
Temple Bar Pub Dublin : guide complet pour boire une bière dans l'emblème de la ville (2026)
© Shutterstock
Personne ne passe à côté de cette façade. Le rouge vif, les lettres peintes à la main, les fûts dorés accrochés en hauteur : le Temple Bar Pub à Dublin est l'une des images les plus photographiées d'Irlande, et pourtant sa vraie valeur reste rarement racontée. Construit en 1840 dans un quartier qui aurait dû être rasé dans les années 1980 pour accueillir un terminus de bus, cet établissement au 47-48 Temple Bar abrite aujourd'hui plus de 450 références de whiskeys irlandais, des sessions de live music chaque jour de l'année et une Masterclass d'Irish Coffee qui attire autant de curieux que le pub lui-même. Le quartier qui l'entoure, classé quartier culturel en 1991, multiplie les ruelles pavées, les galeries et les autres pubs, chacun avec son caractère propre. Pour explorer l'ensemble sans perdre le nord, le guide audio Ryo de Dublin couvre 8 kilomètres et 20 points d'intérêt, du Trinity College jusqu'aux rives de la Liffey.
Des bières à €6-8 la pinte, une webcam en direct sur la façade suivie par des fans du monde entier, une cave à whiskeys aménagée au sous-sol, un hôtel intégré au-dessus du pub et une vingtaine d'autres établissements dans un rayon de 400 mètres : Temple Bar est bien plus qu'une photo à faire en passant.

Temple Bar, le quartier qui a failli disparaître
Dans les années 1960 et 1970, le quartier Temple Bar était en déclin complet. Situé entre Dame Street et la rivière Liffey, sur la rive sud, ce lacis de ruelles médiévales abritait ateliers, galeries alternatives et petits commerces à la survie précaire. La Compagnie nationale des transports (CIÉ) avait racheté une grande partie des propriétés avec un projet simple : démolir et construire un nouveau terminus de bus central pour Dublin.
Le projet a échoué, non par manque de volonté politique, mais par accumulation de retards et de pressions culturelles. Les locataires expulsés ont été progressivement remplacés par des artistes, des théâtres indépendants et des librairies d'occasion qui ont transformé le quartier de l'intérieur. La pression accumulée tout au long des années 1980 a fini par convaincre le gouvernement irlandais de changer de cap. En 1991, Temple Bar est officiellement désigné quartier culturel de Dublin, une décision accompagnée d'investissements publics dans la réhabilitation des bâtiments géorgiens et victoriens.
Aujourd'hui, le quartier s'étend sur une vingtaine d'hectares, délimité au nord par la Liffey, au sud par Dame Street, à l'est par Westmoreland Street et à l'ouest par Fishamble Street. La Meeting House Square, cœur de la vie culturelle, accueille des projections de films en plein air l'été et un marché bio le week-end. L'Irish Film Institute et la Gallery of Photography y ont leurs adresses permanentes. Partout, des pubs : une trentaine d'établissements dans un rayon de 400 mètres, dont certains ouvrent depuis le XVIIIe siècle.
Le nom Temple Bar vient de Sir William Temple, qui possédait ces terres au XVIIe siècle. Le mot « bar » désignait alors une barrière ou un portail marquant la limite de la ville, pas encore un débit de boissons.
The Temple Bar Pub : une façade rouge devenue symbole
Il existe une confusion fréquente à clarifier d'emblée : « Temple Bar » désigne à la fois le quartier culturel de Dublin et un pub spécifique situé au cœur de ce quartier. Quand un voyageur cherche « temple bar pub dublin » sur un moteur de recherche, c'est souvent The Temple Bar Pub (47-48 Temple Bar, Dublin 2, noté 4.6/5 sur Google pour 42 104 avis), au 47-48 Temple Bar, qu'il cherche sans toujours le savoir précisément.
Le pub a ouvert ses portes en 1840 dans un immeuble victorien typique du quartier. Sa façade rouge vermillon, ornée d'enseignes peintes à la main et décorée de barriques traditionnelles, est devenue au fil des décennies l'une des images-icônes de Dublin. Elle est photographiée des millions de fois par an, et une webcam en direct installée sur la façade diffuse en continu l'animation de la rue, suivie par des amateurs du monde entier qui « visitent » Dublin depuis chez eux. C'est l'un des seuls pubs au monde à avoir développé une audience en ligne aussi fidèle.
L'intérieur surprend par ses dimensions. On entre dans un espace labyrinthique, avec plusieurs salles communicantes décorées d'affiches de concerts, de photos en noir et blanc et de curiosités irlandaises. Les comptoirs en bois sombres, les suspentes de cuivre et les lumières tamisées créent cette atmosphère à la fois chaleureuse et légèrement cacophonique qui caractérise les grands pubs dublinois. La capacité est de 400 personnes en intérieur, avec une terrasse supplémentaire ouverte dès que la météo le permet, ce qui, à Dublin, signifie souvent avec une veste quand même.
Le pub est ouvert 7 jours sur 7, de 10h30 à 23h30 du dimanche au jeudi, et jusqu'à 2h30 le vendredi et le samedi. Aucune réservation n'est nécessaire pour entrer, sauf pour les événements spéciaux et les groupes.
Le pub appartient aujourd'hui au groupe qui gère également le Temple Bar Lane Hotel, dont les chambres donnent directement sur les toits du quartier. Ce complexe intégré pub-hôtel est l'une des expériences d'hébergement les plus demandées de Dublin, notamment parce qu'on y descend prendre son petit-déjeuner dans les mêmes salles où d'autres terminent leur soirée. L'établissement organise par ailleurs un Ireland Pub Tour annuel qui emmène les participants dans les meilleurs pubs de la ville selon un itinéraire guidé, une alternative intéressante pour ceux qui veulent explorer Dublin au-delà du seul quartier Temple Bar.


La collection de whiskeys : un record irlandais
C'est l'argument que les guides mentionnent en premier et avec raison. Le pub conserve dans sa Whiskey Reserve, une cave aménagée au sous-sol de l'établissement, l'une des plus grandes collections de whiskeys irlandais au monde : plus de 450 références selon le décompte actuel.
Cette collection n'est pas qu'une vitrine. Elle est vivante : des bouteilles arrivent régulièrement de distilleries parfois confidentielles, des millésimes limités côtoient les grandes marques, et le personnel peut vous guider dans une dégustation commentée sur demande. Les amateurs reconnaîtront des bouteilles de Redbreast, de Green Spot, de Powers John's Lane ou encore des expressions de Teeling Whiskey, dont la distillerie de Newmarket, dans le quartier des Liberties à une vingtaine de minutes à pied du secteur, a relancé la production de whiskey dublinois en 2015, la première nouvelle distillerie de la ville depuis plus de 125 ans.
Le prix d'un verre varie de €5 pour les expressions courantes à plusieurs dizaines d'euros pour des millésimes rares. La Whiskey Reserve est accessible à tous les clients du pub, pas de ticket d'entrée séparé, il suffit de descendre l'escalier indiqué depuis le bar principal. La visite peut durer de dix minutes à une heure selon votre curiosité.
Certaines bouteilles rares ne sont pas disponibles au verre : elles sont réservées à l'achat en bouteille entière via The Temple Bar Shop, adjacent au pub, qui propose aussi des coffrets cadeaux et des accessoires aux couleurs de l'établissement.
La musique live, le cœur battant du pub
Le pub programme de la musique live tous les jours de l'année, après-midi et soir. Ce n'est pas un engagement de façade : même un mardi de janvier sous la pluie, vous trouverez un musicien ou un groupe installé dans la salle principale avec un répertoire de traditionnels irlandais.
Les sessions commencent généralement à 14h le week-end et à 18h en semaine, puis une deuxième session s'enchaîne vers 21h. Le répertoire alterne entre ballades traditionnelles irlandaises, folk et pop irlandais contemporain. Des noms connus du circuit des pubs dublinois sont programmés régulièrement, aux côtés de jeunes musiciens en résidence.
L'entrée est toujours gratuite, sans ticket ni réservation. Côté acoustique, les salles du fond sont moins saturées sonore que le bar principal : si vous voulez entendre les paroles, installez-vous à une table à bonne distance de la scène principale. Un conseil d'habitué : les sessions de l'après-midi en semaine (14h-17h) réunissent souvent des musiciens plus expérimentés que les soirées de week-end, moins concentrés sur la performance et plus sur la musique elle-même.


L'Irish Coffee Masterclass : apprendre à en faire un vrai
L'Irish Coffee Masterclass du pub est l'une des activités les plus réservées de Dublin dans la catégorie expériences culinaires. Le principe : un barman vous apprend à préparer un Irish Coffee selon la recette originale de Joe Sheridan, créée au terminal des hydravions de Foynes (comté de Limerick) en 1943 pour réchauffer des passagers transatlantiques bloqués par une tempête.
La session dure 45 minutes à 1 heure et comprend la dégustation de l'Irish Coffee que vous avez préparé. Les ingrédients utilisés sont ceux du pub : café filtre fort, whiskey irlandais au choix parmi plusieurs références, cassonade brune et crème fraîche épaisse versée sur le dos d'une cuillère, le geste le plus difficile à maîtriser pour les novices.
Le prix est d'environ €30 par personne, avec des tarifs réduits pour les groupes. La réservation est indispensable car les places sont limitées. Les créneaux varient selon les saisons : plusieurs sessions quotidiennes en été, principalement le week-end en hiver. Cette formule fonctionne bien au-delà du seul cercle des amateurs de café ou de whiskey, c'est une façon de passer une heure à apprendre quelque chose d'authentiquement irlandais plutôt que de simplement consommer.
Ce qu'on mange et ce qu'on boit
Côté boissons, la carte couvre l'essentiel : Guinness en tête des ventes, suivie des autres bières irlandaises à la pression (Murphy's, Smithwick's), des lagers internationales et bien sûr de la collection de whiskeys. La pinte de Guinness est à environ €6,50, dans la fourchette haute des pubs du centre touristique de Dublin, conforme aux prix pratiqués dans la zone.
La cuisine est celle d'un pub irlandais traditionnel : Irish stew, fish and chips, saucisses et purée, sandwichs chauds et salades. Les plats sont préparés sur place, avec des horaires de cuisine de 12h à 21h. Le menu varie peu selon les saisons, ce qui rassure les habitués mais laisse peu de place aux surprises. Le full Irish breakfast est proposé en brunch le week-end à partir de 10h30, une bonne raison d'arriver tôt avant que la salle ne se remplisse.
Le pub ne prend pas de réservations pour les repas. Les tables sont attribuées à la rotation, et le service peut ralentir considérablement un samedi soir après 19h. Visez les horaires de déjeuner en semaine si vous venez principalement pour manger. Pour approfondir les saveurs dublinoises, l'article Ryo sur les spécialités culinaires de Dublin détaille les dix plats incontournables de la capitale irlandaise.

Les autres pubs du quartier à ne pas manquer
La façade rouge est emblématique, mais le quartier qui l'entoure mérite une exploration méthodique. Voici les établissements qui ont chacun leur personnalité propre, souvent moins bondés que leur voisin à la façade rouge.
The Palace Bar, sur Fleet Street, ouvre depuis 1823, soit 17 ans avant le Temple Bar Pub. Sa façade bleu nuit et ses vitres gravées en font l'un des pubs les mieux conservés de Dublin. L'intérieur est un vestige intact du XIXe siècle : longues salles étroites, boxed seating en bois sombre, comptoir en acajou. Les journalistes de l'Irish Times y avaient leurs habitudes fixes dans les années 1950, une réputation qui lui colle encore aujourd'hui. Moins touristique que ses voisins, il reste plus calme même en haute saison, ce qui en fait une bonne adresse pour ceux qui veulent sentir ce qu'est un pub dublinois ordinaire un jour de semaine.
Oliver St. John Gogarty's, à l'angle de Fleet Street et Anglesea Street, est le deuxième établissement le plus fréquenté du quartier après la façade rouge. Trois étages, terrasse, restaurant complet au premier et sessions de musique traditionnelle plusieurs fois par jour. Son organisation en étages distribue mieux la foule qu'un seul grand espace plat, un avantage réel en période chargée qui permet souvent de trouver une table au calme dans les étages quand le rez-de-chaussée déborde.
The Porterhouse Temple Bar, sur Parliament Street, est le pionnier des bières artisanales irlandaises à Dublin. Fondé en 1996, il propose ses propres bières brassées, la Plain Porter, la Oyster Stout et la Wrassler's XXXX Stout, dans un cadre sur plusieurs niveaux avec des cuves de brassage visibles depuis la salle principale. Pour ceux qui préfèrent les craft beers aux bières industrielles, c'est l'adresse de référence du quartier, avec une sélection que n'offrent pas les pubs traditionnels.
The Quays Bar, sur Temple Bar Square, fonctionne comme une grande brasserie-pub avec une capacité de 500 personnes en intérieur. La décoration est celle d'une église irlandaise réaménagée : poutres en chêne, vitraux récupérés, boiseries d'époque. L'ambiance est festive et plutôt jeune le week-end, avec un son qui peut devenir assourdissant après 22h. Bonne adresse pour un début de soirée, moins adaptée à une conversation tranquille.
The Merchant's Arch (48 Wellington Quay, Dublin 2, noté 4.5/5 sur Google pour 6 287 avis), à l'entrée du quartier côté Ha'penny Bridge, est plus calme et moins touristique que ses voisins directs. Sa terrasse sur les quais de la Liffey est l'une des meilleures de la zone pour déjeuner, exposée au sud, elle capte la lumière de l'après-midi, ce qui est rare à Dublin. Les prix y sont légèrement inférieurs à ceux pratiqués dans le cœur du quartier.
Temple Bar de nuit : ambiance et réalité
Il faut être honnête sur ce que Temple Bar devient après 22h le week-end. La densité de pubs dans un périmètre aussi restreint attire des milliers de personnes chaque vendredi et samedi soir. Le quartier se transforme en zone festive bruyante, avec des enterrements de vie de garçon et de jeune fille venus d'Angleterre ou d'Europe et des files d'attente devant la plupart des établissements après 21h30.
Ce n'est pas une critique : c'est une réalité à intégrer dans la planification. Temple Bar de nuit est une expérience festive et cosmopolite, mais éloignée de la culture des pubs traditionnels irlandais que certains visiteurs recherchent. Si votre priorité est une pinte tranquille avec des locaux, explorez les pubs de Stoneybatter, de Rathmines ou de Ranelagh, des quartiers résidentiels à 20 minutes à pied ou en tram, qui vivent une culture pub authentique sans pression touristique.
Pour un premier séjour à Dublin, Temple Bar en soirée reste une expérience valide. Les pubs sont professionnels, la sécurité est assurée et l'ambiance reste chaleureuse même dans la cohue.


Ce que le quartier réserve au-delà des pubs
Le quartier Temple Bar n'est pas qu'un regroupement de pubs. Entre deux verres, plusieurs adresses méritent votre attention et complètent utilement une journée dans le secteur.
L'Irish Film Institute (IFI), dans Eustace Street, projette des films d'auteur, des reprises de classiques et des premières irlandaises dans ses trois salles. Son café-bar en rez-de-chaussée est ouvert même sans ticket de cinéma et attire une clientèle de cinéphiles dublinois qui forment l'une des communautés culturelles les plus vivantes de la ville.
La Gallery of Photography, sur Meeting House Square, est gratuite et présente des expositions temporaires d'une qualité constamment élevée. Les photographes documentaires irlandais et étrangers y sont régulièrement exposés dans un espace lumineux bien aménagé.
Le Project Arts Centre (39 E Essex St, Dublin 2, noté 4.6/5 sur Google pour 365 avis), né d'un festival organisé en 1966 au Gate Theatre et fondé l'année suivante, est l'une des salles de spectacle expérimental les plus respectées d'Irlande. Théâtre, danse, art visuel et performance : la programmation est dense et souvent surprenante.
Meeting House Square elle-même vaut le coup d'œil sans événement particulier : ses façades colorées, ses restaurants en terrasse et son architecture mêlant styles anciens et contemporains lui donnent un caractère unique dans la ville. Un marché alimentaire s'y tient le samedi matin, fromages irlandais, pains artisanaux, poisson fumé, qui attire autant les résidents que les touristes.
La Ryocity de Dublin vous permet d'explorer ce quartier et ses environs avec des commentaires audio sur les lieux les plus marquants. Le parcours audioguidé Ryo de Dublin couvre 8 km en 3h45, parfait pour terminer une matinée culturelle avant de rejoindre un pub pour le déjeuner.
Quand y aller pour profiter sans souffrir
La question la plus fréquente sur Temple Bar : quand y aller pour éviter les files d'attente ? La réponse est décalée par rapport à l'intuition habituelle.
Le meilleur créneau : un jour de semaine entre 14h et 17h. La plupart des touristes sont partis visiter les musées le matin et n'arrivent dans les pubs que pour l'apéritif. Vous trouverez de la place assise, un service rapide et les premières sessions de musique dans une ambiance détendue.
Les périodes à éviter absolument : les week-ends de juin à août, la semaine de la Saint-Patrick (17 mars avec une extension de plusieurs jours de part et d'autre), et les soirées de match international de rugby à l'Aviva Stadium. Ces périodes peuvent tripler l'affluence dans un périmètre déjà dense.
En hors saison : Dublin de novembre à février est une excellente destination de court séjour. Temple Bar est nettement moins bondé, les sessions de musique sont plus intimes et les pubs ont souvent du feu dans la cheminée. Les prix des hôtels du quartier chutent de 30 à 50% par rapport aux mois d'été.


Accès et transports
Temple Bar occupe une position centrale sur la carte de Dublin : impossible de le rater si vous vous promenez dans le centre-ville.
Depuis le centre : à 10 minutes à pied depuis O'Connell Street via le Ha'penny Bridge (pont piéton gratuit sur la Liffey), ou 7 minutes depuis le Trinity College en longeant Dame Street vers l'ouest.
En transports en commun : les lignes de bus 39A, 49, 54A, 65 et 77A desservent Dame Street (arrêt à 2 minutes à pied). Le Luas Red Line s'arrête à Jervis côté nord de la Liffey, traverser le Ha'penny Bridge pour rejoindre Temple Bar à pied en 5 minutes.
Dublin Bikes (vélos en libre-service) dispose d'une station à l'entrée du quartier côté Westmoreland Street. Une fois à l'intérieur, le quartier est intégralement piéton dans ses ruelles pavées.
Où dormir à Temple Bar
Dormir dans le quartier, c'est choisir la commodité absolue au prix d'une certaine agitation nocturne.
Le Temple Bar Lane Hotel (16 Temple Lane South, Dublin 2, noté 3.9/5 sur Google pour 461 avis), intégré au complexe du pub, est l'option la plus proche. Les chambres donnent sur les ruelles pavées, le service est soigné et le petit-déjeuner dans les salles du pub est une expérience à part entière. Les prix varient de €120 à €280 la nuit selon la saison.
Pour des options plus calmes à courte distance, les hôtels autour de St. Stephen's Green (10 minutes à pied) offrent des adresses de milieu de gamme bien placées pour explorer la ville sans l'animation nocturne de Temple Bar. Notre guide Ryo des quartiers où dormir à Dublin détaille les options par budget et par style de séjour.


Budget : combien prévoir pour une soirée
Une soirée dans les pubs de Temple Bar coûte plus cher qu'ailleurs à Dublin, donnée à intégrer dans la planification.
Bières : €6 à €8 la pinte dans les pubs du quartier, contre €4,50 à €5 dans les pubs de quartiers résidentiels.
Whiskeys : de €5 pour les expressions de base à €15-20 pour les millésimes intéressants, jusqu'à plusieurs dizaines d'euros pour les raretés de la Whiskey Reserve.
Irish Coffee Masterclass : environ €30 par personne, réservation obligatoire à l'avance.
Repas : un plat principal entre €14 et €22 dans les pubs-restaurants du quartier. Repas complet avec deux boissons : comptez €30 à €40 par personne.
Budget soirée réaliste : entre €50 et €70 par personne pour 3 heures dans plusieurs établissements (3-4 consommations et un encas), sans compter les éventuels frais d'activités.
Conseils pratiques avant de partir
Le pub n'accepte pas les groupes de plus de 7-8 personnes sans réservation préalable. Les enterrements de vie de garçon ou de jeune fille doivent contacter l'établissement directement, certaines dates en haute saison sont réservées des semaines à l'avance.
Le quartier est accessible en fauteuil roulant sur les rues principales (Temple Bar, Fleet Street, Essex Street). Certaines ruelles pavées secondaires peuvent poser des difficultés.
La Wi-Fi gratuite est disponible dans tous les grands pubs du quartier, généralement sans mot de passe requis. Les distributeurs de billets les plus proches se trouvent sur Dame Street (Bank of Ireland et AIB, à 3 minutes à pied). Les pubs acceptent les cartes bancaires, mais certains musiciens de rue préfèrent les espèces pour les pourboires.
Pour aller plus loin dans l'exploration de l'Irlande au-delà de Dublin, l'article Ryo sur les plus beaux endroits à visiter en Irlande donne une carte complète des sites incontournables du pays.

FAQ
Quelle est la différence entre le Temple Bar Pub et le quartier Temple Bar ?
Le quartier Temple Bar est une zone culturelle d'une vingtaine d'hectares, délimitée par la Liffey au nord et Dame Street au sud, qui compte une trentaine de pubs, plusieurs galeries d'art, un cinéma d'auteur et des restaurants. The Temple Bar Pub est un établissement précis situé au 47-48 Temple Bar, reconnaissable à sa façade rouge vermillon. L'un est un quartier, l'autre est un pub dans ce quartier, la confusion est fréquente et entretenue par les résultats de recherche.
Combien coûte une pinte au Temple Bar Pub de Dublin ?
La pinte de Guinness est à environ €6,50 au Temple Bar Pub, dans la fourchette haute des pubs du centre touristique de Dublin. Les bières artisanales peuvent atteindre €8. La même pinte coûte €4,50 à €5 dans les pubs de quartiers résidentiels comme Rathmines, Stoneybatter ou Phibsborough.
Le Temple Bar Pub propose-t-il de la musique live tous les jours ?
Oui. Des sessions de musique live sont programmées 7 jours sur 7, l'après-midi et le soir, sans supplément ni réservation. Les sessions de semaine en milieu d'après-midi (14h-17h) sont généralement les plus authentiques, avec des musiciens moins orientés vers la performance touristique et plus concentrés sur le répertoire traditionnel.
À quelle heure ferme le Temple Bar Pub ?
Du dimanche au jeudi, le pub ferme à 23h30. Le vendredi et le samedi, la fermeture est à 2h30. L'ouverture est à 10h30 tous les jours, brunch servi dès l'ouverture le week-end.
Peut-on visiter Temple Bar sans consommer d'alcool ?
Absolument. Le quartier dispose de cafés, restaurants et espaces culturels accessibles sans entrer dans un pub. Dans les pubs eux-mêmes, les boissons sans alcool sont proposées : jus de fruits, eaux minérales, thés, Irish Coffee sans alcool sur demande. La culture des pubs irlandais est inclusive, personne ne vous demande de justifier votre verre.
Temple Bar est-il sûr la nuit ?
Temple Bar est globalement sûr, même en soirée avancée. La police irlandaise (Gardaí) patrouille régulièrement dans le quartier les week-ends. Les incidents sont généralement des débordements festifs sans gravité. Comme dans tout quartier touristique animé la nuit, les précautions habituelles s'appliquent : téléphone dans une poche fermée, pas d'étalage de valeurs. Les zones de taxis sécurisées se trouvent sur Dame Street et Westmoreland Street.
Conclusion
Temple Bar est une adresse qui divise, trop touristique pour certains, incontournable pour d'autres. Les deux jugements ont leur part de vérité. La façade rouge du Temple Bar Pub, ses 450 whiskeys, ses sessions de live music quotidiennes et sa Masterclass d'Irish Coffee en font une expérience authentiquement irlandaise, même entourée de cars de touristes. Le quartier autour, Palace Bar, Porterhouse, Irish Film Institute, marché du samedi matin, offre assez d'échappées pour ceux qui veulent aller au-delà de l'image cartographiée.
Pour explorer Dublin avec du contexte historique et local, le parcours audioguidé Ryo de Dublin, 20 audios, 8 km, 3h45, est une excellente façon de préparer ou de prolonger votre séjour dans le quartier.
À lire également
