La gastronomie bretonne

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Vous voici devant les Halles d’Auray, également appelées Ar C’hoc’hu, ce qui signifie tout simplement « la halle » en breton. Le mot koc’hu désignait le bâtiment couvert où se tenaient les marchés et les foires. Il a d’ailleurs donné en français le mot « cohue » : finissant par désigner la foule bruyante qui s’y pressait.

On imagine facilement l’ambiance les jours de marché ! L’histoire des Halles d’Auray commence officiellement en 1199, avec un acte de la duchesse Constance. 3 siècles plus tard, les premières halles sont remplacées par un vaste bâtiment au sol de terre battue, surmonté d’une solide charpente en chêne.

Viandes, poissons, crustacés, coquillages et légumes s’alignaient alors sur des étals de bois ou de pierre. Et lorsque la place venait à manquer, les marchands débordaient tout simplement dans les rues voisines. Le lundi était déjà jour de marché…

une tradition qui se poursuit encore aujourd’hui ! Depuis le Moyen Âge, le bâtiment a changé plusieurs fois de visage. Les halles médiévales furent détruites début XXe siècle et remplacées par une construction à charpente métallique.

Elles furent ensuite entièrement recréées dans les années 60, puis de nouveau remplacées en 98, avant d’être réhabilitées en 2022. Et puisque nous parlons de bonnes choses, voici quelques spécialités à goûter pendant votre séjour. Commencez par la galette de sarrasin, aussi appelée galette de blé noir : une galette salée à la saveur légèrement rustique, souvent garnie de jambon, d’œuf et de fromage.

En Bretagne, la distinction entre « crêpe » et « galette » varie selon les régions, mais ici, la galette désigne généralement la version salée au sarrasin. Pour les amateurs de charcuterie, essayez l’andouille de Guémené. Elle se reconnaît immédiatement aux cercles concentriques visibles lorsqu’on la découpe et à sa saveur fumée bien marquée.

Côté desserts, le far breton ressemble à un flan épais, souvent garni de pruneaux, tandis que le gâteau breton est une pâtisserie dense, sablée et généreusement beurrée. Et bien sûr, impossible de passer à côté du kouign-amann. Son nom signifie tout simplement « gâteau au beurre » en breton : une appellation qui ne cherche clairement pas à dissimuler son ingrédient principal !

Sa pâte à pain est généreusement garnie de beurre salé et de sucre, puis repliée plusieurs fois pour former de fines couches. À la cuisson, l’extérieur devient croustillant et caramélisé, tandis que l’intérieur reste fondant. Accompagnez le tout d’une bolée de cidre — ou de jus de pomme — et vous aurez déjà un très bel aperçu de la Bretagne dans votre assiette.

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