

Basilique Notre-Dame-de-Paradis
©Wikicaro, CC BY-SA 3.0 httpscreativecommons.orglicensesby-sa3.0, via Wikimedia Commons
Levez les yeux vers ce géant de pierre qui domine la ville du haut de ses 65 mètres : vous êtes devant la Basilique Notre-Dame-de-Paradis. Avec sa flèche spectaculaire, elle a longtemps servi d’amer terrestre, c’est-à-dire de repère indispensable pour les marins et les voyageurs qui naviguaient ou s'approchaient du coin. Mais alors, d'où vient cette merveille gothique flamboyante ?
Tout commence en 1507 avec la célèbre reine Anne de Bretagne. De passage à Hennebont, elle s'arrête pour prier dans un modeste oratoire sur la colline du Paradis. Sa visite donne un sacré coup de pouce à l'idée de construire un édifice bien plus ambitieux.
Le projet est officiellement lancé en 1514, et devinez qui prend les commandes du chantier ? Non pas un architecte star de l'époque, mais le forgeron du village nommé François Michard ! C'est lui qui collecte les dons des villageois et fait tourner le chantier.
Malgré quelques tensions et disparitions suspectes dans la caisse, l'édifice est quasiment terminé vers 1554. Et l'église gagne finalement son rang de basilique mineure autour des années 1913. Poussons maintenant les portes de la basilique !
À l'intérieur, vos yeux vont tout de suite être attirés par les vitraux signés par le maître-verrier Max Ingrand. Si la basilique a miraculeusement survécu aux bombardements dévastateurs d'août 1944, l'onde de choc des bombes a hélas fait voler en éclats ses anciens vitraux. Ceux de Max Ingrand, posés entre 1951 et 1965, racontent avec de magnifiques couleurs toute l'histoire de la ville.
En vous promenant dans la nef, ouvrez l'œil ! Vous croiserez une statue de la Vierge en bronze argenté. Elle est au cœur d’une des plus célèbres légendes locales : le Vœu de 1699.
Cette année-là, frappés par une terrible épidémie, les habitants ont juré d'offrir une statue en argent massif à la Vierge si le fléau s'arrêtait. Miracle ou coïncidence, l'épidémie a reculé et les habitants ont tenu parole en créant la grande fête du Vœu fin septembre. La statue d'origine en argent a malheureusement été embarquée et fondue à Nantes pendant la Révolution, mais les Hennebontais l'ont remplacée en 1818 par la statue que vous avez sous les yeux.
Ce point d'intérêt est présent dans les parcours ...
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