

Le port de Saint-Goustan
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À voir les petits bateaux se balancer paisiblement devant les terrasses, difficile d’imaginer que Saint-Goustan fut autrefois l’un des ports les plus actifs de Bretagne ! Il se développa dès le XVe siècle, avant de connaître son âge d’or aux XVIe et XVIIe siècles. Porté par le commerce du vin et des céréales, Saint-Goustan se hissa alors au rang de troisième port de Bretagne !
Oubliez un instant les terrasses des cafés et essayez d’imaginer les quais couverts de marchandises. Les bateaux apportaient du vin, du sel, du cuir, du fer ou encore de l’acier venu du nord de l’Espagne. Ils repartaient chargés de blé, de seigle et d’avoine, mais aussi de beurre, de poisson et d’étoffes produites dans la région.
Au XVIIIe siècle, la construction navale devint également une activité importante. Puis Saint-Goustan perdit peu à peu de son influence. La création du port de Lorient, les difficultés d’accès depuis l’arrière-pays, puis le développement des routes et du chemin de fer détournèrent progressivement le trafic du port.
Au début du XXe siècle, quelques navires venaient encore charger ici de longs poteaux de bois destinés à soutenir les galeries des mines de charbon du pays de Galles. Mais les grandes heures du commerce maritime étaient bel et bien terminées. Saint-Goustan restait alors le faubourg populaire d’Auray.
On raconte que les bourgeois de la ville haute hésitaient à descendre fréquenter les habitants du port, qu’ils surnommaient les « Bigorneaux ». Quand on voit aujourd’hui les visiteurs se presser sur les quais pour admirer les bateaux, flâner dans les ruelles ou profiter des terrasses, on peut dire que les Bigorneaux ont pris leur revanche : le quartier autrefois boudé est devenu le plus prisé d’Auray !
Ce point d'intérêt est présent dans les parcours ...
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