
Top 10 des spécialités culinaires islandaises à goûter absolument en 2026
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Les spécialités culinaires d'Islande nourrissent les visiteurs comme le pays façonne ses paysages : avec une brutalité douce et une originalité déconcertante. Ici, on fait fermenter un requin pendant dix-huit semaines, on cuit du pain dans le sol volcanique, et on mange des hot dogs garnis de sauce au bacon en pleine nuit sous les aurores boréales. Pour explorer ces saveurs étranges et attachantes, rien de mieux que de partir à pied dans les ruelles de la vieille ville : le parcours audioguidé Ryo de la Baie des Fumées à Reykjavik vous emmène justement devant les adresses qui comptent.
Les spécialités culinaires de l'Islande racontent cinq siècles de survie dans un climat hostile : l'art de conserver, fermenter, sécher et fumer chaque protéine disponible. Aujourd'hui, cette tradition se mêle à une scène gastronomique contemporaine parmi les plus créatives d'Europe du Nord. Du skyr mangé au petit-déjeuner dans n'importe quelle épicerie de Reykjavik, au hákarl que même les Islandais n'osent pas toujours avaler, voici les dix incontournables à ne pas manquer lors de votre prochain voyage.
1. Le skyr, le « yaourt » islandais vieux de mille ans
Le skyr est probablement la spécialité culinaire islandaise la plus consommée au quotidien, et c'est aussi celle qui surprend le plus les visiteurs venus des pays méditerranéens. Sa texture rappelle un yaourt grec épais, mais sa nature est en réalité plus proche d'un fromage frais : techniquement, le skyr est un produit laitier fermenté obtenu par égouttage, non une crème fermentée.
La fabrication du skyr en Islande remonte aux Vikings du IXe siècle. Les colons norvégiens l'ont apporté dans leurs bagages et la tradition ne s'est jamais interrompue, alors qu'elle a disparu du reste de la Scandinavie avant le Moyen Âge. Aujourd'hui, la marque Mjólkursamsalan (MS) produit plusieurs variétés, nature, vanille, myrtille, cassis, que vous trouverez dans tous les supermarchés Bónus et Krónan de l'île, à environ 350 ISK le pot de 500 g (soit 2,30 € en 2026).
En voyage, mangez le skyr nature avec du miel d'Islande et des myrtilles sauvages si vous les trouvez fraîches en été. Plusieurs cafés de Reykjavik le proposent en bowl au petit-déjeuner, agrémenté de granola local. Le skyr entre aussi dans des desserts contemporains : semifreddo, cheesecake, même des cocktails crémeux que certains bars du centre expérimentent depuis quelques années.
Ne quittez pas l'Islande sans acheter un ou deux pots de skyr nature à emporter : il passe sans problème en cabine s'il est conditionné sous vide. C'est l'un des rares souvenirs comestibles de l'île qui soit à la fois authentique et abordable.

2. Le hákarl, requin fermenté à l'odeur d'ammoniac
Le hákarl est la spécialité islandaise qui polarise le plus. Il s'agit de viande de requin du Groenland (Somniosus microcephalus) soumise à un processus de fermentation de douze à dix-huit semaines, puis séchée à l'air froid pendant encore quatre à cinq mois. Le requin du Groenland est naturellement toxique à l'état frais, sa chair contient de l'oxyde de triméthylamine à des concentrations dangereuses. La fermentation dégrade ces composés et rend la viande comestible, mais aussi extraordinairement âcre : l'odeur d'ammoniac est saisissante.
Le hákarl est traditionnellement produit dans l'ouest de l'Islande, notamment dans la région de Snæfellsnes. La famille Hildibrandsson à Bjarnarhöfn perpétue cette fabrication depuis plusieurs générations et propose des visites de leur grange-séchoir. Si vous passez par là, c'est une expérience ethnographique rare : des cubes de chair grise suspendue à des cordes, fumant légèrement dans l'air atlantique.
À Reykjavik, on le trouve découpé en petits cubes piqués sur des cure-dents au marché aux puces Kolaportið, le week-end. La tradition veut qu'on l'avale cul sec, accompagné d'un verre de brennivín (voir section 9). Presque tous les voyageurs décrivent cette expérience comme un moment fort, dans les deux sens du terme. La texture est moelleuse, entre le fromage affiné et le tofu fumé. Beaucoup ne finissent pas leur cube. Certains en reprennent un deuxième.
Conseil pratique : ne le sentez pas trop longtemps avant de l'avaler. Respirez par la bouche, pincez légèrement le nez, et avalez sans mâcher excessivement.
3. Le kjötsúpa, soupe à l'agneau des jours de tempête
Le kjötsúpa est la soupe nationale de l'Islande. Rustique et nourrissante, elle se compose d'agneau (le plus souvent de l'épaule ou des côtes), de rutabaga, de carottes, de pommes de terre, de navet et d'herbes séchées. La cuisson est lente, plusieurs heures à feu doux, et le bouillon devient d'une profondeur remarquable.
En Islande, les moutons passent l'été en liberté dans les hautes terres volcaniques, se nourrissant de plantes sauvages dont le thym arctique. Cela donne une viande extraordinairement parfumée, très différente de l'agneau d'élevage intensif. Le kjötsúpa est servi chaud dans des bols en grès dans la plupart des restaurants traditionnels. Il constitue souvent l'entrée d'un repas, mais une grande portion suffit largement comme plat principal par une journée de vent et de pluie.
Demandez du rúgbrauð (voir section 6) pour accompagner votre kjötsúpa : la combinaison pain de seigle beurré et bouillon d'agneau fumant est l'une des meilleures de la cuisine islandaise. C'est typiquement le genre de plat réconfortant que l'on cherche après une matinée passée dehors, quand le vent du nord vous a glacé jusqu'aux os.


4. L'agneau rôti, pièce maîtresse de la table islandaise
Si le kjötsúpa est la soupe du quotidien, le hangikjöt et le lambakjöt rôti sont les pièces de résistance des grandes occasions. L'agneau islandais est élevé sans antibiotiques ni hormones de croissance. La race locale, issue des moutons vikings amenés au IXe siècle, est restée génétiquement isolée depuis lors, aucune autre race n'a été introduite sur l'île en douze siècles. Cette pureté génétique combinée à une alimentation sauvage donne une viande d'une qualité reconnue dans toute l'Europe du Nord.
Le hangikjöt (littéralement « viande suspendue ») est de l'agneau ou du mouton fumé, traditionnellement utilisé pour Noël. Il se mange chaud avec de la béchamel et des pommes de terre à l'eau, ou froid en tranches fines sur du pain. Dans les supermarchés, des paquets de hangikjöt préemballés permettent de l'emporter en pique-nique.
Le lambakjöt rôti lentement au four est la version festive, servie dans les restaurants gastronomiques. Le chef Þráinn Freyr Vigfússon du restaurant Skál! (Laugavegur 63, 101 Reykjavik, noté 4.7/5 sur Google pour 1 140 avis), dans la rue commerçante Laugavegur, en propose une version contemporaine avec purée de panais fumé et sauce aux baies d'airelle arctique. Comptez 4 500 à 6 000 ISK par plat (29 à 39 €) dans les établissements haut de gamme.
En dehors de Reykjavik, les auberges de campagne le long de l'anneau d'or proposent souvent de l'agneau rôti dans une gamme de prix plus accessible. C'est l'une des meilleures façons de le déguster : simplement préparé, juste sorti du four, avec des légumes de saison.
5. Le harðfiskur, poisson séché à grignoter
Le harðfiskur est du poisson séché à l'air froid, principalement de la morue ou de l'aiglefin, découpé en fines lamelles. C'est le snack islandais par excellence : riche en protéines, pauvre en graisses, transportable sans réfrigération. Les Islandais en gardent dans leurs voitures, leurs sacs à dos et sur leurs bureaux.
Sa texture est coriace, presque cartonnée à sec. La façon de le consommer : l'émietter légèrement avec les doigts pour l'attendrir, puis le tremper dans du beurre salé. L'association est simple et addictive. On le trouve en sachets dans tous les supermarchés et dans les stations-service, à environ 800-1 200 ISK les 100 g selon le poisson utilisé.
Historiquement, le harðfiskur a permis aux marins et aux fermiers islandais de traverser les longs hivers sans source de protéines fraîches. Aujourd'hui, il est exporté vers les pays nordiques et commence à apparaître dans les épiceries fines parisiennes. Si vous en ramenez, c'est l'un des souvenirs culinaires les plus authentiques, et les plus solides, qu'on puisse emporter de l'île.


6. Le rúgbrauð, pain de seigle cuit sous terre
Le rúgbrauð est un pain de seigle dense et légèrement sucré, cuit traditionnellement dans des pots en fonte enterrés dans le sol volcanique chauffé par les sources géothermiques. Cette méthode de cuisson, encore pratiquée dans certaines fermes du Mývatn, donne au pain une humidité caractéristique et une saveur légèrement caramélisée impossible à reproduire au four électrique.
À Reykjavik, la boulangerie Brauð & Co (Frakkastígur 16, 101 Reykjavik, noté 4.8/5 sur Google pour 4 708 avis) propose un rúgbrauð contemporain en tranches individuelles, et leur version briochée aux noisettes est devenue culte parmi les habitants. Le pain traditionnel se mange beurré au petit-déjeuner, en accompagnement du kjötsúpa, ou garni de hareng mariné et d'oignons.
Pour vivre l'expérience originale, faites un détour par les sources chaudes de Laugarvatn, à deux heures de route de Reykjavik sur la route de l'Anneau d'Or. La boulangerie géothermale Fontana fait cuire son rúgbrauð dans le sol depuis des décennies. On vient y assister à l'extraction du pot en fonte, et le pain est servi chaud avec du beurre et du saumon fumé, l'un des petits déjeuners les plus singuliers d'Europe.
7. Le pylsur, hot dog star de Reykjavik
Le pylsur (prononcer « pill-sour ») est le hot dog islandais. Sa gloire tient en un seul endroit : le stand Bæjarins Beztu Pylsur (Tryggvagata 1, 101 Reykjavik, noté 4.4/5 sur Google pour 9 050 avis) (« les meilleures saucisses de la ville »), installé depuis 1937 près du front de mer du vieux Reykjavik. Bill Clinton y a mangé en 2004, et une moutarde seule s'y commande encore sous le nom de « Clinton ».
La saucisse est un mélange de porc, d'agneau et de bœuf islandais. Ce qui la distingue d'un hot dog ordinaire, c'est la garniture : moutarde douce, ketchup, rémoulade au chou, oignons frits et oignons crus. La commande standard des initiés : « eina með öllu » (« une avec tout »). Prix imbattable : 600 ISK environ (3,90 €).
Le stand ouvre très tôt le matin et ferme tard dans la nuit, parfois passé minuit en été. C'est l'un des rares endroits où vous croiserez à la même heure des pêcheurs en ciré, des touristes japonais et des lycéens islandais. Une institution.

8. Le poisson frais et les fruits de mer
L'Islande est l'un des premiers pays exportateurs de poisson au monde, et pourtant manger du poisson frais en Islande a longtemps été paradoxalement difficile pour les touristes, la majeure partie de la production partait à l'export dès la criée. La situation a changé avec l'essor des restaurants de poissonnerie-restaurant (fiskaverslun-veitingastaður).
Le Sægreifinn (Geirsgata 8, 101 Reykjavik, noté 4.5/5 sur Google pour 4 673 avis) (le « maître de la mer »), sur le vieux port de Reykjavik, est devenu le symbole de cette cuisine directe. Les brochettes de poisson du jour, cabillaud, flétan, saumon de l'Atlantique Nord, lotte, sont grillées sans sophistication et servies avec du pain et des pommes de terre. Comptez 1 800 à 2 500 ISK le plat (11 à 16 €).
La soupe de homard (humarsúpa) mérite une mention particulière. Les langoustines islandaises, pêchées dans les eaux froides du sud de l'île, sont réputées pour leur chair ferme et sucrée. La soupe, enrichie de crème et d'un trait de cognac, est l'une des entrées les plus servies dans les restaurants gastronomiques de la capitale.
Si vous visitez les fjords de l'Ouest ou la péninsule de Snæfellsnes, arrêtez-vous dans les petites coopératives de pêcheurs qui vendent directement le poisson du matin. Le saumon fumé, le hareng mariné dans la moutarde et le cabillaud en gravlax y sont vendus à des prix inférieurs de 30 à 40 % aux restaurants.

9. Le brennivín, l'eau-de-vie qui accompagne l'indicible
Le brennivín (littéralement « eau-de-vie brûlante ») est la boisson nationale alcoolisée de l'Islande. C'est un aquavit distillé à partir de pommes de terre et aromatisé aux graines de carvi. Pendant des décennies, l'étiquette noire lui valait le surnom de « morte-noire » (svarti dauði), une stratégie de dissuasion mise en place par les autorités lors de la levée partielle de la prohibition en 1935 pour décourager la consommation d'alcool.
Apparu en 1935 et longtemps produit par le monopole d'État, le brennivín est aujourd'hui élaboré par la brasserie Ölgerðin Egill Skallagrímsson depuis la privatisation de la production en 1989. La marque a lancé des éditions limitées aromatisées à l'airelle arctique et à l'angélique, qui ont rencontré un vif succès à l'export. En Islande, l'alcool se vend uniquement dans les magasins d'État Vínbúðin (Austurstræti 10a, 101 Reykjavik, noté 4.2/5 sur Google pour 446 avis), il n'y en a qu'une trentaine dans tout le pays. La bouteille de 500 ml coûte 3 400 ISK environ (22 €).
La coutume veut de servir le brennivín froid, en petit verre, pour accompagner le hákarl. L'amertume du carvi et l'alcool fort coupent l'âcreté du requin fermenté. C'est la combinaison la plus redoutée et la plus photographiée de la gastronomie islandaise.
10. Les douceurs islandaises : kleinar, pönnukökur et glace
La pâtisserie islandaise est méconnue mais charmante. Trois préparations méritent votre attention.
Les kleinar sont des beignets torsadés, frits dans l'huile, légèrement parfumés à la cardamome. On les trouve dans toutes les boulangeries et dans les supermarchés en sachet. Leur texture est dense et moins grasse qu'un beignet classique. C'est le gâteau du café islandais par excellence.
Les pönnukökur sont des crêpes très fines, cuites sur une poêle ronde spéciale, saupoudrées de sucre et roulées avec de la confiture d'airelle ou de la crème. On les mange chaudes, souvent en trois ou quatre d'une traite. Plusieurs cafés du vieux Reykjavik en proposent le week-end.
Enfin, la glace islandaise est une surprise. Malgré le froid, les Islandais sont parmi les plus grands consommateurs de glaces per capita au monde. L'été, les files d'attente devant les glaciers de Laugavegur dépassent parfois la vingtaine de personnes. Les parfums locaux, skyr, réglisse noire, cardamome, valent le détour.
Où manger les spécialités islandaises à Reykjavik
Reykjavik concentre l'essentiel de la restauration de qualité en Islande. Le centre-ville, entre Laugavegur et le vieux port, regroupe la grande majorité des adresses notables. Voici une sélection par budget.
Petits budgets (sous 2 000 ISK / 13 €) : Bæjarins Beztu Pylsur pour les hot dogs, les supermarchés Bónus pour le skyr et le harðfiskur en sachet, et le marché aux puces Kolaportið le week-end pour le hákarl et les pâtisseries maison.
Budget moyen (2 000 à 5 000 ISK / 13-32 €) : le Sægreifinn sur le vieux port pour les brochettes de poisson et la soupe de homard, la Sandholt Bakari sur Laugavegur pour les kleinar et les pains artisanaux, et le café Kaffivagninn, plus ancien restaurant de Reykjavik (1935), pour les plats du jour à base d'agneau et de poisson.
Gastronomique (au-dessus de 7 000 ISK / 45 €) : Dill Restaurant (Laugavegur 59, 101 Reykjavik, noté 4.5/5 sur Google pour 636 avis), premier restaurant islandais étoilé Michelin (2017), propose une interprétation contemporaine de la cuisine islandaise avec des produits exclusivement locaux. Le menu dégustation de sept services tourne autour de 17 000 à 20 000 ISK par personne hors boissons. Réservation indispensable plusieurs semaines à l'avance. Le Matur og Drykkur (« nourriture et boisson ») propose une approche plus accessible de la cuisine traditionnelle revisitée, avec des plats comme la tête de mouton glacée au caramel ou le kjötsúpa modernisé.
Pour explorer Reykjavik à pied et découvrir ces adresses dans leur contexte urbain, le guide audio Ryo pour la Baie des Fumées vous guide dans les rues du vieux port et du centre historique, là où se concentrent la plupart de ces tables. Ce parcours Ryocity relie justement les principaux points de la scène culinaire à l'histoire maritime de la ville.

Budget et prix de la nourriture en Islande
L'Islande est l'un des pays les plus chers d'Europe pour se nourrir. Voici quelques repères pour 2026.
Un repas au restaurant en formule plat unique coûte en moyenne 2 500 à 4 500 ISK (16 à 29 €) dans les établissements de gamme moyenne. En gastronomique, prévoyez facilement 10 000 à 20 000 ISK par personne avec les boissons.
Les supermarchés offrent une alternative sérieuse : le réseau Bónus (sacs jaunes à tête de cochon roses, incontournables) propose les prix les plus bas. Un panier standard, skyr, pain, charcuterie, légumes, boissons, revient à 3 000 à 5 000 ISK (19 à 32 €) pour deux personnes et deux jours. Les marques locales sont souvent moins chères que les importations. Évitez les épiceries de proximité 10-11 et Krambúð, pratiques mais 30 à 40 % plus chères que Bónus.
L'alcool représente un poste important si vous consommez au restaurant : une bière locale en pression coûte environ 1 200 à 1 500 ISK (7,80 à 9,70 €). Acheter à la Vínbúðin avant de dîner est nettement plus économique.
L'heure des repas en Islande décale légèrement par rapport à l'Europe du Sud : le déjeuner se prend entre 11h30 et 13h, et le dîner entre 18h et 20h. Beaucoup de restaurants proposent un menu du midi moins cher (le dagmatur) qui tombe généralement entre 1 800 et 2 500 ISK avec la soupe et un plat.
FAQ
Quelle est la spécialité islandaise la plus célèbre ?
Le hákarl (requin fermenté) est probablement la spécialité islandaise la plus connue à l'international, surtout depuis que plusieurs célébrités l'ont goûté en public. Mais la spécialité la plus consommée par les Islandais eux-mêmes est le skyr, présent à presque tous les repas, du petit-déjeuner au dessert.
Le requin fermenté est-il vraiment mangeable ?
Oui, tout à fait, bien qu'il soit très éloigné des saveurs habituelles pour un palais occidental. L'odeur d'ammoniac est puissante, mais disparaît assez vite une fois le morceau en bouche. La texture est moelleuse. La plupart des voyageurs qui l'ont essayé décrivent l'expérience comme surprenante plutôt que franchement désagréable. L'accompagner d'un verre de brennivín aide considérablement.
Combien coûte un repas en Islande ?
Prévoyez 2 500 à 4 500 ISK (16 à 29 €) par personne pour un repas complet dans un restaurant de gamme moyenne à Reykjavik en 2026. En jouant sur les supermarchés, les hot dogs et les plats du midi (dagmatur), il est possible de manger correctement pour 1 500 à 2 000 ISK par repas (10 à 13 €). La cuisine islandaise au supermarché est une option sérieuse : le skyr, les sandwichs au hangikjöt et le harðfiskur sont excellents.
Peut-on ramener des spécialités islandaises en France ?
Oui, avec quelques précautions. Le harðfiskur (poisson séché) et les kleinar (beignets) passent sans problème en avion. Le skyr sous vide en pot passe en cabine. Le brennivín (alcool) doit être en soute ou acheté en duty-free. Le hákarl (requin fermenté) est légalement autorisé à l'import en France, mais son odeur le rend difficilement transportable en avion, prévoyez plusieurs sacs hermétiques et un bagage en soute.
Où goûter aux spécialités islandaises sans se ruiner à Reykjavik ?
Le stand Bæjarins Beztu Pylsur (hot dogs, 600 ISK) est le point de départ évident. Le marché aux puces Kolaportið, le week-end, propose du hákarl, des pâtisseries maison et du harðfiskur à prix modérés. Le Sægreifinn sur le vieux port offre les meilleures brochettes de poisson de la ville pour moins de 2 500 ISK. Enfin, la boulangerie Brauð & Co dans Frakkastígur est l'adresse des habitants pour les viennoiseries du matin sans payer le prix touristique.
La cuisine islandaise, un voyage en soi
Du skyr mangé debout dans une épicerie de Reykjavik au menu dégustation d'un restaurant étoilé, les spécialités culinaires de l'Islande couvrent un spectre étonnamment large pour un pays de 370 000 habitants. Ce qui les relie, c'est une matière première d'exception, agneau, poisson, lait, et une tradition de conservation qui est devenue aujourd'hui un argument gastronomique à part entière.
Pour prolonger la découverte à pied dans Reykjavik, le parcours audioguidé Ryo de la Baie des Fumées vous raconte l'histoire du vieux port et des quartiers où cette cuisine s'est construite. Et si vous préparez votre voyage, nos articles sur la meilleure période pour visiter l'Islande et les activités à faire à Reykjavik vous aideront à organiser votre séjour.
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