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Week end à Saint-Malo : remparts, plages et îlots pour une escapade réussie en 2026
À marée haute, la mer grimpe parfois de plus de treize mètres devant les remparts, l'un des plus forts marnages d'Europe. À marée basse, ce même océan se retire assez loin pour qu'on rejoigne à pied deux îlots fortifiés en plein centre-ville. C'est cette bascule permanente entre terre et mer qui fait qu'un week end Saint-Malo ne ressemble à aucune autre escapade bretonne : le programme se cale autant sur l'horaire des marées que sur vos envies. Pour ne rien manquer sans perdre de temps, le parcours audioguidé Ryo de Saint-Malo balise déjà l'essentiel de l'intra-muros à pied, avec une trentaine de haltes commentées.
En deux ou trois jours, on peut enchaîner un tour complet des remparts de granit, une baignade sur une plage large de plus de deux kilomètres, la visite d'un aquarium parmi les plus fréquentés de Bretagne, et une marche jusqu'à une tombe isolée par la mer deux fois par jour. Ce guide détaille l'intra-muros et ses corsaires, les plages et les îlots, la Tour Solidor et la cité d'Alet, un itinéraire jour par jour, les environs immédiats (Dinard, Dinan, Cancale, le Mont-Saint-Michel), les options famille et mauvais temps, une parenthèse aux thermes marins, le budget à prévoir et toutes les informations pratiques pour organiser votre séjour sans mauvaise surprise.
Saint-Malo intra-muros, la cité corsaire

La vieille ville concentre à elle seule de quoi remplir une bonne moitié d'un séjour de deux jours. Entièrement ceinturée de fortifications, l'intra-muros de Saint-Malo a été reconstruit à l'identique après les bombardements d'août 1944, ce qui explique son aspect à la fois ancien et étonnamment homogène. On y entre par plusieurs portes, la plus photographiée étant la porte Saint-Vincent, et on peut ensuite rayonner au fil des ruelles ou grimper directement sur le chemin de ronde.
Les remparts : le tour complet de la vieille ville fortifiée

Le tour des remparts de Saint-Malo (Rempart, 35400 Saint-Malo, noté 4.8/5 sur Google pour 8 035 avis) fait un peu moins de deux kilomètres et se boucle en une heure environ, montées d'escaliers comprises. L'accès est libre et gratuit, de jour comme de nuit. Une première enceinte existait dès le XIIe siècle, mais l'essentiel de ce que l'on voit aujourd'hui date des XVIIe et XVIIIe siècles, période où l'ingénieur Siméon Garangeau, élève de Vauban, a étendu et renforcé les fortifications pour protéger la ville des attaques anglo-hollandaises.
Marcher sur ce chemin de ronde offre une vue changeante à chaque bastion : la baie et ses îlots d'un côté, les toits d'ardoise et les cheminées des maisons d'armateurs de l'autre. Vous croiserez la statue de Robert Surcouf, le bras tendu vers le large, puis, plus loin, celle de Jacques Cartier, l'explorateur malouin qui a remonté le Saint-Laurent au XVIe siècle.
Pour profiter du meilleur éclairage, montez sur les remparts en fin d'après-midi, quand la lumière rase la pierre et que la marée basse dégage les îlots au pied des fortifications. Comptez une demi-journée si vous vous arrêtez à chaque point de vue et que vous descendez explorer le Fort National, accessible à pied uniquement à marée basse.
Ruelles, maisons d'armateurs et histoire des corsaires malouins

Une fois redescendu du chemin de ronde, perdez-vous sans itinéraire précis dans les ruelles pavées de l'intra-muros. Les hautes maisons de granit gris, souvent construites par des armateurs enrichis par le commerce maritime, bordent des rues étroites comme la rue Vincent de Gournay ou la rue du Pélicot, épargnées par endroits par les bombardements de 1944.
Saint-Malo doit sa réputation à trois épisodes que l'on raconte encore aux visiteurs. D'abord, la pratique légale de la course : le roi de France délivrait aux corsaires malouins, dont le célèbre Surcouf, des lettres de marque les autorisant à attaquer les navires ennemis, une activité qui a fait la fortune de la ville pendant plus de deux siècles. Ensuite, la devise « Malouin d'abord, Breton peut-être, Français s'il en reste », qui témoigne de l'indépendance farouche que revendiquaient les habitants face à la couronne. Enfin, la reconstruction quasi miraculeuse de la ville après 1944 : détruite à environ 80 %, l'intra-muros a été rebâti selon les plans de l'architecte Louis Arretche, en conservant scrupuleusement le tracé médiéval des rues et les matériaux d'origine.
Si vous cherchez un point de départ pour cette balade, le tracé du parcours audioguidé « À l'abordage » de Saint-Malo suit justement ces ruelles et replace chaque monument dans son contexte historique, ce qui évite de repasser deux fois par la même place sans le savoir.
Les plus belles plages et îlots de Saint-Malo

La baie de Saint-Malo alterne de longues plages de sable fin côté est et de petites criques abritées par les remparts. Selon le vent et l'heure de la marée, il vaut mieux savoir laquelle privilégier plutôt que de se fier au hasard.
Plage du Sillon, de l'Éventail et de Bon Secours
La plage du Sillon s'étire sur plus de deux kilomètres entre l'intra-muros et le quartier de Paramé, ce qui en fait la plus grande plage de la ville. Très large à marée basse, elle accueille chars à voile et sports de glisse, avec un boulevard bordé de brise-lames en chêne qui rappelle son passé de station balnéaire du XIXe siècle.
Juste sous les remparts, la plage de l'Éventail doit son nom à sa forme évasée, resserrée entre deux môles face au Fort National. Plus petite et plus abritée du vent, elle convient bien aux familles avec de jeunes enfants qui veulent rester à distance de marche des ruelles.
La plage de Bon Secours, elle, offre la vue la plus connue sur les remparts et abrite une piscine de mer naturelle qui se remplit à marée haute et reste baignable même quand la mer s'est retirée. Son plongeoir en béton, restauré régulièrement par la ville, sert de terrain de jeu aux adolescents malouins dès les premiers beaux jours.
Moins fréquentée, la plage du Môle ferme la baie côté port, près du quai Saint-Louis. Elle intéresse surtout les habitués venus nager tôt le matin, loin de l'agitation estivale des grandes plages.
Digue de Rochebonne, îlots du Grand Bé et du Petit Bé
En continuant vers l'est depuis la plage du Sillon, la digue de Rochebonne (Boulevard Hébert, 35400 Saint-Malo, noté 4.6/5 sur Google pour 480 avis) longe une rangée de malouinières et de villas balnéaires construites par de riches armateurs et négociants. La promenade, dégagée et venteuse, se prête bien à une marche digestive en fin de journée.
Depuis la plage de Bon Secours, on rejoint à pied, uniquement à marée basse, l'îlot du Grand Bé, où repose la tombe de Chateaubriand face au large : une dalle nue surmontée d'une croix, sans nom gravé, comme l'écrivain l'avait demandé. La traversée prend une dizaine de minutes, mais les horaires de marée sont affichés sur des panneaux à l'entrée de la chaussée : vérifiez-les avant de partir pour ne pas rester bloqué de l'autre côté pendant six heures.
Un peu plus loin, le Petit Bé abrite un fort conçu à la fin du XVIIe siècle dans le système de défense imaginé par Vauban. Il se visite lors de créneaux calés sur la marée basse, avec un droit d'entrée modeste, de l'ordre de quelques euros par adulte. Moins connu que son voisin, il offre une vue dégagée sur toute la baie et sur les autres îlots qui ponctuent la côte malouine.
Ensemble, ces îlots forment un terrain de jeu unique en France : on marche sur le sable là où, quelques heures plus tôt, des bateaux passaient à la voile. Le guide Ryo des plages de Saint-Malo détaille les horaires de marée à consulter avant chaque sortie sur ces îlots, dont le Grand Bé et la tombe de Chateaubriand que le parcours audioguidé relie aussi à pied.
Tour Solidor, cité d'Alet et incontournables à visiter

Au-delà de l'intra-muros, deux promontoires concentrent l'essentiel du patrimoine historique et naturel de Saint-Malo, chacun facilement accessible en une petite marche ou quelques arrêts de bus.
La Tour Solidor et la cité d'Alet
À l'embouchure de la Rance, dans le quartier de Saint-Servan, la Tour Solidor dresse ses trois tours accolées depuis la fin du XIVe siècle. Le duc Jean IV de Bretagne l'a fait bâtir vers 1369 pour contrôler le trafic fluvial et rappeler son autorité à des Malouins alors passés du côté du roi de France. Elle a longtemps abrité le musée des Cap-Horniers, consacré aux marins qui doublaient le cap Horn à la voile, et accueille aujourd'hui des expositions temporaires : vérifiez les conditions d'ouverture avant de vous déplacer.
Montez jusqu'au sommet : la vue embrasse à la fois l'estuaire, Dinard sur l'autre rive et l'intra-muros au loin. Comptez 45 minutes de visite, un peu plus si vous vous arrêtez à chaque étage. Pour approfondir son histoire, l'article Ryo sur la Tour Solidor revient sur son rôle stratégique face aux Anglais.
À quelques minutes de marche, la cité d'Alet occupe une presqu'île boisée qui domine la baie. C'est là que se trouvait la ville gallo-romaine puis l'évêché, bien avant que Saint-Malo ne s'installe sur son rocher. On y trouve un fort du XVIIIe siècle et un dense réseau de blockhaus allemands de la Seconde Guerre mondiale, dont l'un abrite un mémorial. Le sentier qui fait le tour du promontoire, moins fréquenté que les remparts, est l'un des meilleurs endroits de la ville au coucher du soleil. La page Ryo consacrée à la cité d'Alet détaille les points de vue à ne pas manquer.
Le Grand Aquarium et la pointe de la Varde

Situé en périphérie, à une dizaine de minutes en voiture ou en bus de l'intra-muros, le Grand Aquarium de Saint-Malo rassemble plusieurs centaines d'espèces marines réparties par milieux, de la Manche aux mers tropicales, avec un anneau circulaire traversé par les requins et un sous-marin d'exploration pour les enfants. C'est l'une des sorties les plus recherchées en famille les jours de mauvais temps : achetez vos billets en ligne pour éviter la file du samedi après-midi.
À l'opposé, côté mer, la pointe de la Varde (Avenue de la Varde, 35400 Saint-Malo, noté 4.7/5 sur Google pour 112 avis) offre un cadre bien plus sauvage : landes rases, blockhaus enfouis dans les ajoncs, chemin côtier et vue sur les îlots malouins. Vous pouvez enchaîner l'aquarium le matin et une marche sur le sentier de la pointe l'après-midi, une combinaison qui plaît autant aux familles qu'aux marcheurs solitaires.
Que faire aux alentours de Saint-Malo

Saint-Malo se prête particulièrement bien aux excursions d'une journée : plusieurs destinations réputées se trouvent à moins d'une heure de route, ou même accessibles en bateau depuis le port.
Dinard et Dinan, l'incontournable duo côté Rance
Dinard, sur l'autre rive de l'estuaire, se rejoint en une dizaine de minutes de navette maritime depuis la cale de Dinan, au pied des remparts. Ancienne station balnéaire prisée de la haute société britannique au XIXe siècle, elle aligne des villas Belle Époque le long de la promenade du Clair de Lune, jusqu'à la pointe du Moulinet et son panorama sur la baie.
Dinan, à une trentaine de minutes en voiture, conserve l'une des enceintes médiévales les mieux préservées de Bretagne. Vous pourrez y descendre la rue du Jerzual, pavée et bordée de maisons à colombages occupées par des artisans, jusqu'au vieux port sur la Rance, puis remonter sur les remparts pour une vue sur la vallée. Prévoyez de bonnes chaussures : la remontée est raide.
Cancale, l'île de Cézembre et le Mont-Saint-Michel en excursion

À une vingtaine de minutes de route vers l'est, Cancale est réputée pour ses huîtres, vendues directement au marché aux huîtres du port de la Houle. On les déguste debout, avec un peu de pain et de citron, face aux parcs ostréicoles visibles à marée basse, et l'usage local veut que l'on jette les coquilles vides sur la grève.
En mer, des navettes saisonnières rejoignent l'île de Cézembre (Baie de Saint-Malo, 35400 Saint-Malo, noté 4.7/5 sur Google pour 49 avis) en une vingtaine de minutes depuis Saint-Malo. L'îlot n'est accessible que sur sa face sud, où s'étire une plage de sable abritée du vent : le reste de l'île reste interdit, encore truffé de munitions non explosées après les bombardements de 1944. Plus à l'ouest, l'archipel des Ébihens, au large de Saint-Jacut-de-la-Mer, attire surtout les kayakistes et les amateurs de faune marine préservée.
Enfin, le Mont-Saint-Michel se trouve à environ cinquante minutes de route. Une excursion à la journée reste jouable, à condition de partir tôt pour éviter l'afflux de la mi-journée et de consulter le calendrier des grandes marées, spectaculaires autour de la baie. Pour les séjours plus longs, la côte de granit rose, vers Perros-Guirec, demande près de deux heures de route : mieux vaut la garder pour un autre voyage. Le guide Ryo des plus beaux villages autour de Saint-Malo recense d'autres étapes à moins d'une heure.
Itinéraire type pour deux ou trois jours à Saint-Malo

Reste à assembler tout cela sans passer le séjour dans les transports. Voici un déroulé qui fonctionne pour la plupart des visiteurs, à ajuster selon l'heure de votre arrivée et, surtout, selon l'horaire des marées affiché à l'office de tourisme.
Jour 1 : intra-muros, remparts et coucher de soleil
Posez vos bagages, puis attaquez par le tour des remparts en début d'après-midi, dans le sens des aiguilles d'une montre depuis la porte Saint-Vincent. Redescendez ensuite dans les ruelles pour la cathédrale Saint-Vincent et ses vitraux contemporains, avant une pause crêpe en terrasse. Si la marée le permet, terminez par le Grand Bé et la tombe de Chateaubriand en fin de journée, quand la lumière tombe à l'horizontale sur la baie. Dîner de fruits de mer près du port, puis retour à pied par les remparts éclairés.
Jour 2 : plages, îlots et Saint-Servan

Consacrez la matinée aux plages : Bon Secours et sa piscine de mer si vous voulez nager, le Sillon si vous préférez marcher au large. L'après-midi, rejoignez Saint-Servan pour la Tour Solidor et le tour de la cité d'Alet, avec sa vue sur l'estuaire de la Rance. En famille, remplacez ce second bloc par le Grand Aquarium, plus adapté aux enfants de moins de dix ans. Terminez par un verre sur le port des Sablons ou place Chateaubriand.
Jour 3 : une escapade dans les environs
Si vous restez une nuit de plus, choisissez une seule excursion et prenez le temps de la faire correctement : Dinard en navette maritime pour la promenade du Clair de Lune, Dinan pour le décor médiéval, Cancale pour les huîtres, ou le Mont-Saint-Michel si vous acceptez une journée entière de route et de foule. Un dernier passage par le marché couvert de la place aux Herbes, ouvert le mardi, le vendredi et le samedi matin, permet de rapporter beurre salé, craquelins et galettes avant de reprendre la route, en gardant pour la veille la marche jusqu'au Grand Bé et à la tombe de Chateaubriand, elle aussi couverte par le parcours audioguidé.
Saint-Malo en famille et par temps de pluie

Le ciel breton change vite, et un séjour à Saint-Malo se prépare mieux avec un plan B en poche. Le Grand Aquarium reste la valeur sûre des journées grises : comptez deux à trois heures de visite, davantage avec de jeunes enfants qui voudront refaire le sous-marin. Les Thermes Marins, la Tour Solidor et le marché couvert offrent d'autres abris utiles, tout comme les nombreuses librairies et boutiques de l'intra-muros, où l'on peut passer une heure sans voir le temps filer.
À Rothéneuf, à l'est de la ville, les rochers sculptés taillés dans la falaise par l'abbé Fouré entre 1894 et 1907 forment un ensemble d'environ trois cents figures, unique en son genre. Le site, exposé à l'érosion, a connu des périodes de fermeture au public : renseignez-vous avant de faire le déplacement. Le dossier Ryo sur les rochers sculptés de Rothéneuf raconte l'histoire de ce prêtre devenu sculpteur après un accident.
Pour les plus jeunes, la découverte de la ville fonctionne souvent mieux sous forme de jeu : chasse aux statues sur les remparts, comptage des cheminées, ou repérage des îlots depuis le bastion de la Hollande. Les meilleures activités à faire à Saint-Malo donnent d'autres idées à replier en cas d'averse.
Randonnées et balades sur le GR34

Le sentier des douaniers, ou GR34, traverse toute la commune et permet de relier les principaux sites à pied, sans jamais quitter la vue sur la mer. Deux tronçons se prêtent bien à une escapade de deux jours.
Vers l'est, la portion qui va de la plage du Sillon à la pointe de la Varde puis à Rothéneuf couvre une dizaine de kilomètres aller-retour, entre plages, criques et landes. Le passage par la pointe du Meinga, un peu plus loin, compte parmi les plus beaux de la côte d'Émeraude.
Vers l'ouest, en franchissant l'estuaire par la navette ou le barrage de la Rance, le sentier longe la pointe du Moulinet et enchaîne les plages dinardaises. Prévoyez un coupe-vent : même en été, le vent de nord-ouest rend la marche fraîche sur les portions exposées. Le guide Ryo des plus belles randonnées autour de Saint-Malo détaille les distances et les points de départ.
Prendre le temps : thermes marins, spa et thalasso
Si votre séjour est aussi pensé comme une parenthèse de repos, la ville dispose d'un atout que peu de destinations bretonnes peuvent revendiquer : un centre de thalassothérapie installé directement sur la plage du Sillon.
Les Thermes Marins de Saint-Malo (Grande Plage du Sillon, 35400 Saint-Malo, noté 4.4/5 sur Google pour 2 780 avis) proposent des soins à base d'eau de mer chauffée, un parcours aquatonic et des formules à la journée comme en cure de deux à trois jours. C'est une option appréciée après une journée de marche sur les remparts, quand les jambes réclament un peu de repos avant de repartir explorer les alentours.
À défaut de place aux thermes malouins, plusieurs adresses de spa existent aussi côté Dinard, à dix minutes en navette. Réservez tôt : les créneaux du samedi et du dimanche partent vite, surtout en haute saison et pendant les vacances scolaires, quand une escapade thalasso ou un week end spa devient à lui seul le motif du séjour.
Quel budget prévoir pour deux personnes

Saint-Malo reste une destination abordable hors juillet-août, à condition de réserver l'hébergement en avance. Pour deux nuits à deux, en hôtel de milieu de gamme et avec les repas, tablez sur 250 à 400 euros hors transport, le double si vous visez l'intra-muros en plein été.
Les visites pèsent peu dans l'addition : les remparts, les plages, la cité d'Alet et le sentier côtier sont gratuits, et les sites payants comme le Petit Bé, la Tour Solidor ou le Fort National se situent dans une fourchette de quelques euros à une quinzaine d'euros par adulte. Le principal poste variable reste le stationnement, vite coûteux à proximité immédiate des remparts.
Informations pratiques pour organiser son week end

Quelques repères suffisent pour caler un séjour sans imprévu, entre saison, logement et déplacements sur place.
Quand partir et combien de temps rester
La période idéale pour profiter des plages s'étend de mai à septembre, avec un pic de fréquentation en juillet-août. Pour visiter l'intra-muros et les remparts sans la foule, préférez le printemps ou le début de l'automne, quand les températures restent douces et les rues moins encombrées. Les amateurs de spectacle naturel viseront plutôt les grandes marées de mars et de septembre, quand les vagues passent par-dessus la digue du Sillon.
Deux jours suffisent pour couvrir l'intra-muros, une plage et la Tour Solidor. Comptez trois jours si vous voulez ajouter une excursion à Dinard, Dinan ou Cancale sans courir, et quatre si le Mont-Saint-Michel entre dans le programme.
Où dormir et où manger à Saint-Malo

Loger dans l'intra-muros place tout à distance de marche, mais les prix y grimpent vite en été. Les quartiers de Paramé et de Rothéneuf, un peu plus excentrés le long du Sillon, offrent des tarifs plus doux tout en restant accessibles à pied ou en bus jusqu'au centre historique. Saint-Servan, près de la Tour Solidor, constitue un bon compromis entre calme et proximité.
Côté repas, les crêperies traditionnelles bordent la rue Jean XXIII et la rue de Dinan, tandis que les restaurants de fruits de mer se concentrent près du port et du marché couvert de la place aux Herbes. Vous pouvez aussi rapporter quelques spécialités pour le retour : le guide Ryo des spécialités culinaires malouines recense les meilleures adresses de kouign-amann et de craquelins.
Pour un verre en soirée, les terrasses autour de la place Chateaubriand et du quai Saint-Louis restent animées jusque tard, particulièrement les soirs d'été.
Comment venir et se déplacer sur place

En train, le TGV depuis Paris-Montparnasse rejoint la gare de Saint-Malo en 2 h 30 à 3 h selon les circulations, certaines liaisons imposant un changement à Rennes. En voiture, comptez environ quatre heures depuis Paris par l'A11 puis l'A84. La gare se trouve à une quinzaine de minutes à pied de l'intra-muros, ce qui rend le séjour sans voiture parfaitement réaliste.
Depuis les îles Anglo-Normandes ou le sud de l'Angleterre, des ferries relient directement le port de Saint-Malo, une option pratique si vous combinez le séjour avec une étape à Jersey.
Une fois sur place, l'intra-muros se visite uniquement à pied, ruelles et remparts obligent. Pour rejoindre les plages excentrées, l'aquarium ou la pointe de la Varde, le réseau de bus urbain dessert l'essentiel de la ville, et les vélos en location permettent de couvrir plus de terrain en une demi-journée. La navette maritime vers Dinard complète utilement ce dispositif pour l'excursion côté Rance. Si vous venez en voiture, laissez-la sur l'un des parkings relais plutôt que de tourner autour des remparts.
FAQ
Combien de jours faut-il pour visiter Saint-Malo ?
Deux jours pleins permettent de couvrir l'intra-muros, les remparts et une plage. Comptez trois jours pour ajouter la Tour Solidor, la cité d'Alet et une excursion à Dinard ou Cancale, et quatre si vous voulez pousser jusqu'au Mont-Saint-Michel sans presser le rythme.
Quelle est la meilleure période pour un week end à Saint-Malo ?
Mai à septembre reste la fenêtre la plus sûre pour la baignade et les activités nautiques. Le printemps et le début de l'automne offrent en revanche le meilleur compromis entre météo clémente et rues moins fréquentées, notamment pour profiter des remparts au calme.
Où dormir à Saint-Malo pour deux nuits ?
L'intra-muros offre le meilleur accès à pied à tous les monuments, mais à des tarifs plus élevés en haute saison. Paramé, Rothéneuf et Saint-Servan restent des alternatives accessibles en bus, avec les plages à proximité immédiate.
Comment venir à Saint-Malo en train ou en voiture ?
Le TGV depuis Paris-Montparnasse met 2 h 30 à 3 h, avec parfois un changement à Rennes. En voiture, comptez environ quatre heures via l'A11 puis l'A84 depuis la région parisienne. Des ferries relient également Jersey, Guernesey et le sud de l'Angleterre au port de Saint-Malo.
Comment se déplacer à Saint-Malo sans voiture ?
L'intra-muros se parcourt entièrement à pied depuis la gare, à une quinzaine de minutes. Pour les plages excentrées, l'aquarium ou la pointe de la Varde, le réseau de bus urbain et la location de vélos couvrent l'essentiel des besoins, complétés par la navette maritime vers Dinard.
Que faire à Saint-Malo en cas de pluie ?
Le Grand Aquarium, la Tour Solidor et les Thermes Marins offrent de bonnes options à l'abri. Le marché couvert de la place aux Herbes et les boutiques de l'intra-muros permettent aussi de continuer à flâner sans trop se mouiller, et une averse bretonne dure rarement toute la journée.
Quel budget prévoir pour un week end à Saint-Malo ?
Pour deux personnes, comptez environ 250 à 400 euros pour deux nuits en hôtel milieu de gamme, repas compris, hors transport. Les visites restent abordables : l'entrée au Petit Bé, à la Tour Solidor ou au Fort National ne dépasse généralement pas une quinzaine d'euros par adulte, et les remparts comme les plages sont gratuits.
Un week end à Saint-Malo se construit finalement assez facilement autour de trois éléments qui se répondent : la pierre des remparts et des maisons d'armateurs, le sable des plages qui change de visage à chaque marée, et le large qui s'ouvre vers les îlots, Dinard ou le Mont-Saint-Michel selon l'envie du moment. Que vous restiez deux jours ou que vous poussiez jusqu'à quatre, la ville se laisse découvrir sans plan rigide.
Pour préparer votre venue ou simplement flâner sans y penser, la version courte du parcours audioguidé de Saint-Malo reprend l'essentiel de l'intra-muros en quelques haltes commentées, idéale si votre temps sur place est compté.
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