

Samuel Adams
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Au cœur de Faneuil Hall Square, à votre droite, trône la statue de Samuel Adams, l’homme que les Britanniques considéraient comme le rebelle le plus dangereux d'Amérique. Et de fait, il est connu pour être le grand orchestrateur de la Révolution américaine au XVIIIe siècle. Formé à la Boston Latin School puis à Harvard, Samuel Adams était un piètre homme d’affaires : il a fait faillite et peinait à garder un emploi stable. En revanche, il possédait un génie absolu pour la politique, l'agitation populaire et la propagande. Loin d'être un simple orateur, il était un redoutable stratège de l'ombre. Il écrivit des dizaines de pamphlets incendiaires sous de faux noms comme « Vindex », et créa en 1772 les Committees of Correspondence, une sorte d'internet politique de l'époque qui permettait aux colonies de s'échanger en secret des informations et de coordonner la résistance contre la Couronne. Après le massacre de Boston et la célèbre destruction du thé, il a célébré avec joie la radicalisation de la rue. La Couronne britannique le redoutait tellement qu'après les premiers combats de la guerre, le roi proposa de pardonner à tous les insurgés... sauf à deux hommes : John Hancock et Samuel Adams, promis à la pendaison. L’ironie du sort veut que son propre cousin, John Adams, ait soutenu la royauté anglaise et ait même défendu les soldats britanniques lors de leur procès. Signataire de la Déclaration d’indépendance puis gouverneur du Massachusetts, Samuel Adams fut l'homme qui a su transformer la colère d'un coin de rue en la naissance d'une nation.
Ce point d'intérêt est présent dans les parcours ...
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