Visiter Port-Cros : le guide complet de l'île sauvage en 2026
Emilie

Créé par Emilie, le 15 août 2026

Votre guide Ryo

Visiter Port-Cros : le guide complet de l'île sauvage en 2026

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À peine descendu du bateau, le silence surprend. Visiter Port-Cros, c'est débarquer sur la seule île de la Méditerranée française dont la totalité du territoire, sur terre comme sous l'eau, appartient à un parc national depuis le 14 décembre 1963, le premier parc national marin créé en Europe. Aucun scooter, aucune voiture, pas même un vélo : le bruit de fond, ici, c'est le chant des cigales et le clapot contre la coque des barques amarrées devant le minuscule village.

Sur place, tout se fait à pied : pas de minibus, pas de petit train touristique, seulement une trentaine de kilomètres de sentiers balisés à travers une forêt de chênes verts et d'arbousiers. En une journée, on peut grimper jusqu'au Fort de la Vigie, point culminant de l'île à 199 mètres, nager au-dessus d'un jardin sous-marin balisé depuis la fin des années 1970, longer des criques accessibles à pied uniquement, et repartir le soir avec les mollets qui tirent. Ce guide détaille les sentiers, les plages, les forts et les questions pratiques (navettes, saison, budget) pour préparer une excursion à la hauteur de la réputation de l'île. Avant d'embarquer, un détour par l'application Ryo permet aussi de repérer les parcours audioguidés du littoral varois voisin, comme le Ryo's parcours audioguidé d'Hyères, pour prolonger la découverte au retour du bateau.

Comment se rendre à Port-Cros : navettes et ports de départ

Port-Cros n'est reliée au continent que par bateau : aucun pont, aucune liaison rapide, et l'aéroport le plus proche ne dessert évidemment que le continent. Les navettes partent principalement de Hyères, du Lavandou et, de façon plus saisonnière, de Toulon, La Londe-les-Maures ou Cavalaire-sur-Mer. La traversée dure généralement entre 45 minutes et 1h15 selon le port d'embarquement et la météo du jour.

En haute saison, mieux vaut réserver son aller-retour plusieurs jours à l'avance : les rotations restent limitées et les bateaux affichent complet dès la fin du mois de juin. Le parc national accueille près d'un million de visiteurs par an toutes îles confondues, et la pression se concentre sur quelques semaines d'été. Comptez une trentaine d'euros l'aller-retour pour un adulte, un peu moins pour un enfant, et gardez à l'esprit que le dernier retour a souvent lieu en fin d'après-midi hors juillet-août.

Beaucoup de visiteurs combinent la traversée avec une nuit sur le continent. Si c'est votre cas, téléchargez l'appli Ryo avant d'embarquer : elle fonctionne hors connexion sur l'île et vous aurez, au retour, de quoi enchaîner avec le Ryo's parcours audioguidé de Toulon ou une balade dans la vieille ville d'Hyères.

Port-Cros île
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Une île sans voitures : premiers pas au débarcadère

Le bateau accoste directement dans la petite crique du Port de Port-Cros (Port de Port-Cros, 83400 Hyères, noté 4.6/5 sur Google pour 248 avis), où se concentrent l'essentiel des services de l'île : capitainerie, maison du Parc national, quelques tables et l'unique boutique de souvenirs.

C'est ici que commencent tous les sentiers, clairement fléchés par couleur selon leur difficulté. Prenez cinq minutes avant de partir pour jeter un œil au panneau d'affichage de la maison du parc : il indique les sentiers éventuellement fermés pour risque incendie, une information qui change selon la sécheresse et qu'il vaut mieux vérifier plutôt que de la découvrir à mi-parcours.

Le sentier du Sud : plages et criques sauvages

Le sentier du Sud est le circuit le plus emprunté par les visiteurs à la journée, et pour cause : il mène en un peu plus d'une heure de marche jusqu'à la Plage de la Palud (Plage de la Palud, 83400 Hyères, noté 4.4/5 sur Google pour 145 avis), la plage la plus accessible et la plus fréquentée de l'île.

Le chemin serpente d'abord dans une forêt dense où les arbousiers, aux fruits rouges comestibles mais fades, côtoient des chênes verts centenaires. Après une vingtaine de minutes, une échappée offre une première vue sur la côte rocheuse et, par temps clair, sur la silhouette de Porquerolles au loin.

Les plus curieux remarqueront, en léger retrait du sentier, les vestiges d'anciennes cultures en terrasses, témoins d'une occupation agricole ancienne : l'île, exploitée puis désertée au fil du XXe siècle, a été cédée à l'État en 1963 par la propriétaire des lieux, à condition qu'elle devienne un parc national. La forêt a depuis largement repris ses droits sur ces parcelles, mais quelques murets de pierre sèche subsistent, à peine visibles sous la végétation.

La Palud n'est pas la plus vaste plage de l'archipel, mais son sable clair et ses eaux peu profondes en font le spot idéal pour une pause baignade avant de reprendre la marche. C'est aussi le point de départ du sentier sous-marin, détaillé plus bas. Si vous ne devez faire qu'une boucle dans la journée, celle-ci reste la plus accessible aux familles et aux marcheurs peu entraînés : comptez deux heures aller-retour en intégrant un arrêt baignade.

Au-delà de la Palud, le sentier file vers l'est en direction de Port-Man, en longeant des promontoires rocheux battus par le vent où nichent des goélands. Peu de visiteurs poussent jusque-là, ce qui en fait un excellent point de vue pour observer la mer sans la foule du débarcadère.

Le circuit des Crêtes : panorama et effort

Pour les marcheurs qui veulent prendre de la hauteur, le circuit des Crêtes grimpe jusqu'au sommet de l'île, à 199 mètres, où se dresse le Fort de la Vigie (Fort de la Vigie, 83400 Hyères, noté 4.5/5 sur Google pour 11 avis).

Ce fortin, construit au XIXe siècle pour surveiller les mouvements de navires dans le canal entre Port-Cros et le continent, n'est pas ouvert à la visite intérieure, mais ses abords offrent le panorama le plus complet sur l'ensemble de l'archipel d'Hyères : Porquerolles à l'ouest, le Levant à l'est, et par temps dégagé les contreforts des Maures sur le continent.

Comptez environ 3h30 à 4h pour boucler l'intégralité du circuit, avec un dénivelé cumulé qui surprend souvent les marcheurs venus en tongs. Le sentier alterne montées sèches en plein soleil et tronçons ombragés sous la pinède, ce qui rend l'eau (au moins 1,5 litre par personne) absolument indispensable, d'autant qu'aucun point de ravitaillement n'existe une fois quitté le village.

Les offices de tourisme locaux classent d'ailleurs ce circuit en difficulté sportive, la plus élevée de l'île. Ce n'est pas une randonnée technique au sens alpin du terme, mais l'enchaînement de la chaleur, du dénivelé et des quelque 10 kilomètres cumulés en fait l'un des parcours les plus souvent abandonnés en cours de route, notamment par les visiteurs partis trop tard dans la journée.

Votre récompense arrive aux deux tiers du parcours : un belvédère naturel surplombant la baie de Port-Man, où la mer passe du bleu profond au turquoise selon la luminosité. Beaucoup de randonneurs s'y arrêtent pique-niquer, à l'ombre rare d'un pin d'Alep rescapé des incendies passés. Prévoyez de partir tôt le matin si vous visitez en été : la chaleur sur les crêtes dénudées devient difficile à supporter après 11h.

Le vallon de la Solitude : la boucle ombragée du centre de l'île

Moins physique que le circuit des Crêtes, la boucle du vallon de la Solitude (Vallon de la Solitude, 83400 Hyères) relie le village à la Plage de la Palud en traversant une combe fraîche et boisée, qui doit son nom à l'isolement qu'y recherchaient autrefois les religieux installés sur l'île.

Au fond du vallon coule l'unique cours d'eau permanent de Port-Cros, un filet d'eau alimenté par quelques sources qui suffit à entretenir une végétation dense, presque luxuriante par endroits. L'ombre y reste continue même en plein été, un contraste appréciable après une heure de marche au soleil.

Le retour s'effectue volontiers par le sentier littoral de Port-Cros, qui longe la côte sud au plus près de l'eau et dévoile plusieurs petites anses rocheuses, sans nom officiel sur les cartes touristiques, où quelques baigneurs s'installent en dehors du pic de fréquentation estivale. La roche y descend abruptement dans l'eau : ces criques conviennent mieux aux nageurs confirmés qu'aux enfants en bas âge.

Quelques passages nécessitent de poser prudemment le pied sur des dalles rocheuses lissées par les embruns, glissantes après la pluie. Rien d'alpin dans ce sentier, mais des chaussures à semelle adhérente changent nettement le confort de marche par rapport à des sandales de plage.

La boucle complète, depuis le débarcadère, s'effectue en 2h à 2h30 pour un marcheur moyen. Elle reste praticable presque toute l'année, contrairement au circuit des Crêtes parfois fermé lors des pics de risque incendie estivaux.

Fort de l'Estissac et patrimoine militaire

Surplombant directement le débarcadère, le Fort de l'Estissac est le monument le plus visible de l'île depuis le bateau.

Édifié au XVIIe siècle, sous Richelieu, pour protéger la rade des incursions barbaresques, il a longtemps servi de caserne avant d'être reconverti par le Parc national. L'intérieur accueille aujourd'hui des expositions temporaires sur la faune, la flore ou l'histoire maritime de l'archipel, généralement gratuites et ouvertes en saison.

La montée jusqu'au fort ne prend qu'un quart d'heure depuis le village, ce qui en fait une étape facile à combiner avec une matinée de plage. Depuis les remparts, la vue plonge directement sur le port et les bateaux amarrés, un excellent point pour des photos d'ensemble de l'île sans avoir à grimper jusqu'aux crêtes.

D'autres ouvrages défensifs ponctuent l'île, à commencer par le Fort du Moulin (Fort du Moulin, 83400 Hyères, noté 4.4/5 sur Google pour 8 avis), installé juste au-dessus du village et occupé par les services du parc, donc fermé à la visite libre. Avec le fort de Port-Man, à l'est, il témoigne de l'importance stratégique qu'a longtemps représentée Port-Cros pour la surveillance de la rade de Toulon.

Plage de la Palud et plage de Port-Man

Si la Plage de la Palud concentre la majorité des baigneurs venus à la journée, la Plage de Port-Man (Plage de Port-Man, 83400 Hyères, noté 4.7/5 sur Google pour 35 avis), à l'autre extrémité de l'île, joue une toute autre partition.

Il faut compter environ deux heures de marche depuis le débarcadère pour l'atteindre, ce qui décourage une bonne partie des visiteurs pressés. Résultat : une plage de sable grossier et de galets nichée au fond d'une baie profonde, souvent quasi déserte même en plein été, où l'eau limpide attire surtout les rares plaisanciers autorisés à y mouiller.

À la différence de la Palud, aucun service n'existe à Port-Man : ni buvette, ni sanitaires, ni ombre aménagée. Emportez suffisamment d'eau et de quoi manger si vous comptez y passer l'après-midi, et prévoyez le temps de retour dans votre planning pour ne pas rater le dernier bateau.

Entre les deux, plusieurs criques intermédiaires permettent une pause baignade sans s'engager sur la totalité du sentier, une bonne option pour les familles qui veulent goûter à la sauvagerie du littoral sans un aller-retour de quatre heures.

Le sentier sous-marin : snorkeling entre la Palud et l'Estissac

Aménagé à la fin des années 1970, le sentier sous-marin de la Plage de la Palud est considéré comme le premier itinéraire balisé de ce type en Méditerranée.

Des bouées numérotées balisent un parcours de quelques centaines de mètres, accompagné de panneaux immergés qui identifient les espèces observables : posidonies, girelles, sars, parfois un mérou brun, poisson emblématique dont la protection stricte à Port-Cros a permis la reconstitution des populations en Méditerranée.

Masque et tuba suffisent, pas besoin de matériel de plongée pour profiter du parcours, accessible aux enfants dès qu'ils nagent avec aisance. En été, des animateurs du parc encadrent régulièrement le parcours et commentent les stations depuis la surface. Comptez 30 à 45 minutes pour parcourir l'ensemble des bouées sans se presser, en évitant si possible le cœur de journée où la fréquentation est la plus dense.

En dehors du sentier balisé, le snorkeling reste possible sur presque tout le pourtour de l'île, hors zones de réserve intégrale, mais la richesse des fonds près de la Palud justifie qu'on lui consacre au moins une heure du programme.

Tour de l'île en bateau ou en kayak

Pour les visiteurs qui préfèrent économiser leurs jambes, plusieurs compagnies proposent un tour complet de Port-Cros en bateau, au départ du débarcadère ou directement depuis Hyères, sans escale à terre. Vous pouvez d'ailleurs caler cette sortie le matin et garder l'après-midi pour le Ryo's parcours audioguidé d'Hyères, une fois de retour sur le continent.

La formule dévoile des criques invisibles depuis les sentiers, notamment sur la façade nord de l'île, plus abrupte et moins fréquentée que le littoral sud. Comptez environ une heure pour un tour complet, avec un commentaire à bord qui retrace l'histoire du parc national et les zones de réserve intégrale longées au passage.

Le kayak de mer séduit une clientèle différente : plus physique, il permet de s'arrêter à volonté dans les criques les plus reculées, notamment vers Port-Man, hors de portée des sentiers pédestres en une demi-journée. Un loueur installé près du débarcadère propose du matériel à la demi-journée ou à la journée complète, gilet de sauvetage inclus.

Quelle que soit l'option choisie, mieux vaut vérifier la météo marine avant de partir : le mistral se lève parfois en quelques heures dans cette partie de la Méditerranée et complique sérieusement la navigation en kayak. Les loueurs locaux annulent généralement les sorties dès que le vent dépasse un seuil de sécurité, une précaution à respecter même si le ciel semble dégagé au moment du départ.

Pour les amateurs de photographie, la lumière de fin d'après-midi, quand le bateau longe la côte nord à contre-jour, offre des couleurs qui contrastent nettement avec le bleu plus classique du matin.

île de Port-Cros bateau
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Parc national Port-Cros
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Faune et flore du premier parc national marin d'Europe

Port-Cros doit son statut de parc national à une biodiversité concentrée sur les quelque 700 hectares de l'île et près de 2 900 hectares de cœur marin protégé, une surface minuscule à l'échelle de la Méditerranée.

Sur terre, la forêt de chênes verts abrite des oiseaux discrets comme le pouillot de Bonelli, tandis que les falaises côtières servent de site de nidification aux goélands, aux puffins et, plus rarement, au faucon pèlerin. Sous l'eau, les herbiers de posidonie, véritables poumons de la Méditerranée, s'étendent sur de larges surfaces autour de l'île et servent de nurserie à de nombreuses espèces de poissons.

Sur les hauteurs rocailleuses, une flore rase et résistante au sel colonise les affleurements, avec des espèces que les gardes du parc recensent chaque printemps. Cette végétation de maquis bas contraste avec la forêt dense du centre de l'île, créant une mosaïque de paysages sur une surface pourtant réduite.

Deux secteurs sont classés en réserve intégrale, interdits à toute activité humaine : l'île de Bagaud, au large du village, et l'îlot de la Gabinière au sud. Ces sanctuaires ont permis d'observer depuis les années 1980 une nette augmentation des populations de mérous et de corbs, deux espèces autrefois surpêchées sur l'ensemble du littoral méditerranéen. Cette politique de protection, parmi les plus strictes de France, fait aujourd'hui de Port-Cros une référence pour les scientifiques qui étudient la restauration des écosystèmes marins.

Réglementation : ce qu'impose le cœur de parc national

Visiter Port-Cros implique de respecter un cadre réglementaire plus strict que sur la plupart des sites naturels français. La cueillette de plantes, le prélèvement de coquillages, le camping et les feux sont interdits sur l'ensemble de l'île, tout comme la plongée en dehors des sites autorisés.

Les chiens ne sont pas admis en dehors des chiens guides, et il est demandé de rester strictement sur les sentiers balisés pour ne pas fragiliser une végétation qui met des décennies à se reconstituer après un incendie. Le label Esprit Parc National, porté par certains prestataires locaux, garantit un engagement dans cette démarche de préservation : un bon critère de choix si vous réservez une activité sur place.

Où manger et dormir sur l'île

L'offre de restauration reste volontairement limitée à Port-Cros, concentrée autour du débarcadère et de la maison du Parc. Quelques adresses proposent une cuisine provençale simple, parfois accompagnée du vin produit sur place : l'île conserve en effet quelques hectares de vigne, héritage des cultures développées ici à la fin du XIXe siècle et devenus une curiosité à l'échelle du littoral méditerranéen.

Côté hébergement, les options se comptent sur les doigts d'une main. Un hôtel historique installé dans un ancien manoir, à quelques minutes du port, propose un nombre de chambres volontairement restreint pour préserver l'esprit de l'île ; mieux vaut réserver plusieurs mois à l'avance en saison. La plupart des visiteurs optent néanmoins pour une excursion à la journée depuis Hyères, Toulon ou Le Lavandou, où l'offre de logement est nettement plus large. Les amateurs de patrimoine urbain enchaînent volontiers, au retour du bateau, avec le Ryo's parcours audioguidé de la cité des palmiers à Hyères, histoire de prolonger la journée sans reprendre le volant tout de suite.

Visiter Port-Cros avec des enfants

Port-Cros reste praticable en famille, à condition d'ajuster les ambitions de marche. Le sentier du Sud jusqu'à la Plage de la Palud convient bien aux enfants dès 6-7 ans, avec des pauses ombragées régulières et une plage peu profonde à l'arrivée pour récompenser l'effort.

Le circuit des Crêtes, en revanche, se révèle nettement trop exigeant pour de jeunes enfants : dénivelé soutenu, exposition au soleil et absence totale de point de ravitaillement en font un parcours réservé aux familles avec des adolescents habitués à la randonnée.

Le sentier sous-marin de la Palud (Sentier sous-marin de la Palud, 83400 Hyères, noté 4.4/5 sur Google pour 16 avis) fait généralement l'unanimité, à condition que les enfants nagent déjà avec assurance : la profondeur reste modérée sur l'essentiel du parcours, et l'observation des poissons depuis la surface suffit à captiver la plupart des 8-12 ans sans nécessiter de compétences de plongée. Prévoyez malgré tout un tee-shirt anti-UV pour ceux qui restent longtemps dans l'eau, la fraîcheur se faisant vite sentir malgré le soleil méditerranéen.

Enfin, gardez à l'esprit qu'aucune poussette ne franchit les sentiers de l'île : porte-bébé ou marche autonome restent les seules options une fois quitté le débarcadère.

Visiter Port-Cros en une journée : itinéraire conseillé

Visiter Port-Cros en 1 journée reste le format choisi par la grande majorité des visiteurs. Dans ce cas, mieux vaut arriver par le premier bateau du matin pour profiter de la fraîcheur et éviter la cohue du débarcadère en milieu de matinée.

Commencez par le sentier du Sud jusqu'à la Plage de la Palud, avec un arrêt d'une heure sur le sentier sous-marin si vous avez emporté masque et tuba. Remontez ensuite vers le village pour une pause déjeuner vers 12h30, avant que les rares tables ne se remplissent. L'après-midi se prête bien à une montée express vers le Fort de l'Estissac, dont le panorama sur le port compense l'effort limité qu'il demande.

Si vos jambes tiennent le coup, terminez par une portion de la boucle du vallon de la Solitude, sans forcément aller jusqu'au bout : une heure de marche supplémentaire suffit à s'imprégner de l'atmosphère forestière de l'île avant de reprendre le bateau du retour, généralement programmé en fin d'après-midi.

Ce programme reste ambitieux pour une seule journée : mieux vaut arbitrer entre le circuit des Crêtes et le sentier du Sud plutôt que de vouloir tout enchaîner, au risque de rater le dernier bateau ou de terminer la journée épuisé plutôt qu'émerveillé.

Port-Cros
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Port-Cros
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Quelle saison choisir pour visiter Port-Cros

Le printemps (avril à juin) et le début de l'automne (septembre-octobre) restent les fenêtres les plus confortables pour randonner, entre températures modérées et fréquentation encore raisonnable sur les sentiers.

L'été, en particulier en juillet-août, certains sentiers peuvent fermer temporairement en cas de risque incendie élevé, une mesure de sécurité qu'il vaut mieux vérifier la veille du départ sur le site du parc national. La chaleur sur les crêtes exposées rend aussi la randonnée éprouvante après 11h du matin.

Port-Cros ou Porquerolles : laquelle visiter en premier

Visiter Port-Cros ou Porquerolles : la question revient dans toutes les discussions d'avant-départ, et les deux îles voisines de l'archipel d'Hyères se distinguent nettement. Porquerolles, plus grande et plus plate, se visite volontiers à vélo, avec des plages de sable comme la Plage de Notre-Dame et une offre de restauration nettement plus développée.

Port-Cros, elle, s'adresse davantage aux marcheurs et aux amateurs de nature préservée : aucun vélo autorisé, un relief plus marqué, des sentiers exigeants et une biodiversité protégée depuis plus longtemps. Si vous devez choisir une seule île pour une première visite avec des enfants en bas âge, Porquerolles reste plus accessible ; pour une randonnée mémorable entre criques sauvages et forêts denses, Port-Cros l'emporte sans hésiter.

Rien n'empêche, avec deux jours devant soi, de combiner les deux : une journée dédiée à chaque île permet de saisir tout le contraste entre ces deux visages de l'archipel varois.

Île de Porquerolles
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Parc national marin
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Budget et infos pratiques

Comptez environ 30 à 38 euros l'aller-retour en bateau par adulte selon le port de départ, l'accès aux sentiers et aux plages du parc national étant lui entièrement gratuit. Ajoutez 10 à 15 euros si vous optez pour une sortie snorkeling encadrée par un prestataire privé ou une activité guidée sur l'île.

Si vous prévoyez une sortie kayak ou un tour en bateau autour de l'île, ajoutez encore 25 à 40 euros selon la durée et la saison. Les tarifs grimpent sensiblement entre juillet et août, période où mieux vaut réserver l'ensemble du programme avant même d'avoir posé le pied sur le continent.

Prévoyez de bonnes chaussures de marche plutôt que des sandales, un chapeau, de la crème solaire et au moins 1,5 litre d'eau par personne : aucun point de vente n'existe en dehors du village.

FAQ

Combien de temps faut-il pour visiter Port-Cros ?

Une journée suffit pour découvrir l'essentiel : un sentier de randonnée, une baignade et le Fort de l'Estissac. Pour enchaîner le circuit des Crêtes et la boucle du vallon de la Solitude sans se presser, mieux vaut prévoir deux jours avec une nuit sur l'île ou à Hyères.

Quelle est la meilleure période pour visiter Port-Cros ?

Avril à juin et septembre-octobre offrent le meilleur compromis entre météo agréable et affluence limitée. L'été reste praticable mais impose de partir tôt et de vérifier l'ouverture des sentiers en cas de risque incendie.

Peut-on se baigner partout à Port-Cros ?

La baignade est possible sur la plupart des plages et criques accessibles à pied, notamment la Plage de la Palud et la Plage de Port-Man. Les zones classées en réserve intégrale, autour de Bagaud et de la Gabinière, restent en revanche interdites à toute activité.

Faut-il payer pour entrer dans le parc national de Port-Cros ?

L'accès aux sentiers, aux plages et à la majorité des sites naturels est gratuit. Seule la traversée en bateau depuis le continent est payante, ainsi que certaines activités encadrées comme les sorties snorkeling commerciales.

Peut-on emmener son chien à Port-Cros ?

Non, les chiens ne sont pas autorisés sur l'île en dehors des chiens guides d'assistance. Cette restriction vise à protéger une faune sauvage particulièrement sensible au dérangement, notamment les oiseaux nichant au sol sur certains secteurs côtiers.

Port-Cros ou Porquerolles, laquelle choisir en premier ?

Porquerolles convient mieux aux familles et aux amateurs de vélo grâce à un relief plus plat et une offre de services plus large. Port-Cros s'adresse aux marcheurs en quête de nature préservée et de sentiers plus sportifs.

Existe-t-il un parcours audioguidé pour visiter Port-Cros ?

Port-Cros ne dispose pas encore de Ryocity dédiée, mais Ryo propose des parcours audioguidés dans plusieurs villes du littoral varois voisin, notamment à Hyères et à Toulon, à combiner utilement avec une excursion sur l'île.

Port-Cros ne se raconte pas vraiment, elle se marche. Entre les crêtes battues par le vent, les criques accessibles aux seuls piétons et le silence retrouvé loin des voitures, l'île rappelle ce à quoi ressemblait la Méditerranée avant le tourisme de masse. Une fois rentré au port d'attache, gardez un moment pour ouvrir l'application Ryo : le Ryo's parcours audioguidé d'Hyères ou celui de Toulon prolongent naturellement l'escapade, avec cette fois du patrimoine urbain plutôt que des sentiers de maquis.