Les 9 plus beaux villages du Beaujolais : trésors à découvrir en 2026
Romane

Créé par Romane, le 19 juil. 2026

Votre guide Ryo

Les 9 plus beaux villages du Beaujolais : trésors à découvrir en 2026

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Chercher le plus beau village du Beaujolais ressemble souvent à une question de lumière : la réponse change selon l'heure, la saison et ce qu'on vient y chercher. Oingt, perché sur son éperon rocheux en calcaire blond, figure parmi les plus beaux villages de France depuis 1982 et continue de surprendre même les Lyonnais qui croyaient connaître la région. À quelques kilomètres de là, Juliénas produit l'un des dix grands crus du Beaujolais dans un décor presque médiéval, tandis que Chiroubles, le plus haut des dix crus du Beaujolais, offre depuis sa terrasse panoramique une vue sur les Alpes que la plupart des guides régionaux passent sous silence.

Ce guide vous emmène dans les 9 villages du Beaujolais qui méritent vraiment votre temps en 2026. Deux paysages se côtoient dans cette région. Au sud, le pays des Pierres Dorées : des maisons en calcaire ocreux qui flamboient au coucher du soleil, des ruelles médiévales quasi intactes, des caves coopératives ouvertes à la dégustation sans rendez-vous. Au nord, les villages des crus, entourés de vignobles classés parmi les plus réputés de France, Moulin-à-Vent, Fleurie, Saint-Amour. Certains s'atteignent en 35 minutes depuis Lyon, d'autres réclament un peu plus de route. Aucun ne laisse indifférent.

Bonne nouvelle pour les voyageurs pressés : le Beaujolais est compact. On peut relier Oingt à Beaujeu en moins d'une heure de voiture. Prévoyez néanmoins deux jours minimum pour faire les choses bien, assez pour flâner sur les places, descendre dans quelques caves, déjeuner tranquillement et repartir sans avoir l'impression d'avoir couru. Ce guide couvre les neuf villages essentiels, les itinéraires pratiques par zone géographique et les questions fréquentes sur l'organisation d'un circuit dans la région. Pour ceux qui aiment compléter leur exploration avec un guide audio, l'application Ryo propose des parcours commentés dans de nombreux villages et villes de France, à télécharger avant de partir.

Oingt village médiéval
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Oingt, la perle médiévale des Pierres Dorées

Il y a des villages qui s'expliquent, et d'autres qui se ressentent. Oingt appartient à la seconde catégorie. Classé parmi les plus beaux villages de France depuis 1982, ce bourg médiéval de quelque 800 habitants s'étage sur un piton rocheux à 410 mètres d'altitude, dominant les vignes et les collines du Beaujolais avec une désinvolture presque impudente.

La Porte de Nizy, entrée principale taillée dans la roche au XIIIe siècle, vous fait basculer dans un autre siècle dès le premier pas. Les ruelles pavées s'enchaînent entre des maisons en calcaire doré, cette fameuse pierre blonde, chargée d'oxyde de fer, qui donne à toute la région des Pierres Dorées sa couleur caractéristique, entre miel et ocre profond. En milieu d'après-midi, quand la lumière frappe les façades de plein fouet, la teinte tire presque sur l'orange. À l'heure du coucher de soleil, certaines ruelles semblent illuminées de l'intérieur.

Le donjon du XIIe siècle se visite librement depuis le sommet du village. Du haut de ses 17 mètres, vous embrassez d'un regard les vignobles du Beaujolais à l'est, les collines boisées du Lyonnais à l'ouest, et par temps clair, les premiers contreforts du Massif central au sud. L'ascension ne prend pas cinq minutes et vaut à elle seule le déplacement. Une table d'orientation installée en haut identifie les reliefs visibles par beau temps.

En bas du village, l'église Saint-Matthieu renferme une Mise au tombeau en pierre polychrome du XVe siècle que les amateurs d'art médiéval ne manquent jamais. L'édifice est sobre, sans fioriture touristique, un bon résumé de la philosophie du lieu. La nef du XIIe siècle conserve plusieurs chapiteaux finement sculptés, visibles même sans guide.

Côté pratique : Oingt n'est pas envahi par la foule en semaine, mais les week-ends d'été peuvent être chargés. Garez-vous au parking à l'entrée du village (gratuit) et venez de préférence le matin pour profiter de la lumière rasante sur les façades et éviter la chaleur dans les ruelles étroites. Plusieurs ateliers d'artisans et galeries d'art occupent les rez-de-chaussée, ouverts généralement du jeudi au dimanche. Si vous avez faim, la Halte gourmande en contrebas propose une sélection de produits locaux, charcuteries de la région, fromages et bouteilles de Beaujolais Villages sélectionnées chez des producteurs voisins.

Un dernier détail qui change tout : Oingt est connu pour ses micro-vignobles en terrasse, certains cultivés par les mêmes familles depuis plusieurs générations. En septembre, pendant les vendanges, la vie du village reprend une dimension vivante que les photos ne restituent pas. Si votre séjour coïncide avec la période des vendanges (mi-septembre à début octobre), essayez de passer un matin tôt : vous croiserez les vendangeurs qui remontent entre les maisons avec leurs hottes pleines, dans un ballet inchangé depuis des siècles.

Châtillon-d'Azergues, entre château fort et vignoble

À 5 kilomètres d'Oingt par les petites routes des Pierres Dorées, Châtillon-d'Azergues réserve une surprise architecturale que beaucoup de visiteurs manquent : son château médiéval, l'un des mieux conservés du Beaujolais, domine le village depuis le XIIe siècle depuis une crête boisée.

La forteresse des seigneurs de Beaujeu compte encore ses tours rondes et son enceinte presque intacte. Le château se visite en été (juillet-août) avec des guides bénévoles locaux, entrée à prix libre, ambiance décontractée. Le reste de l'année, la vue extérieure depuis la route suffit déjà à justifier l'arrêt. Sur la place principale, l'église romane Saint-Jean-Baptiste ajoute une note de grâce à l'ensemble : tympan sculpté, clocher roman, intérieur sobre et lumineux en milieu de journée.

Le village lui-même se parcourt en une heure. Les maisons en pierre dorée s'étagent en contrebas du château, entourées de quelques vignes qui produisent du Beaujolais Villages et des Coteaux du Lyonnais. La cave coopérative du village vend directement aux particuliers et constitue un bon point de départ pour une première dégustation dans la région, les prix restent très raisonnables, bien en dessous de ce qu'on trouve dans les domaines privés alentour.

Château de Châtillon-d'Azergues
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Bagnols village médiéval
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Bagnols, un village seigneurial suspendu dans le temps

Difficile de ne pas s'arrêter à Bagnols. Ce village des Pierres Dorées, perché sur une crête entre vignes et forêts à une vingtaine de kilomètres au nord de Lyon, possède une cohérence architecturale rare : presque toutes les maisons datent du Moyen Âge ou de la Renaissance, et les interventions modernes y sont quasi inexistantes. On est ici dans l'un des rares cas où le village a été épargné par les reconstructions du XXe siècle.

Le château de Bagnols, propriété privée transformée en hôtel de luxe, domine le village avec ses tours rondes et son parc à la française. Inaccessible aux visiteurs de passage, il constitue néanmoins un décor saisissant depuis la route d'accès. Pour entrer dans l'intimité du village, suivez les ruelles qui s'étirent depuis la place de la Grenette, flanquée d'une halle médiévale couverte où se tient un petit marché le week-end matin en saison.

La particularité de Bagnols, c'est son calme. Moins connu qu'Oingt, il attire une clientèle de photographes et de promeneurs avertis plutôt que des groupes organisés. En semaine hors saison, vous aurez les ruelles pour vous seul. Ce village illustre bien une constante des Pierres Dorées : la lumière y joue différemment selon l'heure. Le matin, la pierre tire sur le beige clair ; en fin d'après-midi, elle prend des tons ambrés qu'on croirait sortis d'une peinture flamande. Emportez un appareil photo. Pour déjeuner, l'auberge du village propose une cuisine régionale simple, cochonnailles, fromage local, vin du pays.

Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais, l'héritage clunisien

Le nom est long, mais l'étape mérite chaque syllabe. Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais abrite l'un des plus beaux édifices romans du département du Rhône : un prieuré clunisien du XIe siècle, dont la salle capitulaire et le cloître ont traversé presque mille ans sans trop de dommages. C'est l'un des témoins les mieux préservés de l'influence de l'abbaye de Cluny dans le Beaujolais.

Le cloître, en particulier, impose le silence. Ses colonnes géminées en calcaire clair, ses chapiteaux sculptés de rinceaux et d'animaux fantastiques font de Salles l'un des rares endroits du Beaujolais où le patrimoine historique rivalise avec le paysage. La visite est guidée et se fait en petit groupe ; comptez 45 minutes et réservez à l'office de tourisme intercommunal en haute saison.

Autour du prieuré, le village est modeste, quelques dizaines d'habitants, une église attenante, des maisons en pierre dans les vignes. C'est exactement ce qui fait le charme de l'étape : la monumentalité romane au milieu d'une échelle humaine très douce. Les vignobles environnants produisent du Brouilly et du Beaujolais Villages.

Prieuré de Salles-Arbuissonnas
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Vaux-en-Beaujolais
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Vaux-en-Beaujolais, l'âme de Clochemerle

Si vous avez lu Gabriel Chevallier, le nom vous dit quelque chose. Vaux-en-Beaujolais est le modèle réel de Clochemerle, ce village fictif dont les querelles autour d'un urinoir public ont fait la célébrité mondiale du roman paru en 1934. Humour gaulois, politique locale et vin coulant à flots : Chevallier avait tout trouvé en observant Vaux pendant les années folles. Le roman a été traduit en vingt-deux langues et adapté deux fois au cinéma, dont une version tournée en partie dans le village lui-même dans les années 1970.

Le village joue franchement la carte de la référence littéraire. La Cave de Clochemerle (Place de l'Église, 69460 Vaux-en-Beaujolais, noté 4.5/5 sur Google pour 378 avis), coopérative fondée en 1929, accueille les visiteurs pour des dégustations de Beaujolais Villages, gratuit pour deux verres, prix libre au-delà. Les bouteilles portent l'étiquette Clochemerle, et le personnel raconte volontiers l'histoire du roman et du tournage. Chaque été, un festival Clochemerle anime les rues pendant une semaine avec des spectacles de théâtre de rue et des soirées vins.

Au-delà du clin d'œil littéraire, Vaux mérite la visite pour son charme propre. Le village s'accroche à flanc de coteau, avec des terrasses de vignes qui tombent vers la vallée de la Saône en contrebas. La vue depuis la terrasse de l'église porte loin, par temps clair, vous distinguez les toits de Villefranche-sur-Saône et, au loin, les premiers reliefs du Bugey.

Pratiquement, Vaux est aussi un bon point de départ pour une matinée de randonnée entre les vignes. Plusieurs sentiers balisés partent du village et traversent des parcelles de Gamay avant de rejoindre les crêtes des Ballons du Beaujolais. Comptez 2 à 3 heures pour la boucle principale, soit environ 8 km. La cave coopérative propose des cartes des itinéraires à l'accueil.

Ce village illustre quelque chose qu'on oublie parfois : le Beaujolais n'est pas seulement une appellation viticole, c'est une région avec sa culture, ses récits, ses personnages. Vaux en est l'une des incarnations les plus savoureuses.

Beaujeu, la capitale historique du Beaujolais

Peu de visiteurs savent que le Beaujolais tire son nom non pas du vin, mais d'une ville : Beaujeu. Cette petite cité de quelque 2 000 habitants, perchée dans la vallée de l'Ardière, fut la capitale des seigneurs de Beaujeu, qui régnèrent sur la région du Xe au XIIe siècle avant de céder la place aux Bourbons puis à la Couronne de France. La ville a décliné depuis, mais elle a conservé quelque chose que les capitales régionales perdent souvent : un sens aigu de son propre passé.

L'attraction principale est la Maison des Beaujolais (Rue de la République, 69430 Beaujeu, noté 4.5/5 sur Google pour 360 avis), musée et caveau installé dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle. Ouvert toute l'année, il propose une sélection des dix crus du Beaujolais à déguster dans des décors soignés, un bon endroit pour faire le point avant de partir dans les vignes, surtout si vous débutez votre exploration de la région. Les fiches explicatives sur chaque cru sont parmi les plus claires qu'on trouve dans la région.

L'église Saint-Nicolas, construite entre le XIe et le XVe siècle, mérite un arrêt de vingt minutes pour ses stalles en bois du XVe siècle, remarquablement préservées. En face, les ruines du château des seigneurs de Beaujeu forment un jardin public mélancolique qui fait tout le charme de la ville, quelques arches subsistent, envahies de lierre, surplombant une vue sur les toits de la ville basse.

Beaujeu est aussi connue pour son marché du dimanche matin, où producteurs viticoles, fromagers et charcutiers de la vallée occupent la place centrale. Si vous planifiez votre séjour en conséquence, c'est l'un des meilleurs moments pour sentir la vie locale et repartir avec des provisions pour le pique-nique entre les vignes.

Beaujeu Beaujolais
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Juliénas Beaujolais
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Juliénas, premier des grands crus

Juliénas, le nom sonne comme une promesse. Ce village de 800 habitants dans le nord du Beaujolais produit l'un des 10 crus officiels de l'appellation, un vin rouge charnu issu exclusivement de Gamay, qui vieillit bien au-delà de ce que la réputation du Beaujolais Nouveau laisse supposer. Les meilleures cuvées tiennent facilement 5 à 10 ans en cave et développent avec le temps des notes de fruits confits, d'épices et de cuir que peu de gens associent spontanément à la région.

Le village lui-même est élégant sans chercher à l'être. Les maisons de vigneron en pierre grise se serrent autour d'une place centrale ornée d'une fontaine et d'un platane centenaire. Le Château du Bois de la Salle (Route du Bois de la Salle, 69840 Juliénas), propriété de la coopérative des vignerons de Juliénas, propose des visites de chai et des dégustations commentées du mercredi au dimanche. En septembre, la fête des Juliénas attire plusieurs milliers de visiteurs pour deux jours de musique et de vin sous les châtaigniers du domaine.

La légende locale veut que le village soit d'origine romaine et tienne son nom de Jules César, dont les légions auraient planté les premières vignes dans ces collines. Histoire fondée ou récit de vigneron habile ? Les avis sont partagés, mais cela donne une raison supplémentaire de commander une deuxième bouteille pour approfondir la question.

Les amateurs de gastronomie noteront que Juliénas accueille plusieurs tables renommées dans un rayon de quelques kilomètres. L'Auberge du Cep, au coeur du village, travaille les produits du terroir avec sérieux depuis des décennies. Réservation indispensable le week-end.

Fleurie, la reine des crus

Fleurie doit son surnom, « la reine des Beaujolais », à ses vins parfumés, ronds et délicats, dont la réputation a traversé les frontières bien avant le phénomène Beaujolais Nouveau. Le village produit environ 5 millions de bouteilles par an sur 880 hectares de vignes plantées sur des granites roses caractéristiques de cette zone du Beaujolais.

Le village est tranquille et soigné. L'église Saint-Jean-l'Évangéliste marque le centre géographique, entourée de quelques commerces et de maisons de vigneron aux façades fleuries. La Cave des producteurs de Fleurie (Rue du Bon Vent, 69820 Fleurie, noté 4.4/5 sur Google pour 166 avis), fondée en 1927, est l'une des plus anciennes coopératives du Beaujolais. Elle ouvre ses portes aux visiteurs pour des dégustations du lundi au samedi, avec une sélection de millésimes allant du Beaujolais Villages à la cuvée haut de gamme de la maison.

Ce qui distingue Fleurie au-delà du vin, c'est son paysage. Les vignes descendent depuis la colline de la Chapelle de la Madone vers la plaine en gradins serrés, spectacle particulièrement beau à l'automne, quand les feuilles de Gamay virent au rouge et à l'or. La chapelle elle-même, minuscule édifice blanc perché à 400 mètres, offre une vue à 360° sur les villages environnants. Comptez 20 minutes de montée à pied depuis le village, sur un sentier balisé.

Vignes Fleurie Beaujolais
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Vignes Chiroubles
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Chiroubles, les vignes de l'altitude

Avec des vignes qui comptent parmi les plus hautes du Beaujolais (jusqu'à environ 450 mètres), Chiroubles est le plus haut et le plus frais des dix crus. Cette altitude n'est pas anecdotique : elle donne aux vins une acidité et une légèreté caractéristiques, très appréciées des amateurs de Beaujolais à boire jeune, dans l'année qui suit la récolte, idéalement, quand le fruit est encore vif et la bouche fraîche.

La terrasse panoramique de Chiroubles, aménagée à environ 740 mètres au-dessus du village et classée géosite du Geopark Beaujolais UNESCO, mérite à elle seule le détour. Par temps clair, le regard porte jusqu'aux Alpes à l'est, le mont Blanc apparaît parfois en décembre et en janvier, et au Massif central à l'ouest. Ce panorama double, viticole et montagnard, est l'un des plus spectaculaires de toute la région.

Le village lui-même est modeste : quelques centaines d'habitants, une cave coopérative ouverte le week-end, et une ambiance de bout du monde qui plaît aux marcheurs. Plusieurs sentiers balisés partent vers les crêtes des Monts du Beaujolais, vers Avenas, la Croix Rosier ou la Chapelle de la Déserte. Comptez une demi-journée pour les itinéraires les plus courts (10 à 14 km, dénivelé modéré).

Le circuit des Pierres Dorées : itinéraire pratique

Les quatre villages des Pierres Dorées (Oingt, Châtillon-d'Azergues, Bagnols, Salles-Arbuissonnas) forment un circuit naturel dans la partie sud du Beaujolais. Le meilleur moyen de les relier est la voiture, sur des petites routes départementales qu'on emprunte pour le plaisir autant que pour la destination, les D19, D38 et D70 serpentent entre les collines avec un soin tout particulier pour les points de vue.

L'itinéraire classique part de L'Arbresle (accessible en train depuis Lyon Part-Dieu en 30 minutes), remonte vers Châtillon-d'Azergues, passe par Oingt et Bagnols, descend vers Salles-Arbuissonnas et finit à Villefranche-sur-Saône pour le retour. En voiture, sans compter les arrêts : environ 45 km, soit moins d'une heure de conduite. Avec les arrêts photo et un déjeuner sur une terrasse : comptez une journée complète.

Pour les villages des crus (Juliénas, Fleurie, Chiroubles), l'organisation diffère. Ils se concentrent autour de Belleville-sur-Saône et de Villié-Morgon dans le nord du Beaujolais. Un circuit d'une journée peut enchaîner Beaujeu, Juliénas, Fleurie et Chiroubles, environ 50 km de petites routes serpentant entre les vignes, avec des panoramas sur la Saône et les Alpes à l'horizon.

Les deux circuits ne se combinent pas facilement en une seule journée. L'idéal est de prévoir deux jours : le premier dans les Pierres Dorées au sud, le second dans les crus au nord. Vous pouvez dormir à Villefranche-sur-Saône (bonne centrale de transport, hôtels variés à tous les budgets) ou dans l'un des nombreux gîtes et chambres d'hôtes disséminés dans les villages eux-mêmes.

Côté budget : les dégustations dans les caves coopératives sont généralement gratuites ou à tarif libre pour 2-3 verres. Les visites guidées de prieuré ou de château oscillent entre 4 et 8 euros. Le déjeuner dans un bouchon local revient à 15-25 euros par personne hors boissons. Globalement, le Beaujolais reste une destination très accessible, notamment comparée aux appellations voisines de Bourgogne où les dégustations dans les domaines privés sont souvent payantes et sur rendez-vous uniquement.

Pour ceux qui aiment voyager avec un guide commenté en poche, l'application Ryo couvre de nombreux villages et bourgades françaises avec des parcours audioguidés à télécharger avant de partir. L'article Ryo sur le village de Chabeuil, dans la Drôme à moins de deux heures au sud du Beaujolais, illustre le type de découvertes que la plateforme permet de faire dans des bourgades hors des circuits balisés.

Pierres Dorées Beaujolais
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villages Beaujolais Pierres Dorées
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Comment rejoindre les villages du Beaujolais

Depuis Lyon : l'option la plus simple est la voiture, par l'A6 direction Villefranche-sur-Saône puis les routes départementales. Comptez 35 à 45 minutes pour Oingt ou Châtillon-d'Azergues. Le train jusqu'à L'Arbresle (ligne directe depuis Lyon Part-Dieu, 30 min, environ 7 €) permet d'accéder aux Pierres Dorées sans voiture, mais les transports en commun entre les villages eux-mêmes sont rares, vérifiez les horaires avant de partir.

Depuis Paris : TGV Lyon-Paris en 2 heures, puis voir ci-dessus. Des agences lyonnaises proposent aussi des excursions en car depuis la gare de Lyon-Perrache pour les Pierres Dorées.

Depuis Mâcon : moins de 40 minutes en voiture pour rejoindre Juliénas ou Beaujeu par la D17 en longeant les collines du nord Beaujolais.

La location de vélo à assistance électrique se développe dans la région. Villefranche-sur-Saône et L'Arbresle proposent des points de location. Le dénivelé des Pierres Dorées (moins de 200 m de dénivellation cumulée sur le circuit principal) est compatible avec le VAE pour les cyclistes à l'aise. Pour les crus du nord, le relief est plus marqué mais reste accessible en VAE avec une bonne autonomie de batterie.

FAQ

Quel est le plus beau village du Beaujolais ?

Oingt est souvent cité en tête : classé parmi les plus beaux villages de France depuis 1982, il cumule un cadre médiéval intact, des vues panoramiques depuis son donjon du XIIe siècle et une atmosphère préservée. Cela dit, « le plus beau » dépend largement de la sensibilité de chacun. Les amateurs de patrimoine religieux préféreront Salles-Arbuissonnas et son prieuré roman. Les amateurs de vin miseront sur Juliénas ou Fleurie. Les férus de littérature choisiront Vaux-en-Beaujolais, le Clochemerle de Gabriel Chevallier.

Qu'est-ce que les Pierres Dorées du Beaujolais ?

Les Pierres Dorées désignent un secteur géographique dans la partie sud du Beaujolais, entre Lyon et Villefranche-sur-Saône, caractérisé par ses constructions en calcaire ocreux chargé d'oxyde de fer. Cette pierre, extraite localement depuis le Moyen Âge, donne aux villages une teinte allant du beige clair à l'or profond selon l'heure et la météo. Une quinzaine de communes composent ce pays, dont Oingt, Châtillon-d'Azergues, Bagnols et Salles-Arbuissonnas.

Quelle est la meilleure saison pour visiter les villages du Beaujolais ?

Le printemps (mai-juin) et l'automne (septembre-octobre) sont les meilleures périodes. Au printemps, les vignes bourgeonnent et la campagne est d'un vert lumineux. En automne, les feuilles de Gamay virent et les vendanges animent les caves. L'été fonctionne aussi, mais les week-ends de juillet-août peuvent être chargés sur les sites les plus courus. L'hiver, les routes sont généralement praticables et les villages quasi déserts, une expérience à part entière pour ceux qui apprécient le calme.

Peut-on visiter les villages du Beaujolais sans voiture ?

Partiellement. L'Arbresle, accessible en train depuis Lyon en 30 minutes, est une bonne base pour commencer le circuit des Pierres Dorées à pied ou en VAE. Mais les villages eux-mêmes ne sont pas reliés entre eux par les transports en commun. Pour les villages des crus (Juliénas, Fleurie, Chiroubles), la voiture est pratiquement incontournable. Des tours organisés au départ de Lyon proposent des alternatives pour les voyageurs sans véhicule.

Y a-t-il des dégustations de vin dans les villages du Beaujolais ?

Oui, dans presque tous les villages présentés ici. Les caves coopératives de Vaux-en-Beaujolais, Fleurie, Juliénas et Châtillon-d'Azergues proposent des dégustations en accès libre ou à tarif libre, sans rendez-vous, généralement du lundi au samedi. Certains domaines privés ouvrent aussi à la visite sur rendez-vous. Le Beaujolais est l'une des régions viticoles françaises les plus accessibles aux œnotouristes débutants, ambiance décontractée, pas de protocole intimidant.

Combien de temps prévoir pour visiter les villages du Beaujolais ?

Deux jours permettent de faire les choses sérieusement : une journée dans les Pierres Dorées au sud (Oingt, Châtillon-d'Azergues, Bagnols, Salles-Arbuissonnas), une journée dans les crus au nord (Beaujeu, Juliénas, Fleurie, Chiroubles). Un week-end long de trois jours laisse de la marge pour les dégustations prolongées, une randonnée dans les Monts du Beaujolais et les repas sans se presser, ce qui, dans cette région, n'est pas du tout du luxe.

Les villages du Beaujolais sont-ils adaptés aux enfants ?

Oui, dans l'ensemble. Oingt et ses ruelles en pente douce sont facilement praticables avec des enfants. La terrasse panoramique de Chiroubles et le donjon d'Oingt fascinent les plus jeunes. Les vignes en septembre, pendant les vendanges, constituent un spectacle vivant très concret et pédagogique. Prévoir des chaussures confortables pour les pavés médiévaux, et pour les tout-petits une poussette robuste ou un porte-bébé, toutes les ruelles ne sont pas planes.

Le Beaujolais récompense ceux qui prennent le temps de quitter les nationales et de s'enfoncer dans les petites routes. Ces 9 villages, des Pierres Dorées médiévales du sud au nord viticole des grands crus, dessinent une carte de visite qui n'a rien à envier aux régions françaises les plus célébrées, et pour une fraction de leur fréquentation touristique.

Pour prolonger vos explorations de villages français avec un guide en main, Ryo propose des parcours commentés dans de nombreuses destinations à travers la France. Parmi les découvertes récentes de l'appli, le guide Ryo sur le village de Trentemoult, charmant village de bateliers aux portes de Nantes, illustre à quel point la France des villages recèle encore des surprises bien au-delà du Beaujolais. Que vous arriviez pour un week-end ou que vous traversiez la région sur un itinéraire plus long, les villages du Beaujolais vous donneront envie de revenir.