

Fire escapes
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En levant les yeux vers les façades, vous remarquerez plusieurs escaliers métalliques extérieurs en zigzag dans cette rue. Ce sont des fire escapes, des escaliers de secours conçus pour permettre aux habitants d’évacuer rapidement en cas d’incendie. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils ne font pas partie de l’architecture d’origine des bâtiments.
Ils ont été ajoutés à partir du XIXe siècle, à une époque où les villes américaines deviennent plus denses, avec des immeubles plus hauts et souvent plus dangereux en cas d’incendie. Le problème était simple : beaucoup de bâtiments ne possédaient qu’un seul escalier intérieur. Si celui-ci était envahi par la fumée ou les flammes, les occupants des étages supérieurs se retrouvaient piégés.
Les fire escapes ont donc été conçus comme une seconde issue de secours, indépendante du reste du bâtiment. Leur installation à l’extérieur permettait de les ajouter facilement sur des constructions déjà existantes, sans tout reconstruire. C’était une solution rapide, efficace et relativement peu coûteuse.
À Philadelphie, la question de la sécurité incendie devient très tôt un enjeu majeur. Dès 1876, la ville adopte l’une des premières lois aux États-Unis imposant des issues de secours extérieures sur certains bâtiments. Ces règles seront ensuite renforcées à la fin du XIXe siècle, notamment après plusieurs incendies marquants.
Leur forme caractéristique, en plateformes et escaliers, permet de desservir plusieurs étages sur une façade étroite. Le métal, souvent peint en noir, est utilisé pour sa résistance et parce qu’il est moins inflammable que le bois. Aujourd’hui, ces escaliers font partie du paysage urbain de nombreuses villes américaines, notamment sur la côte est.
Ils sont devenus un élément visuel familier, presque emblématique, même si leur fonction reste avant tout liée à la sécurité.
Ce point d'intérêt est présent dans les parcours ...
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