

La place Alsace-Lorraine
Générée par Intelligence Artificielle Gemini
On est bien loin de Strasbourg, pourtant cette place porte le nom de sa région : vous voici sur la place Alsace-Lorraine. Si vous regardez autour de vous aujourd'hui, vous découvrirez une place commerçante, vivante et tournée vers l'avenir. Mais sous vos pieds et à travers ces façades, ce sont plus de deux siècles et demi d'histoire mouvementée qui s’expriment ici.
Par exemple, savez-vous que cette place détient un record singulier ? Elle a changé sept fois de nom depuis sa création au milieu du XVIIIᵉ siècle ! Née « Place Royale » sous l'Ancien Régime, au temps des comptoirs de la Compagnie des Indes, elle est devenue tour à tour Place de la Fédération, Place de la Montagne sous la Terreur, où la guillotine y fut d'ailleurs dressée, puis Place Napoléon.
C'est finalement le 29 octobre 1872 qu'elle prend son nom actuel : Alsace-Lorraine. Un choix éminemment politique du conseil municipal de l'époque pour exprimer sa solidarité envers les provinces annexées par l'Allemagne après le traité de Francfort. Mais pour les anciens Lorientais, loin des grands discours, elle est longtemps restée tout simplement « la Plaine ».
Au tournant du XXᵉ siècle, la place Alsace-Lorraine est l'épicentre de l'élégance et de la vie locale. Lorient vit alors sa Belle Époque. Mais l'Histoire va violemment rattraper la ville lorsque la Seconde Guerre mondiale fait pleuvoir un déluge de bombes explosives et incendiaires sur la ville.
En quelques heures, la place et ses alentours sont totalement dévastés. Au cours de l’année 1943, près de 80 000 bombes ravageront Lorient, détruisant la cité à 85 %. Pourtant, juste sous vos pieds, des hommes et des femmes ont survécu.
À trois mètres sous les pavés où vous vous trouvez se cache un abri souterrain en béton armé, construit dès 1941. Conçu pour 200 personnes, cet abri étroit et sombre en a accueilli jusqu'à 800 lors des raids. Imaginez l'obscurité, le manque d'air, le fracas assourdissant des explosions à la surface...
Pour renouveler l'air et générer de la lumière, les réfugiés devaient pédaler sans relâche sur des vélos fixés au sol. Un témoin de l'époque racontait la peur tenace de ne plus rien retrouver une fois la porte réouverte. Aujourd'hui encore, cet abri se visite, alors pensez à réserver si vous voulez découvrir l’histoire plus en profondeur.
Enfin, après les ruines vient le temps de la renaissance. En 1950, le président de la République Vincent Auriol se déplace en personne à Lorient afin de poser la première pierre officielle de la Reconstruction de la ville. À l'intérieur de cette pierre, un parchemin scelle l'espoir de tout un peuple.
Le béton armé actuel cache finalement plus de secrets qu’on ne pourrait le croire.
Ce point d'intérêt est présent dans les parcours ...
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