'Indrois. Le village, labellisé parmi les Plus Beaux Villages de France, doit une partie de son architecture à une famille polonaise, les Branicki, qui rachètent le château en 1849 et l'aménagent en résidence exilée après l'insurrection de Varsovie.
Les ruelles pavées, les halles du XVe siècle et la collégiale Saint-Jean-Baptiste se parcourent en une petite heure. Le château, toujours habité par les descendants Branicki, conserve un mobilier et une collection de peintures polonaises rares en France, visibles uniquement lors des visites guidées programmées l'après-midi.


7. Cité royale de Loches, entre donjon et logis royal
À quarante kilomètres au sud de Tours, Loches conserve l'une des enceintes médiévales les mieux préservées de France. Le donjon, haut de 36 mètres, date du XIe siècle et servit de prison d'État jusqu'au XVIIIe siècle : plusieurs graffitis de prisonniers, dont ceux attribués au cardinal La Balue, restent visibles sur les murs des cellules.
Le Logis Royal, à l'autre extrémité de la cité, garde la mémoire d'un épisode précis : c'est ici que Jeanne d'Arc rencontre Charles VII en 1429 pour le convaincre de se faire sacrer à Reims. Le gisant d'Agnès Sorel, favorite du roi et première maîtresse royale officiellement reconnue, orne toujours l'une des salles, sous un décor de voûtes gothiques flamboyantes assez rare dans la région.
Prévoyez environ deux heures et demie pour parcourir donjon, logis et remparts, et gardez de bonnes chaussures : les escaliers du donjon sont raides et le sol reste irrégulier par endroits. La ville basse, avec ses maisons à colombages et sa collégiale Saint-Ours, mérite aussi une demi-heure de flânerie avant de reprendre la route.
8. Crissay-sur-Manse, le village qui a gardé son XVe siècle
Moins connu que ses voisins, Crissay-sur-Manse (37220 Crissay-sur-Manse, noté 4.7/5 sur Google pour 600 avis) mérite pourtant le détour pour ses maisons en tuffeau coiffées de tourelles, presque toutes datées du XVe siècle. Les ruines du château, qui domine le village depuis un promontoire, se visitent librement et gratuitement, sans horaires ni billetterie.
La rivière Manse, qui traverse le village, borde un lavoir encore utilisé pour les fêtes locales. Comptez trente minutes de balade, une heure si vous prolongez jusqu'aux vignes environnantes qui produisent l'appellation Chinon. Notre article Ryo sur les plus beaux villages autour de Tours recense plusieurs étapes similaires si celle-ci vous plaît.


9. Forteresse royale de Chinon, où Jeanne d'Arc a reconnu le roi
Dominant la Vienne depuis un plateau calcaire, la forteresse de Chinon (37500 Chinon, noté 4.4/5 sur Google pour 8 813 avis) s'étend sur près de 500 mètres de long, un développement qui en fait l'une des plus vastes de la vallée de la Loire. Trois enceintes distinctes, le fort Saint-Georges, le château du Milieu et le fort du Coudray, racontent des époques différentes : les fondations du IXe siècle, l'agrandissement sous Henri II Plantagenêt au XIIe siècle, puis les aménagements de Charles VII, qui en fait sa résidence principale pendant la guerre de Cent Ans.
C'est dans la grande salle du château du Milieu que Jeanne d'Arc, en mars 1429, reconnaît Charles VII dissimulé parmi ses courtisans, un épisode reconstitué aujourd'hui par une scénographie audiovisuelle installée sur les vestiges de la salle d'origine, entièrement détruite au XIXe siècle. Les tours du Coudray, où Jacques de Molay et d'autres templiers furent emprisonnés en 1308, portent encore des graffitis gravés dans la pierre par les prisonniers.
Montez sur le chemin de ronde en fin de journée : la vue sur les toits de la ville et sur la Vienne, avec les coteaux de vignes en arrière-plan, se révèle particulièrement dégagée. La ville basse, avec ses maisons à pans de bois et la statue de Rabelais, natif de Chinon, se visite en complément en une petite heure supplémentaire, et le marché du jeudi matin sur la place voisine vaut le détour pour ses produits locaux.
10. ZooParc de Beauval, l'un des plus grands zoos d'Europe
Installé à Saint-Aignan, à un peu moins d'une heure de Tours, le ZooParc de Beauval (41110 Saint-Aignan, noté 4.7/5 sur Google pour 98 324 avis) rassemble plus de 35 000 animaux appartenant à environ 800 espèces, ce qui en fait l'un des parcs animaliers les plus fournis du continent. Créé en 1980 à partir d'une collection privée d'oiseaux exotiques, l'endroit s'est développé jusqu'à devenir une référence en matière de reproduction d'espèces menacées, avec plusieurs dizaines de naissances chaque année suivies par les programmes européens de conservation.
Le parc doit une bonne partie de sa notoriété nationale à ses pandas géants, prêtés par la Chine en 2012 dans le cadre d'un partenariat scientifique renouvelé régulièrement. Plusieurs naissances ont eu lieu depuis à Beauval, un événement suffisamment rare pour faire l'actualité nationale à chaque fois. Au-delà des pandas, la serre amazonienne reconstitue une forêt tropicale sur plusieurs niveaux, avec singes, paresseux et oiseaux en liberté au-dessus des allées des visiteurs, et le dôme équatorial abrite l'une des plus grandes volières fermées d'Europe.
Réservez votre créneau d'entrée en ligne, surtout pour les week-ends de printemps et les vacances scolaires : le parc plafonne le nombre de visiteurs par jour, et les meilleurs créneaux pour observer les pandas actifs, tôt le matin, partent en premier. Une journée complète suffit à peine à parcourir l'ensemble des enclos si vous voulez aussi assister aux spectacles de rapaces et d'otaries programmés en cours de journée. Un petit train et des navettes internes permettent de souffler entre deux zones du parc, une aide bienvenue vu la taille du site.
Beauval déborde légèrement du strict périmètre de la Touraine puisqu'il se situe dans le Loir-et-Cher voisin, mais la proximité avec Tours et la densité d'attractions familiales autour en font une étape quasi incontournable pour qui prépare un séjour en famille dans la région.

11. Grand Aquarium de Touraine, une plongée sans quitter la Loire
À Lussault-sur-Loire, à une vingtaine de minutes de Tours, le Grand Aquarium de Touraine (Le Moulin Fort, 37530 Lussault-sur-Loire, noté 4.3/5 sur Google pour 6 062 avis) revendique le titre de plus grand aquarium privé de France, avec plus de 10 000 poissons répartis dans une soixantaine de bassins. Le parcours suit le fil d'un voyage géographique : rivières européennes, lacs africains, récifs coralliens, puis un bassin de requins traversé par un tunnel transparent qui reste le clou de la visite pour la plupart des enfants.
Certains bassins reproduisent des écosystèmes précis, comme celui consacré aux piranhas du bassin amazonien ou celui des poissons-clowns récifaux, avec des explications qui restent accessibles sans notice scientifique préalable. Prévoyez une heure trente à deux heures de visite, davantage si vous vous arrêtez aux horaires de nourrissage annoncés à l'entrée, généralement en milieu de matinée et en début d'après-midi. L'aquarium occupe un ancien moulin fortifié dont la structure en pierre a été conservée autour des bassins.

12. Parc Mini-Châteaux, la Loire en modèle réduit
À Amboise, le Parc Mini-Châteaux (37400 Amboise, noté 4.4/5 sur Google pour 5 042 avis) reconstitue à l'échelle 1/25e une quarantaine d'édifices de la vallée de la Loire, de Chambord à Chenonceau en passant par des villages miniatures animés de personnages en costume d'époque. L'ensemble, planté dans un parc paysager de plusieurs hectares, permet de repérer d'un coup d'œil les proportions réelles de châteaux qu'on visite parfois sans en saisir l'échelle depuis le sol.
Une visite d'une heure suffit largement, ce qui en fait une étape idéale en complément d'une journée déjà chargée entre Amboise et le Clos Lucé, plutôt qu'une sortie à part entière. Les enfants de moins de dix ans en gardent souvent le meilleur souvenir de la journée, surtout au passage du petit train miniature qui traverse l'ensemble du parc.
13. Vignobles et caves troglodytiques de Vouvray
Sur la rive nord de la Loire, à dix minutes seulement du centre de Tours, l'appellation Vouvray cultive le cépage chenin sur environ 2 200 hectares de coteaux calcaires. Le vin, tantôt sec, tantôt moelleux ou effervescent selon les millésimes et les vinifications, doit sa réputation à un terroir de tuffeau qui a aussi fourni la pierre de la plupart des châteaux voisins.
C'est précisément cette pierre creusée pendant des siècles pour bâtir la vallée qui a laissé derrière elle un réseau de caves troglodytiques, aujourd'hui reconverties en chais où le vin vieillit à température constante toute l'année, autour de 12 degrés. Plusieurs domaines, comme les Caves Monmousseau (71 Rue Vaufoynard, 37210 Vouvray, noté 4.6/5 sur Google pour 378 avis), ouvrent leurs galeries souterraines à la visite, avec dégustation à la clé au terme du parcours dans les tunnels creusés à même la roche. Les visites guidées durent en moyenne quarante-cinq minutes, température fraîche garantie même en plein été, un bon prétexte pour échapper à la chaleur d'une après-midi de juillet passée sur les routes de châteaux.
Réservez votre dégustation en fin de journée, plutôt qu'en plein service du déjeuner : les producteurs prennent davantage de temps pour expliquer les différences entre un vouvray sec et un vouvray moelleux quand le rythme de visite ralentit. Pour prolonger la découverte gastronomique de la région, le guide Ryo des spécialités culinaires tourangelles recense les accords à privilégier entre le vin local et les fromages de chèvre de Sainte-Maure.
14. La Loire à vélo, l'itinéraire qui relie les châteaux entre eux
Plutôt que d'enchaîner les trajets en voiture, une partie de ces étapes se rallie aussi à vélo grâce à La Loire à Vélo, un itinéraire cyclable de près de 900 kilomètres qui longe le fleuve d'est en ouest et traverse Tours en plein centre-ville. Le tronçon entre Tours, Villandry et Azay-le-Rideau, presque entièrement séparé de la circulation automobile et sans dénivelé notable, se boucle en une demi-journée pour un cycliste moyen.
Plusieurs loueurs installés le long de la Loire proposent des vélos à assistance électrique à la journée, une option qui change la donne sur les portions plus longues vers Chinon ou Chenonceau. Emportez de l'eau et une carte papier : certains tronçons en bord de Loire manquent encore de réseau mobile fiable, notamment entre les ponts et les zones boisées du fleuve. Des aires de pique-nique aménagées tous les quinze kilomètres environ permettent de couper l'effort sans quitter la piste.

15. Candes-Saint-Martin, à la confluence de la Loire et de la Vienne
Dernier arrêt de cette liste, Candes-Saint-Martin occupe une position particulière : le village se dresse exactement au point où la Vienne rejoint la Loire, un confluent visible depuis le parvis de la collégiale qui domine les toits. Saint Martin, évêque de Tours, y serait mort en 397 ; la légende raconte que les habitants de Tours et de Poitiers se seraient disputés sa dépouille, chacun voulant l'inhumer chez soi.
Classé lui aussi parmi les plus beaux villages de France, Candes-Saint-Martin se parcourt en une heure, ruelles en tuffeau comprises. Montez jusqu'au belvédère derrière l'église pour photographier la confluence dans son ensemble, un point de vue que la plupart des visiteurs ratent en repartant directement après la collégiale.
FAQ
Quels sont les plus beaux villages autour de Tours ?
Montrésor, Crissay-sur-Manse et Candes-Saint-Martin figurent parmi les villages classés Plus Beaux Villages de France les plus proches de Tours, tous à moins d'une heure de route. Chacun se visite en une heure environ et se combine facilement avec un château voisin dans la même journée, sans avoir besoin de réserver à l'avance.
Que faire à Tours gratuitement ?
Les ruines du château de Crissay-sur-Manse, les vues sur les jardins de Villandry depuis les chemins publics environnants et les balades le long de la Loire à vélo ne coûtent rien. Plusieurs villages, dont Candes-Saint-Martin et Montrésor, se parcourent aussi sans aucun droit d'entrée, seule la visite intérieure des monuments reste payante.
Que faire autour de Tours en famille ?
Le ZooParc de Beauval, le Grand Aquarium de Touraine et le Parc Mini-Châteaux d'Amboise concentrent l'essentiel des activités pensées pour les enfants dans un rayon d'une heure autour de Tours. Beauval demande une journée complète, les deux autres se visitent en une à deux heures et se combinent bien avec une matinée à Amboise.
Que faire à Tours en amoureux ?
Les jardins de Villandry en fin d'après-midi, une dégustation dans les caves troglodytiques de Vouvray et le reflet du château d'Azay-le-Rideau au coucher du soleil forment un trio de haltes plus calmes, à l'écart des groupes organisés qui circulent surtout en matinée sur les grands sites.
Quelle est la meilleure période pour visiter les châteaux autour de Tours ?
Le printemps, entre avril et juin, combine jardins fleuris et affluence encore raisonnable. Juillet et août restent les mois les plus fréquentés, notamment à Chenonceau et Amboise, avec des files d'attente dès 10 heures. L'automne, moins couru, offre une lumière particulièrement flatteuse sur les façades en tuffeau.
Combien de temps prévoir pour visiter les châteaux de la Loire depuis Tours ?
Un week-end permet de couvrir trois à quatre châteaux majeurs sans se presser. Pour inclure aussi un village classé et une dégustation en cave troglodytique, mieux vaut prévoir trois à quatre jours pleins, en logeant à Tours ou dans l'un des villages étapes comme Chinon ou Amboise.
Entre châteaux royaux, villages de tuffeau et caves creusées dans la roche, la campagne autour de Tours condense une bonne partie de ce qui fait la réputation du Val de Loire, souvent sur des distances plus courtes qu'on ne l'imagine depuis la ville. Reste à choisir son rythme : une journée pour cocher deux ou trois étapes voisines, ou plusieurs jours pour remonter la Loire au fil des confluences et des vignobles.
Avant de reprendre la route, un dernier détour par le centre historique de Tours reste toujours utile pour caler les repères géographiques de la région. Le Ryocity de Tours propose un parcours audioguidé à pied dans les rues du Vieux Tours, une bonne façon de comprendre comment la ville s'est construite avant de partir explorer les châteaux et villages qui l'entourent.
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