Que voir autour de Hyères en 2026 : îles d'Or, presqu'île de Giens et pépites du Var

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Emilie

Créé par Emilie, le 30 août 2026

Mis à jour le 30 août 2026

Votre guide Ryo

Que voir autour de Hyères en 2026 : îles d'Or, presqu'île de Giens et pépites du Var

À Hyères, la mer se découpe en trois presqu'îles jumelles, les Salins scintillent de rose au soleil couchant, et il suffit de vingt minutes de bateau pour changer complètement d'univers. Que voir autour de Hyères quand on a déjà arpenté les ruelles du centre-ville et la Villa Noailles ? La réponse tient en une bonne dizaine de directions : les trois îles d'Or et leurs plages translucides, l'île des Embiez presque confidentielle, la rade de Toulon dominée par le mont Faron, les villages perchés de l'arrière-pays comme Le Castellet ou La Cadière d'Azur, et jusqu'aux gorges du Verdon pour une journée entière. Cet article balaie ces environs par proximité décroissante, du littoral immédiat jusqu'aux excursions d'une heure trente de route, pour vous aider à composer votre propre itinéraire selon le temps dont vous disposez. Avant de partir en exploration, le parcours audioguidé Ryo de Hyères reste une bonne porte d'entrée pour comprendre la ville elle-même : Ryocity de Hyères, avant de rayonner vers ses environs.

La presqu'île de Giens, la porte d'entrée naturelle des environs de Hyères

Presqu'île de Giens
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Avant de sauter dans un bateau pour les îles d'Or, la presqu'île de Giens mérite à elle seule une demi-journée d'exploration. Ce double cordon de sable relie Hyères à un ancien îlot rocheux, pris en étau entre deux étangs et une côte sauvage classée. On y accède à pied, à vélo ou en petit train touristique depuis le centre-ville, et c'est souvent le premier réflexe de qui se demande que voir autour de Hyères sans prendre le large.

Les salins d'Hyères et le sentier du sel

Salins des Pesquiers
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Les Salins des Pesquiers, à l'entrée de la presqu'île, forment un vaste damier de bassins où l'eau vire du rose pâle à l'orange selon la saison et la concentration en sel. Le site, classé réserve naturelle, héberge une colonie de flamants roses visible presque toute l'année, surtout tôt le matin ou en fin de journée quand la lumière rasante sublime les couleurs.

Un sentier aménagé de 4 km fait le tour des bassins, sans ombre : prévoyez chapeau et eau si vous le parcourez en été. Les panneaux pédagogiques racontent l'exploitation séculaire du sel, arrêtée ici en 1995, puis la reconversion des bassins en espace protégé pour les oiseaux migrateurs, aujourd'hui géré par le Conservatoire du littoral. Le vélo reste la meilleure option pour couvrir l'ensemble sans souffrir de la chaleur, avec plusieurs points de location au départ du centre-ville.

Le sentier littoral ouest et ses plages sauvages

Sentier littoral Giens
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De l'autre côté de la presqu'île, le sentier littoral ouest longe une côte beaucoup plus découpée, alternant criques discrètes et pointes rocheuses battues par le mistral. C'est le tronçon que les randonneurs locaux considèrent comme le plus spectaculaire de tout le secteur de Giens, loin devant les plages familiales de l'est, plus abritées mais aussi plus fréquentées.

Comptez deux bonnes heures pour rallier la plage de la Badine (Presqu'île de Giens, 83400 Hyères, noté 4.3/5 sur Google pour 655 avis) à la pointe des Chevaliers, en optant pour de bonnes chaussures : le tracé grimpe et redescend sans cesse sur un sol caillouteux. Vous croiserez sur le chemin quelques criques quasi désertes hors juillet-août, parfaites pour une pause baignade improvisée loin des serviettes alignées.

Pour prolonger la balade sans se presser, le guide Ryo des randonnées à Hyères détaille plusieurs variantes de ce sentier selon le niveau et le temps disponible.

Porquerolles, la plus grande et la plus sauvage des îles d'Or

Île de Porquerolles
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Porquerolles est, de loin, la destination la plus demandée quand on cherche que voir autour de Hyères. L'île mesure à peine 7 km de long mais concentre des plages comparées aux Caraïbes, une forêt méditerranéenne préservée et un village provençal figé autour de sa place à platanes. Une journée suffit pour un premier aperçu, mais les habitués recommandent d'y passer la nuit pour profiter du calme une fois les derniers bateaux repartis vers le continent.

Les plages iconiques : Notre-Dame, Argent et la Courtade

Plage Notre-Dame Porquerolles
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Trois plages structurent la visite. La plage Notre-Dame, à 45 minutes de marche ou 20 minutes à vélo du port, passe pour la plus belle de l'île : sable blanc fin, eau turquoise peu profonde, et bien moins de monde qu'aux deux autres puisqu'elle demande un peu d'effort pour y accéder. Venez plutôt en fin d'après-midi, quand la lumière rasante fait virer l'eau au bleu profond.

La plage d'Argent, côté ouest, séduit par son sable clair et sa proximité avec le fort du Langoustier (Porquerolles, 83400 Hyères, noté 4.7/5 sur Google pour 11 avis). La plage de la Courtade, à dix minutes à pied du village, reste la plus accessible et donc la plus fréquentée, avec ses services et sa vue directe sur la Côte d'Azur continentale.

Le tour du fort du Langoustier à vélo ou à pied

Le fort du Langoustier, ancienne fortification militaire du XVIIe siècle posée sur une presqu'île étroite à l'ouest de l'île, offre l'un des plus beaux points de vue de Porquerolles. On y accède par une piste plate qui longe d'abord la plage d'Argent puis grimpe légèrement vers le fort, fermé au public mais photogénique de l'extérieur.

Comptez une bonne heure aller-retour à vélo depuis le village, davantage à pied. Le contraste entre les deux plages qui encadrent la presqu'île, l'une abritée et calme, l'autre exposée au vent, en fait une boucle appréciée des habitués qui reviennent chaque année à la même saison.

Infos pratiques : bateau, location de vélo, meilleure saison

Les navettes maritimes partent de la Tour Fondue, à la pointe de la presqu'île de Giens, avec une traversée d'une vingtaine de minutes. Réservez en ligne l'été : les départs affichent complet dès la mi-matinée en haute saison, parfois plusieurs jours à l'avance en août.

Louez un vélo électrique dès votre arrivée au port : l'île ne se visite quasiment pas en voiture, interdite aux résidents non autorisés, et les distances entre les plages découragent la marche sous 30 degrés. Tablez sur un ordre de grandeur de 20 à 25 euros la journée, variable selon le loueur et la période. Mai-juin et septembre restent les meilleures fenêtres : eau déjà chaude, foule très inférieure à celle d'août.

Si vous préférez explorer le village avant les plages, prenez le temps de flâner autour du fort Sainte-Agathe, qui domine le port et abrite le petit musée du parc national, avant de vous attabler à l'une des terrasses ombragées de la place d'Armes. Pour préparer votre venue dans le détail, l'article Ryo sur la visite de l'île de Porquerolles recense les itinéraires à vélo les plus demandés selon la durée de votre séjour.

Port-Cros, l'île du parc national resté à l'état sauvage

Port-Cros
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Moins fréquentée que sa voisine, Port-Cros constitue le cœur du plus ancien parc national marin de France. Aucune voiture, aucun vélo même : ici, tout se fait à pied, sur des sentiers ombragés qui traversent une forêt méditerranéenne dense, rare sur le littoral varois où le mistral a souvent raison de la végétation haute.

Le tour de l'île par le sentier du facteur

Le sentier du facteur est l'itinéraire de référence : une boucle de 10 km qui longe la côte, alterne calanques et points de vue, et permet de faire le tour complet de l'île en quatre heures environ, pauses et baignades comprises. Le tracé grimpe par endroits sur des escaliers taillés dans la roche, sans jamais devenir technique pour un randonneur habitué.

Prévoyez de l'eau en quantité suffisante : il n'existe qu'un seul point de ravitaillement sur l'île, près du port, et aucune fontaine sur le parcours. Les chaussures de randonnée fermées sont préférables aux sandales, même si le sentier reste globalement praticable en tongs solides sur les sections basses.

La réglementation du parc national est stricte : baignade autorisée uniquement dans certaines zones balisées, cueillette interdite, et bivouac totalement proscrit. Ces contraintes expliquent en grande partie pourquoi l'île a conservé une végétation aussi dense malgré sa proximité avec le continent.

Plage de la Palud et criques du sud

Pour une version raccourcie, la plage de la Palud (Port-Cros, 83400 Hyères, noté 4.4/5 sur Google pour 150 avis), à quinze minutes à pied du débarcadère, offre une eau limpide propice au snorkeling grâce au sentier sous-marin balisé qui longe sa partie rocheuse. C'est l'option idéale si vous arrivez par le dernier bateau ou voyagez avec de jeunes enfants peu enclins aux longues marches.

Les randonneurs plus aguerris pousseront jusqu'aux criques du sud de l'île, nettement moins fréquentées mais accessibles uniquement par le sentier du facteur dans son intégralité. L'article Ryo dédié à la visite de Port-Cros détaille les horaires de navette et la réglementation du parc.

L'île des Embiez, une escapade confidentielle près de Six-Fours

Île des Embiez
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Beaucoup moins connue que les îles d'Or, l'île des Embiez (83140 Six-Fours-les-Plages, noté 4.5/5 sur Google pour 2,5K avis) se trouve à l'ouest de Toulon, au large de Six-Fours-les-Plages, à environ 35 minutes de route de Hyères. Propriété de la famille Ricard depuis les années 1950, elle a gardé un caractère préservé malgré la présence d'un port de plaisance et d'un hôtel.

La traversée depuis le port du Brusc dure une dizaine de minutes, l'une des plus courtes de toute la côte varoise, ce qui en fait une excursion facile à improviser même en fin de matinée sans réservation la veille.

Une fois débarqué, comptez deux heures pour un tour complet à pied : vignoble en terrasses, salins réhabilités en réserve naturelle, et petites plages de galets où l'eau reste étonnamment claire. L'Institut océanographique Paul Ricard, installé sur l'île, propose un aquarium présentant la faune méditerranéenne, une halte appréciée en cas de mistral trop soutenu pour la baignade.

Le domaine viticole de l'île produit également son propre vin, dégusté sur place dans un caveau donnant sur les vignes ; une originalité pour une île de cette taille. Pour l'organisation, réservez la traversée en ligne l'été et prévoyez des espèces pour les commerces de l'île, certains encore réfractaires à la carte bancaire.

Toulon et sa rade, à moins de 20 minutes de Hyères

Rade de Toulon
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Changer de décor sans changer de département : Toulon offre un contraste net avec les plages des îles, entre patrimoine militaire, marché provençal animé et point de vue vertigineux sur la rade.

La rade de Toulon et le mont Faron

La rade de Toulon compte parmi les plus grandes d'Europe, et se découvre idéalement en bateau : les vedettes qui partent du port proposent une heure de croisière commentée le long des arsenaux et des bâtiments de la Marine nationale, encore en activité. Vous verrez souvent un porte-avions ou une frégate amarrés à quai, spectacle assez rare ailleurs sur la côte varoise.

Pour la vue d'ensemble, montez au mont Faron en téléphérique depuis le boulevard Amiral Vence : dix minutes de montée pour un panorama à 360 degrés sur la ville, la rade et, par temps clair, les îles d'Or au loin. Le sommet abrite aussi un petit zoo dédié aux félins, ainsi qu'un mémorial du débarquement de Provence. Un conseil : le téléphérique ferme par vent fort, fréquent en hiver, donc vérifiez son statut du jour avant de monter jusqu'à la station basse.

Le musée de la Mine de Cap Garonne au Pradet

Mine de Cap Garonne
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À une quinzaine de minutes de Toulon, la commune du Pradet abrite le musée de la Mine de Cap Garonne (Le Pradet, 83220, noté 4.4/5 sur Google pour 1 785 avis), ancienne exploitation de cuivre reconvertie en parcours souterrain. La visite guidée, fraîche même en plein été, traverse d'anciennes galeries où affleurent des minéraux aux teintes bleues et vertes assez spectaculaires en lumière noire.

Comptez 1h15 pour la visite complète, chaussures fermées recommandées et une petite laine même en juillet : la température ne dépasse guère 12 degrés sous terre toute l'année.

Les villages du littoral entre Hyères et Bormes-les-Mimosas

Littoral Hyères Bormes-les-Mimosas
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En direction de l'est, la route littorale égrène une série de villages et petites villes qui se prêtent chacun à une halte d'une heure ou deux, entre balade, plage et patrimoine local.

Bormes-les-Mimosas et Le Lavandou

Bormes-les-Mimosas, perché sur sa colline à une vingtaine de minutes de Hyères, compte parmi les villages les plus fleuris du littoral varois, quatre fleurs au label Villes et Villages Fleuris à l'appui. Ruelles fleuries, escaliers en pente raide et points de vue sur la mer en toile de fond : la visite se fait naturellement à pied, en garant la voiture en contrebas du village où le stationnement reste plus facile.

Juste en contrebas sur la côte, Le Lavandou mise sur une ambiance plus balnéaire, avec ses douze plages et son port de pêche encore actif. Pour une pause insolite en famille, le mini-golf exotique du Lavandou, planté de palmiers et de bassins, occupe agréablement une fin d'après-midi entre deux baignades sans trop fatiguer les plus jeunes.

Carqueiranne, La Londe-les-Maures et le château des Forbin

Carqueiranne littoral
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Entre Hyères et Toulon, Carqueiranne cultive un profil plus résidentiel et tranquille, avec ses criques abritées et son marché provençal du mercredi et samedi matin, moins touristique que celui du centre-ville de Hyères. Le sentier du littoral qui longe la commune permet de rejoindre plusieurs petites plages de sable fin, généralement peu fréquentées en dehors du cœur de l'été. Garez-vous plutôt vers le port des Salettes et partez à pied : les places se raréfient très vite dès la mi-matinée le long de la côte.

À l'opposé, en direction de l'est, La Londe-les-Maures conjugue vignoble et bord de mer. La promenade de la Garenne, ombragée le long d'un ruisseau, permet une balade familiale facile avant de rejoindre les ruines du château des Forbin, ancienne demeure seigneuriale du XVIe siècle partiellement effondrée mais toujours impressionnante par ses dimensions et son escalier monumental encore debout.

La Garde, La Crau et le jardin Pagès de La Farlède

Plus dans les terres, La Garde conserve un centre médiéval resserré autour de son église, avec un marché animé le mardi matin et quelques ateliers d'artisans installés dans les ruelles pentues. Un détour d'une heure suffit largement pour en faire le tour à pied.

La Crau, entre vignes et serres horticoles, se découvre surtout pour son marché aux fleurs et ses domaines viticoles ouverts à la dégustation. C'est ici que se concentre une grande partie de la production maraîchère qui alimente les étals de Hyères et Toulon. Si vous repartez en voiture, glissez une glacière dans le coffre : les domaines vendent leurs rosés en direct et les producteurs de fleurs coupées pratiquent des tarifs sans commune mesure avec ceux du littoral.

À La Farlède, le jardin Pagès (La Farlède, 83210, noté 4.6/5 sur Google pour 181 avis) offre un cadre plus intimiste : un parc paysager avec bassins et essences méditerranéennes, propice à une pause pique-nique en fin de journée dans ce secteur.

Bandol, Sanary et les villages perchés de l'arrière-pays toulonnais

Marché de Sanary-sur-Mer
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À l'ouest de Toulon, le paysage change de nouveau : vignobles en terrasses, ports de pêche pittoresques et villages perchés typiques de l'arrière-pays varois.

Bandol et le village du Castellet

Bandol est réputée pour son vin, le mourvèdre y signant des rouges de garde recherchés même si les rosés représentent l'essentiel des volumes produits, autant que pour son front de mer animé et sa plage principale en plein centre-ville. Une balade sur la promenade puis une dégustation dans l'un des domaines alentour composent une après-midi complète et facile à improviser.

À dix minutes de route dans les terres, Le Castellet perche ses maisons de pierre autour d'un château médiéval, avec une vue qui porte jusqu'au circuit automobile du Castellet en contrebas. Les ruelles pavées, fermées à la circulation, se prêtent à une flânerie d'une heure, ponctuée d'ateliers d'artisans et de galeries d'art installées dans d'anciennes bergeries.

Sanary-sur-Mer, son marché et La Cadière d'Azur

Sanary-sur-Mer conserve la plus grande flotte de pointus, ces barques traditionnelles provençales, amarrées en rangs colorés le long du port. Le marché du mercredi matin, l'un des plus réputés du Var, mérite le détour à lui seul pour ses étals de produits locaux et son ambiance bon enfant. Arrivez avant 9h si vous voulez éviter la cohue et trouver une place de stationnement à moins de dix minutes du port.

Non loin, La Cadière d'Azur, autre village perché de l'arrière-pays, regarde le vignoble de Bandol depuis ses remparts. Pour prolonger la balade sans reprendre la voiture tout de suite, le canal des Arrosants (Ollioules, 83190, noté 4.7/5 sur Google pour 96 avis) à Ollioules propose une promenade ombragée le long de l'eau, agréable même en plein été et bordée d'anciens moulins.

Le Fort de Brégançon et la presqu'île de Saint-Tropez

Deux noms résonnent particulièrement fort dans l'imaginaire de la Côte d'Azur, tous deux accessibles en moins d'une heure de route depuis Hyères.

Le fort de Brégançon (83230 Bormes-les-Mimosas, noté 4.2/5 sur Google pour 1 041 avis), résidence d'été officielle des présidents de la République française depuis les années 1960, se dresse sur un îlot rocheux relié au continent par un cordon de sable, entre Bormes-les-Mimosas et Le Lavandou. Le fort s'ouvre à la visite guidée sur réservation certaines périodes de l'année, hors présence présidentielle : vérifiez les créneaux et les tarifs du moment auprès de l'office de tourisme de Bormes-les-Mimosas avant de vous déplacer. À défaut de billet, la plage voisine et le point de vue sur sa silhouette suffisent à justifier le détour en fin de journée.

Plus loin à l'est, Saint-Tropez garde une réputation qui dépasse largement la Côte d'Azur, surtout hors saison, entre avril-juin et septembre-octobre, quand le village retrouve un rythme plus authentique autour du port, de la citadelle et des ruelles de la Ponche. Pour une approche différente du village, le parcours de randonnée Ryo autour de Saint-Tropez permet de découvrir le sentier du littoral vers les plages de Pampelonne, loin de l'agitation du centre.

Excursions plus lointaines dans le Haut Var et les calanques

Calanques Hyères
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Pour une journée complète, plus loin de la côte, l'arrière-pays varois et ses environs immédiats réservent quelques pépites qui justifient une heure à une heure et demie de route depuis Hyères.

Le massif de la Sainte-Baume, sa basilique et l'abbaye du Thoronet

Le massif de la Sainte-Baume, forêt relique classée, culmine à plus de 1 100 mètres et abrite une grotte de pèlerinage liée à la légende de Marie-Madeleine. À ses pieds, la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, l'un des plus grands édifices gothiques de Provence, mérite une visite pour sa crypte et sa collection de reliques.

Un peu plus au nord, l'abbaye du Thoronet (83340 Le Thoronet, noté 4.6/5 sur Google pour 3 475 avis), joyau de l'architecture cistercienne du XIIe siècle, séduit par sa sobriété quasi minérale : pierre nue, acoustique remarquable dans le cloître, absence quasi totale de décor sculpté.

Cotignac, Sillans-la-Cascade et la chute du Grand Baou

Sillans-la-Cascade
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Cotignac se distingue par ses falaises de tuf percées de grottes troglodytes autrefois habitées, encore visibles au-dessus de la place principale du village, ombragée par des platanes centenaires. À une vingtaine de minutes, Sillans-la-Cascade cache une chute d'eau d'une quarantaine de mètres nichée dans une réserve naturelle, accessible par un court sentier ombragé depuis le village ; l'accès à la vasque elle-même est restreint pour des raisons de sécurité, donc renseignez-vous en mairie avant d'y emmener des enfants.

Pour les amateurs de randonnée plus sportive, la chute du Grand Baou, moins connue, demande une marche plus longue en forêt mais récompense par un cadre nettement plus sauvage et désert, même en plein été. Les communes voisines de Belgentier et Les Trois Sollies, moins spectaculaires mais authentiques, complètent agréablement ce détour dans le Haut Var pour qui aime sortir des sentiers les plus connus.

Les calanques de Cassis, le lac de Sainte-Croix et les gorges du Verdon

Calanques de Cassis
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Dans une autre direction, à l'ouest, les calanques de Cassis offrent un cadre méditerranéen différent des îles d'Or : falaises calcaires blanches plongeant dans une eau turquoise, accessibles en bateau depuis le port de Cassis ou à pied par les sentiers du parc national. Attention en été : l'accès pédestre aux massifs est régulièrement fermé les jours de risque incendie élevé, une information publiée la veille au soir par la préfecture.

Vers l'est, en revanche, direction les gorges du Verdon et le lac de Sainte-Croix, un peu plus d'une heure trente de route : le plus grand canyon d'Europe et ses eaux turquoise se visitent en canoë, en vélo sur la route des crêtes, ou simplement depuis les points de vue aménagés. C'est une option pour ceux qui prévoient une journée entière loin de la côte, à combiner éventuellement avec une nuit sur place pour profiter du coucher de soleil sur le canyon.

Hyères même : la vieille ville et les incontournables avant de partir explorer

Vieille ville Hyères
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Avant ou après vos excursions, la ville de Hyères elle-même mérite clairement son détour : c'est souvent en fin de séjour qu'on regrette de ne pas y avoir consacré une demi-journée entière.

Les ruelles du centre historique et la Villa Noailles

Le centre historique de Hyères grimpe en pente douce vers le château, avec ses ruelles pavées, ses porches médiévaux et la collégiale Saint-Paul en point d'orgue. Flâner dans ces ruelles tôt le matin, avant l'arrivée de la chaleur et des groupes de visiteurs, reste la meilleure façon d'en apprécier le calme et les façades colorées.

Plus haut, la Villa Noailles, chef-d'œuvre de l'architecture moderniste construit dans les années 1920 pour un couple de mécènes, abrite aujourd'hui un centre d'art contemporain et accueille chaque année un festival de mode et de photographie reconnu bien au-delà de la Provence.

Le parc Olbius Riquier, l'observatoire du Pic des Fées et le Parcours des Arts

Parc Olbius Riquier
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Le parc Olbius Riquier (83400 Hyères, noté 4.5/5 sur Google pour 6 783 avis), jardin botanique de sept hectares planté au début du XXe siècle, rassemble des essences venues du monde entier, dont des palmiers centenaires qui ont valu à Hyères son surnom de cité des palmiers. Une petite ferme pédagogique gratuite complète la visite, appréciée en famille les jours de forte chaleur grâce à son ombrage dense.

Pour les amateurs d'astronomie, l'observatoire du Pic des Fées, perché sur les hauteurs, propose des soirées d'observation ouvertes au public certaines nuits de l'année. En journée, sillonner le Parcours des Arts, itinéraire de sculptures contemporaines disséminées dans le centre-ville, offre une autre façon de découvrir Hyères sans itinéraire fixe, au gré des rues.

Pour ceux qui veulent aller plus loin dans le patrimoine local, le site archéologique d'Olbia, comptoir grec puis romain établi sur la presqu'île de Giens, et le musée de la fabrique du marron glacé complètent utilement la visite avec deux facettes moins connues de l'histoire hyéroise. Le Ryocity de Hyères, La Cité des Palmiers guide pas à pas à travers ces lieux, avec les anecdotes historiques qui donnent tout son relief à la balade.

Infos pratiques pour organiser vos excursions autour de Hyères

Hyères voiture excursion
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Pour rayonner efficacement autour de Hyères, la voiture reste la solution la plus souple, en particulier pour l'arrière-pays et les villages perchés. Comptez un budget essence et péage raisonnable : la plupart des sites cités se trouvent à moins de 45 minutes du centre-ville.

Sans voiture, les bus du réseau Mistral relient Hyères à Toulon et aux principales communes du littoral, avec des fréquences correctes en journée mais plus limitées le soir et le dimanche. Les navettes maritimes depuis la Tour Fondue et le port de Hyères desservent directement les îles d'Or, sans passer par la voiture à aucun moment du trajet.

La meilleure période reste mai-juin et septembre-octobre : température de l'eau déjà agréable ou encore chaude, fréquentation nettement inférieure à celle de juillet-août, notamment sur les îles où les bateaux affichent complet en pleine saison.

Pour l'hébergement, rester à Hyères permet de rayonner dans toutes les directions sans repasser par un point unique chaque soir. Le guide Ryo pour organiser un week-end à Hyères détaille des propositions d'itinéraires selon la durée du séjour, de deux à cinq jours.

FAQ

Combien de temps prévoir pour visiter les îles d'Or depuis Hyères ?

Comptez une journée complète par île pour un premier aperçu, soit trois jours pour Porquerolles, Port-Cros et l'île des Embiez. Porquerolles supporte bien une visite de deux jours si vous logez sur place, pour profiter des plages sans la foule des bateaux de la journée.

Comment se rendre à Porquerolles et Port-Cros depuis Hyères ?

Les navettes maritimes partent principalement de la Tour Fondue, à la pointe de la presqu'île de Giens, avec une traversée de 20 à 45 minutes selon la destination et le point de départ choisi, Hyères, Le Lavandou ou La Londe-les-Maures pour Port-Cros.

Quel est le plus beau village à voir autour de Hyères ?

Bormes-les-Mimosas fait figure de référence pour ses ruelles fleuries, récompensées par les quatre fleurs du label Villes et Villages Fleuris, mais Le Castellet et La Cadière d'Azur, plus confidentiels, séduisent par leur authenticité et l'absence relative de foule.

Peut-on visiter les environs de Hyères sans voiture ?

Oui pour les îles, accessibles en bateau, et pour Toulon, desservi par bus et train régional. En revanche, les villages de l'arrière-pays comme Le Castellet ou l'abbaye du Thoronet restent difficiles d'accès sans véhicule personnel ou location sur place.

Quand partir pour découvrir les alentours de Hyères ?

Mai-juin et septembre-octobre offrent le meilleur compromis entre météo agréable et affluence maîtrisée. Juillet-août reste possible mais impose de réserver les traversées maritimes à l'avance et d'anticiper une fréquentation dense sur les sites les plus connus de la région.

Où dormir pour rayonner facilement autour de Hyères ?

Le centre-ville de Hyères ou la presqu'île de Giens constituent de bonnes bases, à équidistance des îles, de Toulon et de l'arrière-pays. Pour privilégier les îles, une nuit sur Porquerolles permet de profiter du calme une fois les touristes de la journée repartis vers le continent.

Entre îles sauvages, villages perchés et patrimoine militaire, les environs de Hyères couvrent une variété de paysages rare sur un rayon aussi restreint. Difficile d'épuiser en un seul séjour tout ce que voir autour de Hyères peut désigner, du sentier des Salins jusqu'aux gorges du Verdon.

Pour commencer par la ville elle-même avant de partir à l'assaut des environs, le parcours audioguidé Ryo de Hyères reste une bonne base : découvrir la Ryocity de Hyères permet de comprendre l'histoire de la cité des palmiers avant de rayonner vers les îles et l'arrière-pays varois.